Ingénieur Qualité CDI à Clermont-Ferrand

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Le marché du poste d'ingénieur qualité CDI à Clermont-Ferrand

À Clermont-Ferrand, le poste d'ingénieur qualité en CDI ne se résume pas à une filière : la ville juxtapose cinq univers industriels qui n'obéissent pas au même référentiel, et cette diversité — peu commune pour une agglomération de cette taille — façonne le métier autant que le tissu lui-même.

Le premier repère est le pneumatique. La Manufacture Française des Pneumatiques Michelin (MFPM) réunit dans l'agglomération son siège, place des Carmes Déchaux, plusieurs sites de production (La Combaude, Gravanches) et son centre de recherche et d'essais de Ladoux, à Cébazat — un ensemble siège, usine et R&D rassemblé sur un même bassin. Ici, l'IATF 16949, référentiel de l'automobile, s'applique non pas à des moteurs mais au pneu, monté en première monte : la qualité porte sur le caoutchouc et l'élastomère, de la formulation à la série. La nuance est décisive. Dans un bassin d'acier et de moteurs, l'IATF renverrait à des culasses ou à des boîtes de vitesses ; à Clermont, elle renvoie à la gomme.

Les repères suivants n'ont, eux, aucun équivalent dans une ville de métallurgie lourde. Autour du Biopôle Clermont-Limagne, à Saint-Beauzire, le groupe Limagrain (Limagrain Europe, Vilmorin & Cie, Limagrain Ingredients) fait vivre une qualité semencière : certification officielle des semences, essais en laboratoires accrédités ISTA, et, côté ingrédients, sécurité des aliments sous FSSC 22000. À Riom, le site de Fareva Mirabel et, à Clermont, les Laboratoires MSD-Chibret fabriquent des médicaments sous BPF/GMP, sous la tutelle de l'ANSM. À Volvic, la Société des Eaux de Volvic embouteille une eau minérale naturelle, soumise au régime réglementaire des eaux minérales et aux contrôles de l'ARS.

Le cinquième repère est aéronautique, mais sous une forme « matière » : SN Auvergne Aéronautique, à Aulnat, et Aubert & Duval, à Aubière, travaillent l'aluminium et les superalliages sous EN 9100 et Nadcap. Là encore, l'opposition avec un bassin d'assemblage est nette — l'EN 9100 clermontoise ne recouvre pas des nacelles ou des trains d'atterrissage, mais la métallurgie des métaux légers et les procédés spéciaux.

Cette palette — pneu, semence, médicament, eau, métaux d'aviation — distingue aussi l'ingénieur qualité de l'ingénieur méthodes : le second conçoit et industrialise le procédé de fabrication, quand le premier en vérifie le résultat et atteste la conformité du produit à la norme qui s'y applique. Elle explique enfin la demande continue du bassin : chaque univers réclame ses propres audits, ses propres essais et sa propre traçabilité, et un même territoire les fait tous coexister.

Les employeurs de Clermont-Ferrand qui recrutent ce profil

Cinq univers normatifs se partagent le bassin clermontois, et c'est leur coexistence sur un même territoire — non l'un d'eux pris isolément — qui définit le poste d'ingénieur qualité ici.

Le pneumatique et le caoutchouc. La Manufacture Française des Pneumatiques Michelin (MFPM) est l'employeur structurant. Son siège, place des Carmes Déchaux à Clermont (NAF 22.11Z, tranche 2 000 à 4 999 salariés), coiffe une empreinte industrielle qui réunit le site de La Combaude (63000, 500 à 999 salariés) et celui de Gravanches, rue de la Grolière (63100, 1 000 à 1 999 salariés). Sur ces lignes, la qualité relève de l'IATF 16949, le pneu étant un composant de première monte : APQP, plans de surveillance et maîtrise des procédés de mélange, de calandrage et de cuisson du caoutchouc. À part, le centre de recherche et d'essais de Ladoux, à Cébazat (NAF 72.19Z recherche-développement, 2 000 à 4 999 salariés), déplace le métier vers la R&D matériaux et les essais : l'ingénieur qualité y côtoie la métrologie et les laboratoires d'essais relevant de l'ISO/IEC 17025, de la formulation d'élastomères à la validation en série. Trelleborg, dans la ZI de La Combaude à Clermont (NAF 22.19Z, 500 à 999 salariés), transforme le caoutchouc et les polymères en pièces industrielles (antivibratoire, étanchéité) ; selon le marché servi, sa qualité s'appuie sur l'IATF ou sur l'ISO 9001.

