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Architecte Cloud · CDI · Dijon

Architecte Cloud CDI à Dijon

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Dijon — vérifiés, jamais inventés.

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58 à 80 k€ brut annuel
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
1+
Référentiels attendus
6
Questions traitées

Le marché

Le marché architecte cloud CDI à Dijon

Il existe à Dijon une salle dont l'existence résume assez bien ce qu'y devient l'architecture cloud. Depuis 2019, la métropole y conduit d'un seul poste de commande le trafic, l'éclairage, la vidéoprotection et la priorité donnée aux bus de ses communes — un dispositif de pilotage urbain que la presse range parmi les tout premiers du genre en France.

Ce centre de conduite ne raconte pas d'abord une prouesse technologique ; il dit une manière de tenir l'informatique publique : concentrée, gardée sous la main de la collectivité, pensée pour qu'au terme du contrat la ville puisse en reprendre les commandes. Souveraineté, maîtrise, faculté de reprise : ces trois exigences courent, on va le voir, bien au-delà du seul hôtel de métropole.

Car Dijon ne s'est pas rangée du côté des places qui vendent du numérique. On n'y trouve pas de grand éditeur, ni l'antenne d'un opérateur mondial venu héberger le tout-venant : le registre des entreprises n'en recense aucun de premier plan. L'infrastructure qui pèse est ailleurs — dans une administration qui se pilote, un hôpital universitaire, le siège d'une banque régionale, une coopérative qui numérise le silo.

Pour qui dessine des architectures, l'objet même du métier s'en trouve déplacé. On ne bâtit pas ici des plateformes taillées pour encaisser des pointes d'audience ; on héberge des systèmes que leur secteur oblige à rester traçables, cloisonnés et rapatriables. Tenir une donnée publique sous maîtrise.

Confier une donnée de santé à un hébergement étroitement borné. Démontrer à un contrôleur bancaire qu'on saura, le moment venu, changer de fournisseur. Séparer l'atelier du bureau sans jamais exposer la ligne de production. Tenir, en somme, plutôt qu'étendre.

Faire le choix de Dijon, pour un architecte cloud, revient donc à travailler là où c'est la règle du secteur, plus que la dernière mode, qui commande l'architecture.

Chaque monde y pose sa contrainte propre — la collectivité veut de la souveraineté et un traitement au plus près du terrain, la banque veut pouvoir sortir, l'usine veut une étanchéité franche, le champ veut garder la propriété de ce qu'il mesure — et c'est cette variété d'exigences réglementées, plus qu'aucune performance brute, qui fait le prix d'un bon dossier.

Le signal territorial va dans le même sens, à l'échelle de la région : la Bourgogne-Franche-Comté anime une communauté French Tech qui fédère son écosystème numérique. Rien ici pour le débutant : c'est sur les profils confirmés et seniors, là où la technique se double d'un sens du cadre, que le bassin mise vraiment.

Rémunération

Salaires architecte cloud à Dijon

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)45 à 60 k€ brut annuelIngénieur cloud / infrastructure
Confirmé (3-7 ans)58 à 80 k€ brut annuelArchitecte cloud
Senior (7+ ans)80 à 105 k€ brut annuelArchitecte cloud senior / expert

Nul barème ne cible l'architecte cloud à l'échelle dijonnaise, et les grilles de branche ne lui ouvrent même pas de ligne : elles fondent ce métier dans de plus vastes familles — architecture des systèmes d'information, des systèmes et des réseaux, des grandes infrastructures de données. Les repères sont donc à lire au national, et sous cette réserve.

Pour donner des ordres de grandeur, en brut annuel : autour de 45 à 60 k€ pour un ingénieur cloud ou d'infrastructure confirmé, de 58 à 80 k€ pour un architecte cloud confirmé, de 80 à 105 k€ pour un profil senior, lead ou principal, et le cap des 100 k€ franchi par les experts des secteurs les plus tenus — la banque sous résilience opérationnelle, la santé sous hébergement dédié.

Un baromètre de marché, cité pour mémoire, place l'architecte cloud senior autour de 85 k€ en moyenne nationale. Le contexte régional, lui, tire vers le bas : les études rangent la Bourgogne-Franche-Comté parmi les régions où la médiane des cadres est la plus basse, à une quinzaine de points sous l'Île-de-France, de sorte qu'un poste dijonnais s'aligne sur ces repères nationaux, souvent d'un cran en dessous.

