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Architecte Cloud · CDI · Rouen

Architecte Cloud CDI à Rouen

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Rouen — vérifiés, jamais inventés.

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58 à 80 k€ brut annuel
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
6
Questions traitées

Le marché

Le marché architecte cloud CDI à Rouen

Rouen ne se présente pas comme une capitale du numérique : on n'y trouve ni grand éditeur de logiciels, ni centre de données d'un fournisseur mondial de cloud, ni essaim de jeunes pousses du web. Ce que la métropole normande réunit est d'une autre nature, et plus rare : un ensemble de systèmes d'information critiques qu'il faut héberger, sécuriser et faire évoluer sans jamais rompre le service.

Le siège national d'un grand assureur mutualiste, deux sièges de banques régionales, un port céréalier de premier plan, une vallée chimique et pharmaceutique, une usine automobile en pleine électrification, un centre hospitalier universitaire, et jusqu'à un centre de calcul intensif régional. Autant de mondes qui, chacun à sa façon, reposent sur une architecture cloud pensée pour durer.

Pour qui conçoit ces architectures, une telle économie déplace le centre de gravité du métier.

On n'y assemble pas des services web dimensionnés pour encaisser des pointes de trafic, mais des architectures de continuité, de conformité et d'hybridation : moderniser un système d'assurance cœur sans interrompre la production, démontrer à un régulateur financier que l'on peut changer de

fournisseur cloud, confier une donnée de santé à un hébergement strictement encadré, faire dialoguer les automates d'une usine avec le cloud sans exposer l'atelier, ou déborder ponctuellement un calcul scientifique vers des ressources élastiques. C'est le cloud des organisations régulées, de l'industrie et du service public — un cloud placé sous le signe de la continuité et de la maîtrise, non de la seule élasticité.

Faire le choix de Rouen, pour un architecte cloud, revient donc à travailler là où la contrainte métier commande l'architecture. La finance y réclame réversibilité et résilience opérationnelle ; la santé, un hébergement cloisonné et localisé ; l'industrie, la séparation maîtrisée des mondes bureautique et industriel et de l'informatique de périphérie ;

la logistique portuaire, de l'intégration et du temps réel ; la recherche, l'hybridation entre supercalculateur et cloud. Le territoire ajoute un signal encourageant : la Normandie a été désignée « Capitale French Tech » pour la période 2026-2028, une reconnaissance qui accompagne la montée de son écosystème numérique.

Pour qui exerce l'architecture cloud, Rouen récompense autant la solidité technique que l'aisance avec la règle — précisément ce qui se joue aux niveaux confirmé et senior du métier.

Rémunération

Salaires architecte cloud à Rouen

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)45 à 58 k€ brut annuelIngénieur cloud / DevOps confirmé
Confirmé (3-7 ans)58 à 80 k€ brut annuelArchitecte cloud
Senior (7+ ans)80 à 105 k€ brut annuelArchitecte cloud senior / Lead

Aucun barème d'architecte cloud n'existe à l'échelle de Rouen ou de la Normandie, et les référentiels de rémunération n'isolent même pas cette famille : l'APEC raisonne par grande fonction, autour de l'architecture des systèmes d'information, sans ligne propre « architecte cloud ». Les repères ne peuvent donc être que nationaux, et c'est ainsi qu'il faut les recevoir.

En pratique, un ingénieur cloud ou DevOps confirmé se situe autour de 45 à 58 k€ bruts annuels, un architecte cloud confirmé de 58 à 80 k€, un profil senior ou lead de 80 à 105 k€, et les experts des secteurs les plus régulés franchissent la barre des 100 k€, jusqu'à un ordre de 115 à 120 k€. Sur une fiche de poste d'architecte cloud, l'amplitude observée s'étend de 55 à 140 k€ selon la séniorité et le périmètre confié.

Ce que le contexte rouennais rajoute, faute de tout chiffrage local, relève de la nature même de la demande : sur ce bassin, le secteur pèse sur la paie autant que les années d'expérience. Un profil rompu au cloud sous contrainte — la continuité d'un système financier, l'hébergement encadré d'une donnée de santé — ou à l'hybridation d'usine se place spontanément en haut de fourchette, car de tels experts se comptent et se remplacent mal.