Le cluster semencier de la Limagne. Au nord de Clermont, dans la plaine de la Limagne, le groupe Limagrain déploie autour du Biopôle Clermont-Limagne, à Saint-Beauzire, un ensemble semencier dense. Limagrain Europe (NAF 01.11Z) exploite des établissements à Chappes (63720) et à Saint-Beauzire (63360), chacun dans la tranche 200 à 249 salariés ; la coopérative Limagrain est présente à Ennezat (63720, 250 à 499 salariés) ; Vilmorin & Cie (NAF 01.30Z) tient des sites à Saint-Beauzire et à Chappes (100 à 199 salariés). La qualité y prend une forme propre au végétal : certification officielle des semences et essais en laboratoires accrédités ISTA — pureté variétale et spécifique, faculté germinative, état sanitaire des lots. Le versant alimentaire est porté par Limagrain Ingredients, dont l'usine de Saint-Ignat (63720, NAF 10.61B, 100 à 199 salariés) et le centre de R&D de Riom (50 à 99 salariés) travaillent sous FSSC 22000 et ISO 22000.

Le pôle pharmaceutique. À Riom, Fareva Mirabel (route de Marsat, 63200, NAF 21.20Z, 250 à 499 salariés) fabrique des formes stériles et injectables sous BPF/GMP, avec l'exigence de l'annexe 1 sur les produits stériles. Le site, exploité de longue date par MSD, a été cédé à Fareva le 18 janvier 2021. À Clermont même, les Laboratoires Merck Sharp & Dohme-Chibret (rue Alan Turing, 63000, NAF 21.20Z, 100 à 199 salariés) relèvent également des bonnes pratiques de fabrication, sous la tutelle de l'ANSM. Pour l'ingénieur qualité, ce pôle impose la discipline documentaire du médicament : revue des dossiers de lot, gestion des déviations, assurance de la stérilité. Au-delà du bassin, la filière pharma-chimie se prolonge à Vertolaye avec EUROAPI (principes actifs pharmaceutiques, 500 à 999 salariés, à ~55 km à l'est), sous BPF également.

L'eau minérale. À Volvic, la Société des Eaux de Volvic, dans la ZI du Chancet (63530, NAF 11.07A, 500 à 999 salariés), embouteille une eau minérale naturelle : la qualité y conjugue la sécurité des aliments (ISO 22000, FSSC 22000) et le régime réglementaire propre aux eaux minérales, sous le contrôle de l'ARS. C'est un référentiel agroalimentaire que ni le pneu, ni les métaux, ni la pharmacie ne préparent.

La filière aéronautique des métaux légers. L'aéronautique clermontoise n'est pas une affaire d'assemblage mais de matière. SN Auvergne Aéronautique, à Aulnat, en zone aéroportuaire (NAF 30.30Z, 200 à 249 salariés), produit des aérostructures sous EN 9100 et Nadcap. Aubert & Duval, à Aubière (allée Alan Turing, NAF 25.50A forge et estampage, 200 à 249 salariés) — groupe repris en 2023 par un consortium réunissant Airbus, Safran et Tikehau — travaille les superalliages et aciers spéciaux selon l'EN 9100, le programme Nadcap et les spécifications AMS des donneurs d'ordre. L'électronicien NSE complète le tissu, à Riom (NAF 26.12Z cartes électroniques, 100 à 199 salariés) et à Clermont (10 à 19 salariés), sur les marchés aéronautique, défense et énergie. La même filière se prolonge hors du bassin : Constellium, à Issoire (à ~35 km au sud, NAF 24.42Z, 1 000 à 1 999 salariés), lamine l'aluminium aéronautique sous EN 9100 et Nadcap ; Aubert & Duval exploite son grand site métallurgique des Ancizes-Comps (à ~35 km au nord-ouest, 1 000 à 1 999 salariés) et l'usine du Piat à Issoire ; Issoire Aviation, au Broc (à ~35 km au sud), produit des aérostructures composites. Ici, l'EN 9100 se lit en aluminium et en superalliages, non en nacelles.