Ce que le bassin ajoute, qu'aucune source ne chiffre localement, tient à sa demande particulière : ici, le secteur départage autant que l'ancienneté. Qui maîtrise le cloud régulé — finance sous résilience, santé sous hébergement encadré — ou le cloud souverain d'une collectivité se retrouve d'emblée en haut de fourchette, ces profils se comptant sur les doigts.

Le tout se pense en euros bruts annuels, sous contrat à durée indéterminée, et non en prix de journée ; ces montants restent des repères nationaux, indicatifs, à caler poste par poste.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Dijon

Cloud souverain et ville connectée : la donnée territoriale au centre

Voilà ce que Dijon a de plus singulier, et qu'aucune autre fiche du bassin ne reprend. Depuis 2019, la métropole conduit d'un centre unique le trafic, l'éclairage, la vidéoprotection et la priorité aux bus de ses communes — l'un des premiers ensembles de ce genre en France, selon la presse. L'architecte y tient une donnée de territoire gardée souveraine, un traitement porté au plus près des carrefours et des luminaires, une hypervision qui tient de la salle de sécurité urbaine, et surtout la faculté de reprise face à l'opérateur privé qui exploite le service : au terme du contrat, pouvoir en reprendre les commandes. Un terrain de service public que bien peu de villes proposent.

Infrastructure de la donnée de santé : hôpital, oncologie, registre

Le centre hospitalier universitaire de Dijon, aux tout premiers rangs de l'emploi régional, et le Centre Georges-François Leclerc, établissement de lutte contre le cancer, produisent une donnée dont l'hébergement est étroitement balisé. Le secteur de la santé veut en effet que ces données soient confiées à un hébergement conforme à un référentiel dédié : chiffrement, cloisonnement, accès tracés, authentification durcie, localisation européenne, sauvegarde et reprise. L'imagerie — la tomographie par émission de positons notamment — y ajoute des volumes lourds à stocker et à déplacer sans faille de secret. L'arbitrage porte entre un cloud public recevable et un hébergement strictement dédié : c'est l'infrastructure de la donnée sensible, à distinguer de son exploitation clinique.

Cloud régulé de la banque-assurance et pôle d'exploitation bancaire

Le siège dijonnais de la Caisse d'Épargne Bourgogne Franche-Comté, le pôle informatique du groupe BPCE présent dans la ville et le site dijonnais de Groupama Grand Est font du bassin une place de systèmes financiers encadrés — fait rare, avec un versant infogérance et pas seulement un réseau commercial. Le secteur commande secret bancaire, supervision prudentielle et, surtout, l'exigence européenne de résilience opérationnelle numérique : risque prestataire cloud maîtrisé, tests de résistance, stratégie de sortie écrite, portabilité entre fournisseurs. L'architecte y compose un cloud privé ou hybride qui fait passer la preuve et la sortie avant la vitesse. Bâtir un système qui tourne, oui — mais dont on connaît d'avance la porte de sortie, et qu'on sait démontrer à qui contrôle.

Frontière OT/IT et calcul d'atelier : automobile, pharma, électronique

De l'équipementier JTEKT Europe, à Chevigny-Saint-Sauveur, au couloir pharmaceutique de Chenôve et de Quetigny — Urgo, Delpharm, Corden Pharma —, jusqu'aux sites dijonnais de Schneider Electric et de Safran Electronics & Defense, l'industrie du bassin veut une chose : que le monde des ateliers reste franchement séparé de celui de la gestion. La conduite des procédés demeure isolée et surveillée ; le cloud n'accueille que le compte rendu, la maintenance et l'analyse. L'architecte y dessine le découpage des réseaux, installe le traitement en périphérie au ras des machines, ménage les passerelles vers les capteurs industriels et arme la cybersécurité des systèmes de production. Un hybride dicté par la nécessité — secret des affaires, exigences de la défense — bien plus que par le goût.

Souveraineté de la donnée agricole et objets connectés au silo

Autour de la coopérative Dijon Céréales, dont le siège est à Longvic, du parc d'innovation AgrOnov à Bretenière, du pôle Vitagora et de la recherche menée au centre dijonnais de l'INRAE et sur le campus de l'Institut Agro, se dessine une architecture de la donnée du vivant. L'architecte y bâtit des plateformes de données agricoles, sème des objets connectés jusque dans la parcelle et le silo, dimensionne du calcul et du stockage pour le phénotypage et l'agro-génomique, pousse le traitement en périphérie jusqu'à la ferme — et veille avant tout à la maîtrise, par l'exploitant et la coopérative, de la donnée sortie du champ. À Bretenière, AgrOnov offre à ces technologies un terrain d'essai bien réel. Une grammaire distribuée, étrangère à un bassin de seuls bureaux.