Tout cela se raisonne en brut annuel et en CDI, hors de toute logique de tarif à la journée ; ces chiffres restent des repères nationaux et indicatifs, à vérifier au cas par cas.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Rouen

Modernisation du SI d'assurance et résilience opérationnelle

C'est le socle le plus rouennais du métier, et il tient à un fait unique en région : le groupe Matmut a son siège national dans la ville. Moderniser un système d'information d'assurance cœur, c'est faire basculer des couches applicatives héritées vers un socle hybride, sans jamais suspendre la souscription ni l'indemnisation. L'architecte y conçoit la continuité de service, la protection de volumes importants de données d'assurés, et une résistance que le secteur financier doit désormais prouver : maîtrise du risque lié aux prestataires cloud, tests de résilience, porte de sortie documentée. On travaille au plus près des décisions d'un siège, sur un cloud de conformité et de continuité que peu de villes offrent à ce niveau de responsabilité — loin d'une logique de charge web.

Cloud de confiance bancaire et réversibilité prouvée

À Bois-Guillaume, deux enseignes bancaires régionales — le Crédit Agricole de Normandie-Seine et la Caisse d'Épargne de Normandie — installent un tissu de systèmes financiers encadrés. Le métier bancaire réclame confidentialité, surveillance prudentielle et capacité à encaisser un incident : ici, l'architecture cloud se veut bornée, contrôlable, réversible. On y dessine un cloud privé ou hybride où toute dépendance à un fournisseur est mesurée, documentée et défaisable, où le reporting réglementaire doit rester juste et rejouable, et où l'on garde la possibilité de reprendre en interne une charge sensible. Tout l'enjeu tient dans un mot : pouvoir partir. Concevoir un système qui fonctionne, certes, mais dont on sait sortir — et le prouver à qui le contrôle.

Hébergement de données de santé

Le centre hospitalier universitaire de Rouen, l'un des plus gros employeurs du bassin, génère une donnée de santé dont l'hébergement est strictement balisé. Le secteur de la santé impose en effet de confier ces données à un hébergement conforme au référentiel dédié : données chiffrées, environnements fortement étanches, accès tracés, authentification durcie, stockage localisé dans l'Union européenne, sauvegardes et reprise d'activité éprouvées. L'architecte pèse alors le choix entre un cloud public éligible et une infrastructure dédiée, et construit la traçabilité de la donnée sur tout son cycle de vie. Discipline où la sensibilité de l'information médicale dicte chaque arbitrage — très courtisée, et par essence à l'opposé d'une logique de montée en charge.

Frontière OT/IT industrielle : segmentation, edge et cybersécurité des procédés

De la plateforme chimique et pharmaceutique du Grand-Quevilly à l'usine Renault de Cléon, l'industrie rouennaise partage une même exigence : séparer proprement le monde des ateliers de celui de la gestion. La commande des procédés reste isolée et sous contrôle, tandis que le cloud récupère le suivi, la maintenance et l'analyse. L'architecte y trace le découpage entre réseaux d'atelier et réseaux de bureau, pose le calcul de proximité au ras des lignes, installe les passerelles vers les capteurs connectés et arme une cybersécurité industrielle qui met à l'abri des installations sensibles. Une architecture de lisière, donc, où la latence, le lien réseau et sa tenue comptent autant que le service hébergé — registre étranger à un bassin de seuls bureaux, et signature d'un territoire d'industrie lourde et de production en série.

Architecture d'intégration portuaire et flux temps réel

Autour du port, le cloud prend le visage de l'intégration. Sénalia, dont le siège est à Rouen, exploite les silos céréaliers de l'estuaire, et la direction rouennaise du grand port de l'axe Seine coordonne une place tournée vers les grains et le vrac agricole — un rôle distinct de l'estuaire du Havre. L'architecte y raccorde une multitude d'acteurs — silos, chargeurs, transitaires, autorités — par des échanges de données normalisés et des interfaces applicatives, en visant le temps réel des flux et des stocks. C'est une architecture de systèmes communautaires et d'interconnexion, où l'enjeu n'est pas la puissance de calcul mais la fiabilité et la fraîcheur des échanges entre organisations. Un terrain d'intégration concret, saisonnier et tendu, propre à un grand port céréalier.