Deux variantes complètent le paysage sans se confondre avec la qualité industrielle. Au CHU de Clermont-Ferrand (site Gabriel-Montpied, 5 000 à 9 999 salariés), la qualité et la gestion des risques relèvent de la certification de la Haute Autorité de santé, non des normes ISO de production. Et chez Proteor, à Romagnat (orthopédie et dispositifs médicaux, petit établissement), c'est l'ISO 13485 qui s'applique — une illustration, à petite échelle, de la qualité des dispositifs médicaux.

C'est cette coexistence de cinq grammaires qualité — pneu, semence, médicament, eau, métaux d'aviation — que peu d'agglomérations réunissent, et qui fait du bassin clermontois un territoire où l'ingénieur qualité peut exercer cinq métiers sous un même intitulé.

Rémunération d'un ingénieur qualité à Clermont-Ferrand en 2026

L'APEC ne publie pas de barème à l'échelle d'une ville : ses mesures s'arrêtent à la région. Pour situer la rémunération d'un ingénieur qualité clermontois, on part donc de l'Auvergne-Rhône-Alpes. Selon le Baromètre 2025 de la rémunération des cadres (APEC, publié le 18 novembre 2025 ; salaire annuel brut, fixe et variable, situation au 30 juin 2025), la rémunération médiane des cadres de la région s'établit à 53 k€, contre 55 k€ au niveau national. La même source place 80 % des cadres régionaux dans une fourchette allant de 38 k€ à 87 k€ : cet intervalle large tient à la distance entre un profil qui débute et un profil confirmé pilotant une direction qualité multi-sites.

Ces repères sont régionaux et tous secteurs confondus ; ils ne fixent pas le niveau d'un poste d'ingénieur qualité précis, qui dépend de trois facteurs propres au bassin. Le premier est le référentiel exercé. L'assurance qualité pharmaceutique sous BPF/GMP (Fareva à Riom, MSD-Chibret à Clermont), l'assurance qualité aéronautique EN 9100 sur métaux légers (SN Auvergne Aéronautique, Aubert & Duval) et la qualité IATF 16949 du pneu (Michelin) ne se valorisent pas de la même manière : chacune suppose un corpus normatif distinct, et un profil rare sur un référentiel exigeant se négocie mieux. Le deuxième facteur est la séniorité. Un ingénieur qualité débutant intervient sur un périmètre délimité — un atelier, une famille de produits, un plan de surveillance ; un profil confirmé prend en charge les audits, la relation clients ou fournisseurs et le traitement des non-conformités majeures ; un profil senior structure un système qualité complet ou anime la qualité de plusieurs établissements, comme en comptent Michelin ou Limagrain dans l'agglomération. Le troisième facteur est la part variable, propre à chaque groupe et généralement plus étoffée dans les grands employeurs industriels.

Un élément distingue enfin le bassin clermontois : il concentre non seulement des usines, mais aussi des sièges et des centres de recherche — le siège de Michelin, le centre d'essais de Ladoux, les fonctions centrales de Limagrain. Ces implantations élargissent l'éventail des postes qualité au-delà du contrôle d'atelier, vers l'assurance qualité de développement, la métrologie de laboratoire ou la qualité fournisseurs à l'échelle d'un groupe — des fonctions qui, à référentiel égal, se situent plutôt dans le haut de la fourchette régionale. Les montants cités ici demeurent toutefois des repères : seule la négociation, au regard du référentiel maîtrisé et de l'ancienneté, arrête le niveau réel d'un poste donné.

Spécialités les plus demandées à Clermont-Ferrand

Qualité IATF 16949 du pneu et des procédés caoutchouc

Chez la Manufacture Française des Pneumatiques Michelin (MFPM), à Clermont, le pneu est un composant de première monte : la qualité relève de l'IATF 16949, mais appliquée au caoutchouc et non à la mécanique. L'ingénieur qualité process y déploie l'APQP en développement, verrouille les plans de surveillance sur les procédés de mélange, de calandrage et de cuisson, et pilote la maîtrise statistique des caractéristiques critiques de la gomme — là où un bassin de moteurs raisonnerait en cotes d'usinage.