Hybrider le calcul intensif et le cloud pour la recherche

Ici, l'angle ne flotte pas : il s'accroche à ce que Dijon calcule vraiment. L'Université Bourgogne Europe et ses laboratoires — un laboratoire d'informatique de Bourgogne, un laboratoire d'imagerie et d'intelligence artificielle — portent, selon la presse, des moyens de calcul au service de la science locale. Or cette science produit, sur le même bassin, trois gisements d'images et de mesures qui appellent le même socle : l'imagerie médicale et oncologique du pôle hospitalier, le phénotypage à haut débit de l'agro-génomique, et l'imagerie sensorielle des sciences du goût et de l'alimentation. L'architecte y marie le calcul intensif et le cloud, dimensionne le débordement ponctuel d'un traitement vers des ressources élastiques, taille un stockage objet à la mesure de ces images, et outille par des conteneurs une science qu'on doit pouvoir rejouer. Peu de villes de cette taille nourrissent le calcul de recherche sur trois fronts à la fois.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Dijon

CEI 62443

Tout, à Dijon, part de ce poste de commande. Depuis 2019, Dijon Métropole conduit d'un centre unique des fonctions longtemps dispersées entre ses communes : régulation du trafic, éclairage public, vidéoprotection, priorité aux bus, gestion des chantiers de voirie. La presse le présente comme l'un des premiers ensembles de pilotage urbain intégré du pays.

Ce qui retient l'architecte cloud n'est pas la centralisation en soi, mais l'infrastructure qu'elle réclame : une donnée de territoire à tenir souveraine et sous la main du public, une nuée d'équipements connectés — carrefours, luminaires, capteurs — qui appelle du traitement au plus près du terrain, une hypervision qui tient de la salle de sécurité à l'échelle d'une ville, et la robustesse due à un système dont dépend la marche quotidienne de la cité.

S'y greffe une donnée peu banale : ce pilotage a été confié, selon la presse, à un groupement privé d'industriels de l'énergie, de l'éclairage et du numérique, pour une longue durée. De là l'obsession qui gouverne l'architecture : concevoir de telle sorte qu'au terme, la collectivité puisse rapatrier ses données et ses traitements.

C'est l'angle le plus exclusif du bassin, et il ne relève que d'une doctrine publique — la souveraineté, le « cloud au centre » —, jamais d'un label qu'on collerait sur une société nommée.

Cette même volonté de garder la main se retrouve, déplacée, dans deux mondes régulés que Dijon réunit à un degré rare pour sa taille. Le premier est la santé. Le centre hospitalier universitaire figure au tout premier rang des employeurs de Bourgogne, et le Centre Georges-François Leclerc, établissement régional de lutte contre le cancer, lui adjoint l'oncologie et l'imagerie ;

s'y rattache, selon la presse, un registre bourguignon des cancers digestifs qui recense depuis les années 1970 les cas de tout un territoire. Là encore, ce n'est pas la clinique qui occupe l'architecte, mais le socle qui la porte : le secteur veut que ces données vivent sous un référentiel dédié — chiffrées, cloisonnées, journalisées, protégées par une authentification durcie, localisées en Europe, sauvegardées et rejouables après incident.

L'imagerie, tomographie par émission de positons comprise, y ajoute des volumes lourds qu'il faut stocker et déplacer sans fissurer le secret médical. L'arbitrage oscille entre un cloud public recevable et un hébergement strictement dédié, avec une donnée dont on suit la trace du dépôt jusqu'à l'effacement.

Le référentiel, redisons-le, décrit une obligation de secteur ; il ne se dépose pas comme un cachet sur l'hôpital ou sur le centre anticancéreux.

Le second monde régulé est financier, et il tient à une singularité : la Caisse d'Épargne Bourgogne Franche-Comté n'a pas à Dijon une agence de plus, mais son siège — le lieu où se décide une banque régionale. Le groupe BPCE, auquel elle appartient, exploite en outre dans la ville un versant d'infogérance et d'exploitation, par les établissements dijonnais de filiales informatiques dont les sièges sont à Paris ;

le site dijonnais de Groupama Grand Est, dont le siège régional est à Schiltigheim, prolonge l'ensemble du côté de l'assurance.