Hybridation calcul intensif et cloud

Chose peu banale pour une métropole de cette taille, Rouen héberge un centre de calcul intensif, le CRIANN, au technopôle du Madrillet, qui exploite les supercalculateurs Austral et Boréale et participe aux dispositifs européens de calcul haute performance. Pour l'architecte cloud, cela ouvre un angle rare en région : concevoir l'hybridation entre le supercalculateur et le cloud, dimensionner le débordement ponctuel d'un calcul vers des ressources élastiques, et bâtir des chaînes de traitement qui vivent à cheval sur les deux mondes. Ouvert à la recherche et développement des entreprises, ce centre offre un cadre de travail peu banal pour qui apprécie les architectures gourmandes en calcul, à la lisière de la recherche publique et de l'industrie.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Rouen

Tout commence, à Rouen, par l'assurance — et par un fait sans équivalent en région : le groupe Matmut y a son siège social national. Ce n'est pas une agence, mais le centre de décision d'un grand assureur mutualiste, où sont domiciliées la mutuelle d'assurance et ses entités de mutualité, de protection juridique et de patrimoine.

Pour l'architecte cloud, un siège de cette nature signifie un système d'information cœur, souvent bâti sur des couches applicatives historiques, qu'il faut faire évoluer vers un fonctionnement hybride sans jamais suspendre la souscription ni l'indemnisation.

Les enjeux y sont ceux de la continuité de service, de la protection de volumes importants de données d'assurés au titre du règlement européen sur la protection des données, et surtout de la résilience : le secteur financier — assurance comme banque — relève depuis 2025 du règlement européen sur la

résilience opérationnelle numérique, qui impose de maîtriser le risque lié aux prestataires informatiques tiers, d'éprouver la résistance par des tests et de documenter une porte de sortie. C'est un cloud de conformité et de continuité, aux antipodes d'une logique de montée en charge web.

Deux banques régionales prolongent ce socle financier, sièges installés à Bois-Guillaume, au nord de l'agglomération : la caisse régionale du Crédit Agricole de Normandie-Seine et la Caisse d'Épargne de Normandie. Un siège bancaire concentre le pilotage du réseau, le risque de crédit et un reporting réglementaire qui doit être exact, documenté et reproductible.

Transposé au cloud, cela dessine un besoin très particulier : un hébergement contraint, où l'auditabilité et la réversibilité passent avant la vitesse de mise en service, où chaque dépendance à un fournisseur se pèse, se trace et se garde défaisable. L'architecte y compose un cloud privé ou hybride, ménage la portabilité d'un fournisseur à l'autre et la faculté de rapatrier en interne une charge critique si le besoin s'en fait sentir.

La supervision prudentielle et la résilience du secteur financier structurent ici la conception autant que la technique elle-même.

Le deuxième grand registre est industriel, et il se joue sur la ligne de partage entre l'informatique de gestion et celle des ateliers. Sur la plateforme chimique et pharmaceutique du Grand-Quevilly et des bords de Seine — où opèrent des unités de gaz industriels, de chimie de spécialité et de production pharmaceutique — la conduite des procédés repose sur des systèmes de supervision qui doivent rester isolés et sous maîtrise.

L'architecture cloud n'y consiste pas à tout envoyer vers un fournisseur, mais à segmenter proprement les mondes : garder la supervision et la commande au ras de l'installation, tout en remontant vers le cloud ce qui relève du suivi, de la maintenance et de l'analyse. La cybersécurité des systèmes industriels et la coupure entre réseaux de bureau et réseaux de production y sont le cœur du sujet.

À l'usine Renault de Cléon, plus grand site industriel de la métropole désormais tourné vers les moteurs électriques, cette même frontière prend la forme de l'informatique de périphérie : passerelles vers les objets connectés de l'atelier, collecte des données au bord des lignes, remontée maîtrisée vers le cloud, sans jamais suspendre la cadence.

Une architecture de connectivité et de latence, où la tenue du réseau compte autant que le service hébergé lui-même.