Essais matériaux et métrologie ISO/IEC 17025 au centre de Ladoux

Au centre de recherche et d'essais Michelin de Ladoux, à Cébazat, le métier bascule vers le laboratoire. L'ingénieur qualité y accompagne les essais matériaux et la métrologie relevant de l'ISO/IEC 17025 : maîtrise des méthodes d'essai sur élastomères, gestion des incertitudes de mesure, étalonnage et raccordement des moyens. C'est une qualité de R&D et de caractérisation — valider une propriété matière avant la série —, distincte du contrôle de production des usines de pneus voisines.

Certification des semences et essais ISTA

Dans le cluster semencier de la Limagne, chez Limagrain Europe et Vilmorin & Cie (Chappes, Saint-Beauzire), la qualité prend une forme végétale sans équivalent industriel. L'ingénieur qualité y encadre la certification officielle des semences et les essais en laboratoires accrédités ISTA : pureté variétale et spécifique, faculté germinative, état sanitaire des lots. La traçabilité y remonte jusqu'à la production au champ, un référentiel que ni le pneu ni les métaux ne préparent.

Assurance qualité pharmaceutique BPF/GMP des formes stériles

À Riom, chez Fareva Mirabel, la fabrication de formes stériles et injectables impose les bonnes pratiques de fabrication (BPF/GMP), avec l'exigence de l'annexe 1 sur les produits stériles. L'ingénieur assurance qualité y vit sur la revue des dossiers de lot, la gestion des déviations et des CAPA, la qualification des équipements et le maintien de l'état validé, sous la tutelle de l'ANSM. C'est le référentiel le plus documentaire des cinq univers du bassin.

Sécurité des aliments et régime des eaux minérales

À Volvic, la Société des Eaux de Volvic embouteille une eau minérale naturelle : la qualité y conjugue la sécurité des aliments (ISO 22000, FSSC 22000, méthode HACCP) et le régime réglementaire propre aux eaux minérales, sous le contrôle de l'ARS. L'ingénieur qualité y surveille la constance de la composition, l'hygiène des lignes de conditionnement et la conformité de l'étiquetage — un cahier des charges agroalimentaire absent des filières pneu, pharma et métaux du bassin.

Assurance qualité aéronautique EN 9100 sur superalliages

Chez Aubert & Duval, à Aubière et sur son grand site des Ancizes-Comps (à ~35 km), la qualité aéronautique porte sur la matière : superalliages et aciers spéciaux forgés et estampés. L'ingénieur qualité y travaille sous EN 9100, accréditation Nadcap des procédés spéciaux et spécifications AMS des donneurs d'ordre : contrôle métallurgique, essais mécaniques, traçabilité des coulées. L'EN 9100 clermontoise s'écrit ici en métallurgie des métaux légers, non en assemblage de nacelles.

Compétences et référentiels attendus à Clermont-Ferrand

La compétence première de l'ingénieur qualité à Clermont-Ferrand est de savoir dans quel référentiel il opère, car le bassin en fait coexister cinq qui ne se traduisent pas l'un dans l'autre.

L'IATF 16949 est le socle du pneumatique et du caoutchouc : exigé chez Michelin et, selon le marché servi, chez Trelleborg. Il s'accompagne d'outils précis — l'APQP qui planifie la qualité en amont du produit, le PPAP qui fige l'accord sur les premiers échantillons, le MSA qui éprouve les moyens de mesure, le SPC qui pilote la série par cartes de contrôle — mais appliqués à des procédés de mélange et de cuisson d'élastomères plutôt qu'à l'usinage. L'ISO/IEC 17025 lui répond au laboratoire, au centre de Ladoux comme dans les labos semenciers : accréditation des méthodes d'essai, maîtrise des incertitudes de mesure, étalonnage et raccordement métrologique. Cette compétence essais-métrologie est directement nourrie, à l'échelle locale, par le BUT Mesures Physiques d'Aubière.