Pour l'architecte, cette concentration réunit des systèmes tenus par le secret bancaire, la supervision prudentielle et, plus encore, le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique, que ce secteur applique depuis le début de 2025 : y maîtriser le risque porté par les prestataires cloud tiers, garder prête une stratégie de sortie, éprouver le système par des tests, ménager le passage d'un fournisseur à l'autre.

On y bâtit un cloud privé ou hybride réglé sur une priorité inverse de celle du web : d'abord pouvoir prouver et pouvoir sortir, ensuite seulement aller vite. Qu'un pôle d'exploitation — et pas seulement une vitrine commerciale — soit implanté ici fait de Dijon un terrain d'architecture d'exploitation peu courant en région.

À la lisière de l'industrie, l'enjeu se déporte vers la séparation nette de deux informatiques : celle qui gère et celle qui produit. À Chevigny-Saint-Sauveur, à une huitaine de kilomètres à l'est, l'équipementier automobile de premier rang JTEKT Europe accroche ses lignes à des besoins de connectivité et de latence propres à l'usine ;

au sud et à l'est, un couloir pharmaceutique — les Laboratoires Urgo, dont le siège de groupe est à Chenôve, la sous-traitance de Delpharm à Quetigny, la chimie fine de Corden Pharma à Chenôve — mène des procédés dont la conduite doit rester isolée et surveillée ;

à Dijon même, les sites de Schneider Electric France et de Safran Electronics & Defense, dont les sièges se trouvent à Rueil-Malmaison et à Paris, fabriquent de l'appareillage électrique et de l'électronique où le secret des affaires et les exigences de la défense pèsent sur la moindre donnée qui remonte.

L'architecture n'y consiste pas à tout confier à un fournisseur, mais à découper les mondes proprement : maintenir la commande et la supervision au ras des machines, traiter en périphérie ce qui doit l'être sur place, ménager des passerelles maîtrisées vers les capteurs, et ne renvoyer vers le cloud que ce qui relève du pilotage à distance, de la maintenance et de l'analyse.

La sécurité des systèmes de production et la coupure entre réseau de bureau et réseau d'usine y font le cœur du sujet — un hybride imposé par la contrainte, non choisi par goût.

Reste la donnée du vivant, où la souveraineté rime avec propriété : à qui appartient ce que mesure le champ ? La coopérative Dijon Céréales, dont le siège est à Longvic, à environ cinq kilomètres au sud, travaille une donnée qui va de la parcelle jusqu'au marché ; à Bretenière, une dizaine de kilomètres au sud-est, le parc d'innovation AgrOnov accueille des jeunes pousses de l'agro-écologie et sert de champ d'essai aux technologies agricoles ;

le pôle Vitagora, à Dijon, fait travailler ensemble l'alimentation et la donnée ; et le centre dijonnais de l'INRAE comme le campus dijonnais de l'Institut Agro — leurs structures nationales siégeant à Paris — enracinent une recherche sur le vivant.

L'architecte y voit se dessiner des plateformes de données agricoles, des objets connectés jusque dans la parcelle et le silo, du calcul et du stockage pour le phénotypage et l'agro-génomique, un traitement embarqué à la ferme, et par-dessus tout la maîtrise, par l'exploitant et par la coopérative, de la donnée qu'ils produisent.

Cette même recherche débouche sur un dernier terrain, rare pour une ville de cette taille : le calcul scientifique. L'Université Bourgogne Europe — c'est son nom depuis le début de 2025 — et ses laboratoires portent, selon la presse, des moyens de calcul au service de la science locale, un laboratoire d'informatique de Bourgogne y voisinant avec un laboratoire d'imagerie et d'intelligence artificielle.

L'angle est singulier : marier le calcul intensif et le cloud, dimensionner le débordement ponctuel d'un traitement vers des ressources élastiques, offrir un stockage objet à la mesure d'une imagerie — médicale, agronomique ou sensorielle — que Dijon produit sur trois fronts à la fois : la santé, le champ et les sciences de l'alimentation.