Trois autres univers achèvent ce paysage. Autour du port, le cloud prend le visage de l'intégration : Sénalia, dont le siège est à Rouen, exploite les silos céréaliers de l'estuaire, et la direction rouennaise du grand port fluvio-maritime de l'axe Seine coordonne une place tournée vers les grains et le vrac agricole — un rôle distinct de l'estuaire du Havre, qui tient les conteneurs et le raffinage.

L'architecte y raccorde une multitude d'acteurs — silos, chargeurs, transitaires, autorités — par des échanges de données normalisés et des interfaces applicatives, en visant la fraîcheur des flux et des stocks : un cloud d'interconnexion et de systèmes communautaires, plus que de calcul brut.

La santé, ensuite, avec le centre hospitalier universitaire de Rouen, parmi les tout premiers employeurs du bassin : le secteur impose que les données de santé soient hébergées selon un référentiel dédié, qui commande chiffrement, étanchéité des environnements, journal des accès, authentification durcie, localisation européenne, sauvegarde et reprise.

Le service public, enfin, avec la Métropole Rouen Normandie, qui porte une donnée territoriale, de l'open data et des services de ville intelligente, dans le cadre de la doctrine publique « cloud au centre » qui privilégie un cloud souverain et de confiance.

Fait rare pour une métropole de cette taille, Rouen abrite un centre de calcul intensif : le CRIANN — nom actuel de l'ancien CRIHAN —, installé au technopôle du Madrillet, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Devenu groupement d'intérêt public à l'automne 2025, il exploite les supercalculateurs Austral et Boréale, participe aux dispositifs européens de calcul haute performance et ouvre ses ressources à la recherche et développement des entreprises.

Pour l'architecture cloud, c'est un angle peu commun : l'hybridation entre le supercalculateur et le cloud, le débordement ponctuel d'un calcul vers des ressources élastiques, la conception de chaînes de traitement qui vivent à cheval sur les deux mondes. Une ressource de calcul de ce rang, accessible à l'industrie, reste exceptionnelle dans une métropole de province et complète un tableau déjà dense en systèmes exigeants.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

À Rouen, l'architecte cloud vaut moins par le prestataire qu'il maîtrise que par sa manière de composer avec trois contraintes qui reviennent sans cesse : tenir dans la durée, pouvoir faire marche arrière, garder la main. Le bassin ne propose pas des services à faire enfler, mais des systèmes encadrés — financiers, industriels, publics — à héberger, à relier et à rendre démontrables.

Un grand fournisseur de cloud, on l'apprend vite ; le difficile est de transformer une règle métier en parti d'architecture : une obligation de résistance imposée aux acteurs financiers en plan de repli et de portabilité, un référentiel de santé en étanchéité et localisation, un atelier en découpage réseau et calcul de proximité, un port en messages normalisés et échanges instantanés.

Vient s'ajouter une aisance réglementaire que peu d'endroits sollicitent aussi souvent. L'architecte rouennais croise la résilience opérationnelle exigée du monde financier, l'hébergement des données de santé, la préférence publique pour un cloud souverain, la protection des installations industrielles et la coupure entre informatique de gestion et informatique d'atelier.

Toujours au niveau d'un secteur, jamais comme une étiquette collée à une société nommée : ces règles disent une exigence, pas une certification d'entreprise. En tirer des décisions d'architecture nettes, traçables et vérifiables : voilà ce que paient les grands comptes du bassin, et ce qui sépare le niveau confirmé du niveau senior.

Reste une distinction à poser noir sur blanc dans un dossier de compétences : entre qui dessine et pilote l'architecture, qui la construit et l'outille, et qui l'exploite au fil des jours. Face à un cœur d'assurance à refondre, un hébergement de santé ou une usine reliée au cloud, cette ligne détermine la mission davantage qu'un titre.

Le Talent a intérêt à nommer les secteurs encadrés qu'il a servis pour de vrai et les architectures qu'il a menées à bien — cloud financier réversible, hébergement encadré, frontière d'atelier, intégration portuaire, calcul hybride. Ici, on embauche une architecture qui a tenu sous contrainte dans un secteur donné, plus qu'un chapelet de certifications.