L'EN 9100 est le deuxième grand référentiel ; il se double du programme Nadcap et des spécifications AMS chez SN Auvergne Aéronautique, Aubert & Duval et, hors bassin, Constellium. L'ingénieur qualité y maîtrise la First Article Inspection, les procédés spéciaux — traitements thermiques, contrôles non destructifs — et une traçabilité matière serrée, de la coulée à la pièce. Le troisième univers relève de la sécurité des aliments : FSSC 22000, ISO 22000 et méthode HACCP structurent la qualité chez Limagrain Ingredients et à Volvic, où s'ajoutent, pour la filière végétale, la certification officielle des semences et les essais ISTA. Le quatrième, pharmaceutique, obéit aux BPF/GMP (Fareva, MSD-Chibret) : revue des dossiers de lot, gestion des déviations et des CAPA, qualification des équipements et maintien de l'état validé sous le contrôle de l'ANSM. L'ISO 9001 demeure le socle transversal commun.

Cette palette de cinq grammaires — le management IATF du caoutchouc, les essais ISO/IEC 17025, l'assurance EN 9100 des métaux légers, la sécurité alimentaire des semences et de l'eau, les BPF du médicament — distingue le bassin clermontois d'un territoire mono-industriel. Elle situe aussi le métier face à la fonction méthodes : là où l'ingénieur méthodes met au point et fiabilise la ligne de fabrication, l'ingénieur qualité en audite les sorties et engage la conformité du produit à sa norme. Sur les sites de matière — Aubert & Duval, Constellium —, les outils de management cèdent d'ailleurs le pas aux essais mécaniques, à la métallographie et au contrôle des coulées : la conformité s'y prouve sur la matière autant que sur le système. Maîtriser plusieurs de ces référentiels à la fois est un atout que seul un bassin aussi diversifié rend accessible sur un même territoire.

Formations locales qui mènent à ce métier

L'appareil de formation qui alimente la qualité industrielle clermontoise se concentre au sud de l'agglomération, sur le campus universitaire des Cézeaux, à Aubière. À l'IUT d'Aubière (Université Clermont Auvergne), deux BUT irriguent directement le métier. Le BUT Mesures Physiques, orienté métrologie et instrumentation, forme à l'essai et à la mesure qui sont au cœur des laboratoires accrédités ISO/IEC 17025 du bassin, de Ladoux aux laboratoires semenciers. Le BUT Génie Biologique, lui, prépare aux univers bio, agroalimentaire et pharmaceutique de la Limagne, de Limagrain à Fareva. À l'inverse d'autres académies, il n'existe pas de BUT QLIO à Clermont : la voie qualité y passe par la mesure, la biologie et l'ingénierie généraliste, non par un cursus qualité-logistique dédié.

Côté écoles d'ingénieurs, SIGMA Clermont — née en 2016 de la fusion de l'IFMA et de l'ENSCCF — réunit sur le campus des Cézeaux la mécanique avancée, la chimie, le génie industriel et les matériaux hautes performances, en prise directe avec les enjeux matériaux des filières pneu et métaux légers. Polytech Clermont, composante de Clermont Auvergne INP au sein de l'Université Clermont Auvergne, propose six spécialités, dont Génie des systèmes de production et Génie biologique : deux voies qui mènent aux fonctions qualité et industrialisation, l'une du côté mécanique, l'autre du côté agro-pharmaceutique.

L'intérêt de ce maillage tient à son adossement à la recherche locale. L'Institut Pascal (unité mixte CNRS - Université Clermont Auvergne) travaille la mécanique, les procédés et la robotique, et abrite le laboratoire commun FACTOLAB avec Michelin ; l'Institut de Chimie de Clermont-Ferrand (ICCF) porte le laboratoire commun BioDLab avec Michelin, consacré notamment à la dégradation des gommes de pneus. Ces structures ne délivrent pas de diplôme en qualité, mais elles offrent, à un profil qui vise les essais matériaux, la métrologie ou l'assurance qualité de développement, des points de contact concrets avec les méthodes qu'appliquent les laboratoires du bassin. Le campus des Cézeaux rassemble ainsi, sur un même site, la formation d'ingénieurs, la mesure physique et la recherche sur les matériaux — trois briques directes du métier d'ingénieur qualité industrielle.