Aucun de ces terrains ne se ramène à un autre ; ensemble, et sans jamais s'adosser à une offre d'hébergement marchande — il n'y en a pas ici —, ils composent un bassin où l'architecture cloud se conjugue au pluriel : service public, santé, finance, industrie, agriculture, recherche.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

Ce qui distingue un architecte cloud à Dijon n'est pas le catalogue de fournisseurs qu'il connaît, mais sa façon de convertir une contrainte de secteur en décision d'architecture. Le bassin n'aligne pas des services web à faire grossir ; il aligne des systèmes tenus — publics, sanitaires, financiers, industriels, agricoles — qu'il faut héberger, relier et rendre démontrables.

Un grand fournisseur de cloud, cela s'apprend ; le difficile est de traduire la règle en geste technique. Une doctrine publique de souveraineté et de « cloud au centre » se change en choix d'hébergement et en clause de reprise. Un référentiel d'hébergement de données de santé se change en cloisonnement, en chiffrement et en localisation.

L'obligation de résilience opérationnelle du monde financier se change en plan de sortie et en portabilité. La sécurité des systèmes industriels, que balise notamment la série CEI 62443, se change en découpage des réseaux d'atelier et en traitement de périphérie. Et la souveraineté de la donnée agricole se change en plateforme maîtrisée, embarquée jusqu'au silo.

S'y ajoute une aisance avec le cadre que peu de bassins sollicitent aussi souvent — et toujours à la bonne maille : celle du secteur, non celle d'une société qu'on nommerait.

Qu'il s'agisse de l'hébergement des données de santé, de la résilience que le secteur financier doit désormais prouver, de la préférence publique pour un cloud souverain et de confiance ou de la cybersécurité des systèmes industriels — avec, en toile de fond permanente, la protection des données personnelles —, ces cadres énoncent une exigence de secteur, non un label décerné à telle entreprise.

Savoir en tirer des décisions nettes, traçables et vérifiables : voilà ce que paient les donneurs d'ordre du bassin, et ce qui fait passer un dossier du rang confirmé au rang senior.

Reste une frontière qu'un dossier de compétences gagne à tracer franchement : concevoir et gouverner une architecture, la construire et l'outiller, ou la faire tourner au quotidien ne sont pas le même métier. Devant le pilotage d'une collectivité, un hébergement de santé, une usine raccordée au cloud ou une plateforme agricole, c'est cette ligne — plus qu'un intitulé — qui dessine la mission.

Le Talent a donc intérêt à dire quels secteurs tenus il a réellement pratiqués et quelles architectures il a conduites jusqu'au bout : cloud souverain d'un territoire, hébergement encadré, cloud financier réversible, frontière d'atelier, plateforme de données du vivant. Sur ce bassin, un employeur cherche la preuve qu'une architecture a résisté aux règles d'un métier — le public, la santé, la finance — plutôt qu'un empilement de certificats.

Formations

Se former à Dijon

Dijon n'affiche aucune école estampillée « cloud » ou « DevOps », autant le dire tout de suite : le chemin vers l'architecture d'infrastructure y passe par l'informatique, les systèmes et les réseaux. L'Université Bourgogne Europe — nom officiel de l'établissement depuis le début de 2025 — en tient le pivot.

Son master d'informatique déploie des parcours mêlant bases de données, image et intelligence artificielle, dont un « santé et intelligence artificielle » qui débouche droit sur l'univers hospitalier du bassin ; son master de mathématiques y greffe statistique et apprentissage. Autant de viviers de profils techniques que l'architecte côtoie et recrute, même si la conception d'infrastructure, elle, s'apprend surtout au contact du terrain.

Polytech Dijon — l'ex-ESIREM, école d'ingénieurs de l'université — joue ici une partition à part : sa filière informatique et réseaux est la porte la plus directe vers les métiers des systèmes, de l'infrastructure et de leur sécurité, socle sur lequel se bâtit l'architecture cloud. L'IUT de Dijon, par un BUT informatique, forme les techniciens qui tiennent ces socles au jour le jour — administration et exploitation des données, systèmes et réseaux.

Quant à la recherche, elle est bien présente : selon la presse, un laboratoire d'informatique de Bourgogne, un laboratoire d'imagerie et d'intelligence artificielle et une équipe d'intelligence artificielle distribuée couvrent la science des données, l'image et l'IA, et portent les moyens de calcul de l'université.

Autour de ces établissements vit un écosystème d'innovation qui se lit à l'échelle de la région, non de la seule ville : la communauté French Tech Bourgogne-Franche-Comté y fédère start-up, laboratoires et grands comptes du territoire. Le CNAM régional complète le tableau par la formation continue, précieuse à qui veut bifurquer vers les systèmes et l'infrastructure en cours de route.