Formations

Se former à Rouen

Rouen aligne, pour ces métiers d'infrastructure, un dispositif de formation resserré, concentré sur le technopôle du Madrillet, à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Le CESI y forme des ingénieurs en informatique, avec des options tournées vers les réseaux et la cybersécurité d'un côté, la donnée et l'intelligence artificielle de l'autre, et une pédagogie largement ouverte à l'apprentissage — un vivier direct d'ingénieurs cloud, réseaux et sécurité pour les employeurs du bassin.

L'Institut national des sciences appliquées de Rouen, sur le même technopôle, porte un département d'architecture des systèmes d'information qui prépare aux métiers de la conception et de l'urbanisation des systèmes, socle naturel de l'architecture cloud.

L'Université de Rouen Normandie complète l'offre avec des parcours d'informatique orientés réseaux, systèmes et cybersécurité, appuyés sur un laboratoire d'informatique reconnu, implanté lui aussi sur le Madrillet.

À ce socle académique s'ajoute une ressource peu commune en région : le CRIANN, centre régional de calcul intensif du Madrillet, dont les supercalculateurs et l'ouverture à la recherche et développement des entreprises offrent un terrain d'application concret pour qui veut se frotter au calcul haute performance et à son hybridation avec le cloud.

Ces établissements baignent dans un tissu d'innovation animé : la communauté Normandy French Tech, déployée entre Rouen, Caen et Le Havre depuis une dizaine d'années, et le lieu La Cantine Numérique à Rouen, qui font se côtoyer grands comptes, laboratoires et start-up. Le label « Capitale French Tech » décerné à la Normandie pour 2026-2028 vient sceller cette dynamique.

Une école d'ingénieurs orientée informatique et réseaux, un enseignement d'architecture des systèmes d'information, une université tournée vers les réseaux et la sécurité, un centre de calcul intensif et une scène numérique vivante suffisent à qui veut apprendre le métier, se spécialiser en architecture cloud, en réseaux ou en cybersécurité, puis faire carrière sans s'éloigner de la vallée de la Seine.

Décrocher le poste

Trouver un poste d'architecte cloud CDI à Rouen

Viser un CDI d'architecte cloud à Rouen, c'est d'abord arrêter le type de système qu'on souhaite concevoir. La finance ouvre deux voies — moderniser un cœur d'assurance, ou tenir un cloud bancaire réversible —, chez l'assureur mutualiste comme dans les banques régionales, sur fond de résilience opérationnelle.

La santé propose l'hébergement encadré d'une donnée sensible, au centre hospitalier universitaire. L'industrie met en jeu la frontière entre atelier et cloud, sur la vallée chimique et à Cléon. Le port appelle de l'intégration et du temps réel, autour des silos. Et la recherche offre l'hybridation entre supercalculateur et cloud, au Madrillet.

À chaque univers ses référentiels, ses preuves, sa culture — et des expériences qui ne s'y valorisent pas de la même façon.

Identifier sa cible — et les univers qu'on a déjà pratiqués — pèse sur tout le dossier présenté : les références d'un architecte du cloud financier réversible n'ont rien à voir avec celles d'un praticien de l'hébergement de santé, de la frontière industrielle ou de l'intégration portuaire.

C'est là qu'un dossier de compétences tenu sur BinchamTalent devient utile : y figurent d'emblée les fournisseurs de cloud pratiqués, les cadres réellement fréquentés — résilience opérationnelle, données de santé, souveraineté —, les secteurs abordés, les architectures livrées, et la zone de mobilité entre Rouen, Bois-Guillaume, le Grand-Quevilly, Cléon et le Madrillet.

Les recruteurs du bassin y accèdent quand ils le souhaitent, la suite se traite de gré à gré, du premier contact jusqu'au contrat, sans intermédiaire imposé, et BinchamTalent ne perçoit aucune commission sur l'embauche.

Sur un territoire où les grands comptes se connaissent et où l'architecture cloud régulée demeure une compétence peu répandue, rester visible en continu — disponibilité affichée, dossier à jour — l'emporte souvent sur la multiplication des candidatures.

FAQ

Questions fréquentes à Rouen

Quels employeurs recrutent un architecte cloud en CDI à Rouen ?