Une université d'informatique et de mathématiques, une école d'ingénieurs tournée réseaux, un BUT d'exploitation et de systèmes, une recherche en informatique et en imagerie : de quoi apprendre le métier, se spécialiser vers l'infrastructure, les réseaux ou la cybersécurité, puis progresser sans quitter la Bourgogne.

Décrocher le poste

Trouver un poste d'architecte cloud CDI à Dijon

Viser un CDI d'architecte cloud à Dijon commence par une question : lequel de ces systèmes veut-on concevoir ? Car le bassin en aligne plusieurs qui n'ont rien de commun. Le service public et le cloud souverain du poste de commande métropolitain, avec son edge urbain. La santé et l'hébergement borné d'une donnée sensible, à l'hôpital et au centre anticancéreux.

La finance et sa résilience opérationnelle, au siège de la banque régionale, à son pôle informatique et sur le site de l'assureur. L'industrie et sa frontière entre atelier et cloud, de l'équipementier de Chevigny-Saint-Sauveur au couloir pharmaceutique de la couronne et à l'électronique dijonnaise.

L'agriculture et la souveraineté de la donnée du champ, autour de la coopérative de Longvic et du parc d'essai de Bretenière. La recherche, enfin, et l'hybridation du calcul intensif avec le cloud, à l'université. Chacun a ses référentiels, ses preuves, sa culture — et n'accorde pas la même valeur aux mêmes expériences.

Cerner celui qu'on vise, et connaître les terrains déjà foulés, pèse sur tout le dossier : les références d'un architecte du cloud territorial ne ressemblent en rien à celles d'un praticien de l'hébergement de santé, de la frontière industrielle ou du cloud financier réversible.

Un dossier de compétences tenu sur BinchamTalent sert précisément à cela — y consigner sans attendre les clouds pratiqués, les cadres qu'on a vraiment fréquentés (souveraineté et « cloud au centre », hébergement de santé, résilience opérationnelle), les secteurs traversés, les architectures livrées, et la zone de mobilité entre Dijon, Chenôve, Longvic, Quetigny, Chevigny-Saint-Sauveur et Bretenière.

Le recruteur du bassin le consulte à sa guise, puis écrit au Talent en direct ; l'échange, la proposition, puis l'engagement se nouent alors entre eux, sans qu'aucun intermédiaire ne s'interpose, et BinchamTalent ne retient aucune commission sur l'embauche qui suit.

Sur un territoire où les grands donneurs d'ordre se connaissent et où l'architecture cloud régulée reste une compétence rare, demeurer repérable dans la durée — un dossier vivant, une disponibilité affichée — pèse souvent plus lourd que de multiplier les démarches.

FAQ

Questions fréquentes à Dijon

Quels employeurs recrutent un architecte cloud en CDI à Dijon ?

Moins un employeur dominant qu'un éventail de systèmes à bâtir. Côté public, Dijon Métropole et son poste de commande urbain. Côté santé, le centre hospitalier universitaire de Dijon et le Centre Georges-François Leclerc. Côté finance, le siège de la Caisse d'Épargne Bourgogne Franche-Comté, le pôle informatique du groupe BPCE présent dans la ville et le site dijonnais de Groupama Grand Est. Côté industrie, l'équipementier JTEKT Europe à Chevigny-Saint-Sauveur, le couloir pharmaceutique de Chenôve et de Quetigny, les sites dijonnais de Schneider Electric et de Safran Electronics & Defense. Côté agriculture, Dijon Céréales à Longvic et le parc AgrOnov à Bretenière. Et, en appui, l'Université Bourgogne Europe et les sociétés de services numériques qui arment ces projets.

Qu'est-ce qui donne au métier d'architecte cloud un visage particulier à Dijon ?

On y conçoit des systèmes régulés, publics et industriels, plutôt que des services web grand public. La ville ne vit pas d'une offre marchande de numérique : pas de grand éditeur, pas davantage l'antenne d'un hyperscaler venu héberger le tout-venant, et, le registre en atteste, aucun hébergeur commercial de premier plan — l'infrastructure qui compte y est publique et sectorielle. De là un métier tiré vers la souveraineté et la faculté de reprise quand il sert la collectivité, vers l'hébergement borné quand il touche à la santé, vers la sortie prouvée quand il relève de la finance, vers le cloisonnement et le calcul de périphérie quand il descend à l'usine, vers la propriété de la donnée quand il gagne le champ, vers le calcul intensif quand il monte à l'université. Rares sont les villes de cette taille à empiler autant d'exigences d'architecture différentes ; cette variété, et la culture de la règle qui l'accompagne, font toute la couleur dijonnaise du poste.

Quels cadres réglementaires pèsent sur le cloud dijonnais ?

Tout dépend du secteur servi, et chaque cadre se comprend à cette échelle — pas comme un cachet posé sur une société. En santé, c'est le référentiel d'hébergement des données de santé qui commande. Dans la banque et l'assurance, deux exigences se superposent : la supervision prudentielle et, depuis le début de 2025, le règlement européen de résilience opérationnelle du numérique, qui plafonne la dépendance aux prestataires cloud et impose tests de résistance et porte de sortie. Le service public, lui, suit la doctrine dite « cloud au centre » — cloud de confiance, données localisées en Europe. L'industrie, enfin, met en avant la cybersécurité de ses systèmes de production et la coupure entre bureau et atelier. Par-dessus tout cela veille la protection des données personnelles. Une réserve pour finir : la directive européenne dite NIS2 n'a, pour l'heure, pas été transposée en droit français.

Combien gagne un architecte cloud à Dijon en 2026 ?

Faute de barème dijonnais, on raisonne au national, à titre indicatif, en brut annuel. Autour de 45 à 60 k€ pour un ingénieur cloud ou d'infrastructure confirmé, de 58 à 80 k€ pour un architecte cloud confirmé, de 80 à 105 k€ pour un senior ou lead, et au-delà de 100 k€ pour les experts des secteurs les plus tenus ; un baromètre de marché situe l'architecte cloud senior autour de 85 k€ moyens en France. La Bourgogne-Franche-Comté compte parmi les régions aux médianes de cadres les plus basses, à une quinzaine de points sous l'Île-de-France : un poste dijonnais se négocie donc au niveau national, souvent un cran en dessous. Particularité du lieu : le secteur y départage autant que l'ancienneté, et le cloud souverain ou régulé — collectivité, banque, santé — pousse vers le haut de fourchette. Des montants en CDI, non des prix de journée.

Quelles formations mènent à l'architecture cloud à Dijon ?

Aucune école estampillée « cloud » à Dijon : la voie vers l'infrastructure y passe par l'informatique, les systèmes et les réseaux. L'Université Bourgogne Europe — son nom depuis le début de 2025 — porte des masters d'informatique (bases de données et IA, image et IA, un parcours santé et IA) et de mathématiques. Polytech Dijon, l'école d'ingénieurs de l'université née de l'ESIREM, ouvre la filière informatique et réseaux la plus directe vers les métiers des systèmes et de leur sécurité. L'IUT de Dijon forme, par un BUT informatique, les techniciens de l'exploitation des données, des systèmes et des réseaux. Selon la presse, un laboratoire d'informatique de Bourgogne et un laboratoire d'imagerie et d'IA ancrent la recherche et portent les moyens de calcul de l'université. La communauté French Tech Bourgogne-Franche-Comté, à maille régionale, referme l'écosystème. De quoi apprendre le métier et s'y spécialiser sans quitter la ville.

Architecte cloud, data analyst, ingénieur qualité : quelle différence sur le bassin dijonnais ?

Trois métiers distincts, souvent réunis chez les mêmes employeurs dijonnais. L'architecte cloud, lui, tient l'ossature : il tranche où loge un système, par où il se relie, comment il se protège et encaisse une panne. Le data analyst fait parler une donnée déjà là pour éclairer une décision — la donnée du goût, de l'oncologie ou du grain, sur ce bassin. L'ingénieur qualité, de son côté, atteste qu'un produit respecte sa norme — bonnes pratiques pharmaceutiques, référentiel automobile, indication géographique de la moutarde. Sous un même toit — l'hôpital, l'usine de Chevigny-Saint-Sauveur, la banque régionale —, l'un pose l'ossature et la met en sûreté, un autre lit la donnée, le troisième garantit la norme : trois matières que rien ne rend interchangeables. D'où l'intérêt, pour un Talent, de préciser lequel il exerce : l'expérience de l'un ne bascule pas d'elle-même dans le rôle voisin, et le besoin d'architecture cloud encadrée est, à Dijon, bien réel.