Le marché tient surtout à des donneurs d'ordre aux besoins hétérogènes. Côté finance, le siège national de Matmut, à Rouen, et, à Bois-Guillaume, les caisses régionales du Crédit Agricole de Normandie-Seine et de la Caisse d'Épargne de Normandie. Côté santé, le centre hospitalier universitaire de Rouen. Côté industrie, la vallée chimique et pharmaceutique du Grand-Quevilly et le site Renault de Cléon. Côté logistique, Sénalia et la direction rouennaise du port. Côté public, la Métropole Rouen Normandie. Sans oublier le CRIANN, pôle de calcul intensif du Madrillet, et les sociétés de services numériques qui arment des projets cloud pour ces comptes. Ce qui structure la demande, c'est moins un employeur dominant que cette pluralité de systèmes à concevoir.

Pourquoi l'architecture cloud a-t-elle un visage à part à Rouen ?

Parce qu'on y bâtit des systèmes régulés, industriels et publics, non des services web grand public. La ville n'héberge ni éditeur majeur ni infrastructure d'un géant du cloud ; elle aligne des systèmes d'information sensibles à faire vivre et à moderniser. Résilience et réversibilité pour la finance, hébergement encadré pour la santé, cloisonnement des réseaux et calcul de proximité pour l'usine, intégration et temps réel pour le port, débordement vers le supercalculateur pour la recherche. Rares sont les métropoles à empiler autant de contraintes d'architecture différentes. C'est cette diversité d'exigences, et la culture réglementaire qui l'accompagne, qui donne au poste sa couleur rouennaise.

Quels cadres réglementaires pèsent sur le cloud rouennais ?

Ils varient d'un secteur à l'autre. Les acteurs financiers — banque et assurance — sont tenus par la surveillance prudentielle et par le règlement européen de résilience opérationnelle numérique, qui depuis 2025 borne la dépendance aux prestataires informatiques, exige des tests de résistance et prévoit une porte de sortie documentée. La santé obéit au référentiel d'hébergement des données de santé. La souveraineté renvoie à la doctrine publique du cloud de confiance et à la localisation européenne. L'industrie relève de la sécurité des systèmes d'atelier et de la coupure entre réseaux de gestion et réseaux de production. En arrière-plan, la protection des données personnelles vaut pour tous. Chacun de ces cadres qualifie un secteur et un usage — jamais une entreprise en particulier.

Combien gagne un architecte cloud à Rouen en 2026 ?

Sans grille rouennaise, les repères ne peuvent venir que du national, et à titre indicatif. On compte, en euros bruts par an, un ingénieur cloud ou DevOps confirmé entre 45 et 58 k€, un architecte cloud confirmé entre 58 et 80 k€, un senior ou lead entre 80 et 105 k€, et, pour les experts des secteurs les plus encadrés, un franchissement des 100 k€ jusqu'à un ordre de 115 à 120 k€. La particularité locale : le secteur compte autant que l'ancienneté. Un profil rompu au cloud régulé — continuité d'un système financier, hébergement encadré d'une donnée de santé — se place volontiers en haut de fourchette. Ces chiffres, valables pour un CDI et non pour une mission facturée à la journée, restent à ajuster selon chaque poste.

Quelles formations mènent à l'architecture cloud à Rouen ?

L'essentiel se joue au technopôle du Madrillet, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Le CESI y délivre un diplôme d'ingénieur en informatique, avec des options réseaux-cybersécurité ou données-IA et une forte part d'apprentissage. L'INSA Rouen Normandie y tient un département dédié à l'architecture des systèmes d'information, très proche des enjeux de conception cloud. L'Université de Rouen Normandie ouvre des cursus réseaux, systèmes et cybersécurité, appuyés sur un laboratoire d'informatique reconnu. Le CRIANN, centre de calcul intensif, offre en prime un terrain de calcul haute performance peu courant. Une communauté French Tech dynamique et La Cantine Numérique referment l'écosystème. On peut ainsi apprendre le métier, s'y spécialiser et progresser sur place.

Architecte cloud, data analyst, ingénieur qualité : quelle différence sur le bassin rouennais ?