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Sources

  • Registre national des entreprises, consulté sur recherche-entreprises.api.gouv.fr, établissements ouverts de la Côte-d'Or (21), au 2026-08-05 : centre hospitalier universitaire de Dijon et Centre Georges-François Leclerc (santé) ; Dijon Métropole et son poste de pilotage urbain (service public) ; Caisse d'Épargne Bourgogne Franche-Comté (siège à Dijon), établissements dijonnais du pôle informatique du groupe BPCE (sièges à Paris) et site dijonnais de Groupama Grand Est (siège à Schiltigheim) ; JTEKT Europe à Chevigny-Saint-Sauveur (siège à Irigny), Laboratoires Urgo (siège à Chenôve), Delpharm à Quetigny, Corden Pharma à Chenôve, sites dijonnais de Schneider Electric France (siège à Rueil-Malmaison) et de Safran Electronics & Defense (siège à Paris) ; Dijon Céréales à Longvic, AgrOnov à Bretenière, Vitagora, centre dijonnais de l'INRAE et campus dijonnais de l'Institut Agro (structures nationales au siège parisien) ; Université Bourgogne Europe. L'effectif s'entend au niveau de l'établissement ; ces employeurs alimentent d'autres fiches du bassin, prises ici par le seul biais de l'infrastructure et de l'architecture cloud.
  • Les cadres et référentiels n'apparaissent ici qu'attachés à un secteur d'activité, non à une société que l'on désignerait : pour la santé, l'hébergement des données de santé ; pour la banque et l'assurance, la supervision prudentielle, le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique — applicable depuis le 17 janvier 2025 — et le régime prudentiel de l'assurance ; pour le service public, la doctrine du « cloud au centre », le cloud de confiance et la localisation des données dans l'Union européenne ; pour l'industrie, la sécurité des systèmes de production (dont la série CEI 62443) et la séparation des réseaux de bureau et d'atelier ; pour l'agriculture, la souveraineté de la donnée du champ ; et, en fond commun, la protection des données personnelles et le management de la sécurité de l'information. Quant à la directive européenne dite NIS2, elle n'a, pour l'heure, pas été transposée en droit français, et n'est rattachée à aucune entité.
  • Repères de rémunération en euros bruts annuels, nationaux et indicatifs, faute de mesure propre au bassin. L'APEC ne consacre pas de fiche « architecte cloud » : elle range ce métier sous l'architecture des systèmes d'information et des grandes infrastructures de données. D'où des ordres de grandeur — ingénieur cloud ou d'infrastructure confirmé de l'ordre de 45 à 60 k€ ; architecte cloud confirmé de l'ordre de 58 à 80 k€ ; senior, lead ou principal de l'ordre de 80 à 105 k€ ; expert d'un secteur très encadré au-delà de 100 k€ — complétés par un baromètre de marché qui place l'architecte cloud senior autour de 85 k€ moyens en France. Le Baromètre 2025 de l'APEC range la Bourgogne-Franche-Comté parmi les régions aux médianes de cadres les plus basses, à quelque quinze pour cent sous l'Île-de-France. La prime au cloud régulé ou souverain y est décrite sans chiffrage local.
  • Formation et écosystème : Université Bourgogne Europe (nom officiel depuis le 1er janvier 2025), masters d'informatique (bases de données et IA, image et IA, santé et IA) et de mathématiques ; Polytech Dijon (issue de l'ESIREM), filière informatique et réseaux ; IUT de Dijon, BUT informatique (parcours d'administration-exploitation des données, de systèmes et de réseaux) ; CNAM régional en formation continue ; communauté French Tech Bourgogne-Franche-Comté, à maille régionale.
  • Éléments rapportés à la presse ou aux institutions, hors registre, écrits « selon… » et ne valant aucun statut réglementaire : le poste de pilotage urbain de Dijon Métropole, en service depuis 2019, présenté comme l'un des premiers dispositifs de pilotage urbain intégrés de France et confié à un consortium privé d'industriels pour une longue durée ; le registre bourguignon des cancers digestifs, qui suit la population régionale depuis les années 1970 au sein du réseau national des registres ; les moyens de calcul de l'Université Bourgogne Europe et de ses laboratoires (laboratoire d'informatique de Bourgogne, laboratoire d'imagerie et d'intelligence artificielle). À aucune société citée n'est prêté le statut d'opérateur d'importance vitale, d'entité relevant d'un régime de cybersécurité imposé, d'hébergeur agréé pour les données de santé ou de service qualifié « cloud de confiance ».