Trois métiers, trois objets. L'architecte cloud s'occupe de l'ossature technique : où un système est hébergé, comment il s'interconnecte, se protège et résiste à l'incident. Le data analyst lit la donnée déjà produite pour éclairer une décision ; l'ingénieur qualité garantit qu'un produit tient sa norme. Chez un même acteur rouennais — un siège d'assureur, l'usine de Cléon, l'hôpital universitaire — ils n'empoignent pas la même matière : l'hébergement et la sécurité d'un côté, l'analyse de l'autre, la conformité du produit au bout. Autant, pour un Talent, préciser lequel il pratique : une expérience ne bascule pas automatiquement d'un rôle à l'autre, et le besoin d'architecture cloud encadrée — finance, industrie, santé — existe à Rouen de plein droit.

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Sources

  • Registre officiel des entreprises — recherche-entreprises.api.gouv.fr, établissements consultés le 2026-08-05 dans la Métropole Rouen Normandie : le groupe Matmut (siège social national d'assurance mutualiste, à Rouen), les caisses régionales du Crédit Agricole de Normandie-Seine et de la Caisse d'Épargne de Normandie (Bois-Guillaume), Sénalia et ses silos céréaliers (siège rouennais), la direction rouennaise du grand port fluvio-maritime de l'axe Seine, le site Renault de Cléon (moteurs et motorisations électriques), le centre hospitalier universitaire de Rouen, la Métropole Rouen Normandie, et les unités industrielles de la vallée chimique et pharmaceutique du Grand-Quevilly. Ces mêmes employeurs nourrissent d'autres fiches métier du bassin ; la présente page les aborde sous le seul angle de l'hébergement et de l'architecture. Tranches d'effectif prises au niveau de l'établissement ; communes hors métropole désignées par leur nom et leur distance.
  • Cadres évoqués strictement au niveau d'un secteur d'activité, non comme une qualification propre à une entreprise citée : pour les acteurs financiers (assurance, banque), la surveillance prudentielle et le règlement européen de résilience opérationnelle numérique, en vigueur depuis 2025 ; pour la santé, le référentiel d'hébergement des données de santé ; pour la souveraineté, la doctrine d'État privilégiant un cloud souverain et de confiance et la localisation européenne des données ; pour l'industrie, la sécurité des systèmes d'atelier et le cloisonnement entre réseaux de gestion et réseaux de production ; en fond permanent, la réglementation des données personnelles et la sécurité des systèmes d'information.
  • Repères de rémunération en euros bruts annuels, tous nationaux et indicatifs faute de mesure propre au bassin. Le référentiel APEC n'isolant pas la famille « architecte cloud » mais la rattachant à l'architecture des systèmes d'information, on retient un ingénieur cloud ou DevOps confirmé vers 45 à 58 k€, un architecte cloud confirmé vers 58 à 80 k€, un senior ou lead vers 80 à 105 k€, et les experts de secteurs très régulés au-delà de 100 k€ (autour de 115 à 120 k€) ; l'amplitude d'une fiche de poste couvre 55 à 140 k€. La prime au secteur régulé est décrite sans chiffrage local.
  • Formations et écosystème : le CESI, école d'ingénieurs en informatique du technopôle du Madrillet (Saint-Étienne-du-Rouvray), avec ses options réseaux-cybersécurité et données-IA en apprentissage ; le département d'architecture des systèmes d'information de l'INSA Rouen Normandie ; les parcours réseaux, systèmes et cybersécurité de l'Université de Rouen Normandie et son laboratoire d'informatique du Madrillet ; la communauté Normandy French Tech (Rouen, Caen, Le Havre) et le lieu La Cantine Numérique à Rouen.
  • Faits rapportés à une source publique ou institutionnelle, hors registre : la Normandie retenue comme « Capitale French Tech » sur 2026-2028 ; le CRIANN (dénomination actuelle, anciennement CRIHAN), pôle régional de calcul intensif du Madrillet, constitué en groupement d'intérêt public à l'automne 2025, opérant les calculateurs Austral et Boréale et engagé dans les programmes européens de calcul haute performance, accessible à la R&D des entreprises. Rien de tout cela n'emporte de statut réglementaire : aucune entreprise nommée ne se voit prêter la qualité d'opérateur d'importance vitale, d'entité soumise à un régime de cybersécurité, de site classé ou de service qualifié de cloud de confiance.