Trouver un poste d'ingénieur qualité CDI à Clermont-Ferrand

Décrocher un CDI d'ingénieur qualité à Clermont-Ferrand suppose de cibler le bon univers, chacun recrutant sur son propre référentiel. Les employeurs les plus régulièrement demandeurs sont Michelin et sa R&D de Ladoux (pneu, IATF 16949, essais ISO/IEC 17025), le cluster semencier de la Limagne (Limagrain, Vilmorin — certification des semences, ISTA, FSSC 22000), le pôle pharmaceutique de Riom (Fareva, MSD-Chibret — BPF/GMP), l'eau minérale de Volvic et la filière aéronautique des métaux légers (SN Auvergne Aéronautique à Aulnat, Aubert & Duval à Aubière, et à ~35 km Constellium et Issoire Aviation, à Issoire). Selon le référentiel maîtrisé, la candidature s'oriente d'elle-même : un profil IATF vers le pneu et le caoutchouc, un profil EN 9100 et Nadcap vers les métaux légers, un profil BPF vers la pharmacie, un profil sécurité des aliments vers les semences et l'eau.

Les pôles de compétitivité du territoire offrent des points de réseau utiles. VEGEPOLYS VALLEY, pôle du végétal né en 2019 de la fusion de deux pôles antérieurs, fédère notamment Limagrain et Vilmorin ; CIMES, pôle de la mécanique installé au parc de La Pardieu à Clermont, travaille l'ingénierie des surfaces et les procédés avancés. Ce sont deux écosystèmes où se croisent les entreprises qui recrutent des ingénieurs qualité et industrialisation. Le Biopôle Clermont-Limagne, à Saint-Beauzire, concentre de son côté les acteurs du semencier et des biotechnologies. Le maillage de formation des Cézeaux — SIGMA Clermont, Polytech Clermont, IUT d'Aubière — constitue un point d'entrée supplémentaire, en particulier pour les profils qualité matériaux et métrologie.

Publier son dossier de compétences sur BinchamTalent permet d'être identifié directement par les responsables qualité de ces sites, en direct : plutôt que de postuler à l'aveugle, l'ingénieur qualité y rend visibles les référentiels qu'il maîtrise (IATF 16949, EN 9100, BPF/GMP, FSSC 22000, ISO/IEC 17025), ses outils (APQP, SPC, MSA, audits, métrologie) et sa mobilité sur le bassin clermontois, et laisse les recruteurs du territoire venir à lui.

Questions fréquentes

Quels employeurs recrutent des ingénieurs qualité en CDI à Clermont-Ferrand ?

Le bassin recrute sur cinq univers distincts. Le pneumatique et le caoutchouc : Michelin (MFPM), présent à Clermont avec son siège, ses usines de La Combaude et de Gravanches (500 à 4 999 salariés selon les sites) et sa R&D de Ladoux à Cébazat, ainsi que Trelleborg (500 à 999 salariés). Les semences : Limagrain et Vilmorin, dans la Limagne. La pharmacie : Fareva à Riom (250 à 499) et MSD-Chibret à Clermont (100 à 199). L'eau minérale : la Société des Eaux de Volvic (500 à 999). Les métaux d'aviation : SN Auvergne Aéronautique à Aulnat (200 à 249) et Aubert & Duval à Aubière, prolongés à ~35 km par Constellium et Issoire Aviation, à Issoire.

Pourquoi l'IATF 16949, à Clermont, concerne-t-elle le pneu et non des moteurs ?

Parce que le pneu est, pour un constructeur automobile, un composant de première monte : à ce titre, il relève du référentiel qualité de la filière automobile, l'IATF 16949. Mais chez Michelin (MFPM) et, selon son marché, chez Trelleborg, cette norme s'applique au caoutchouc et aux élastomères — formulation, mélange, calandrage, cuisson — et non à l'usinage de pièces mécaniques. C'est une différence de fond avec un bassin de moteurs ou de transmissions, où l'IATF 16949 encadrerait des opérations d'usinage et d'assemblage. À Clermont, l'IATF, c'est la gomme.

Qu'est-ce qui distingue la qualité aéronautique clermontoise sous EN 9100 ?

Elle porte sur la matière, non sur l'assemblage. Aubert & Duval, à Aubière et sur son site des Ancizes-Comps (à ~35 km), forge des superalliages et des aciers spéciaux ; Constellium, à Issoire (à ~35 km), lamine l'aluminium aéronautique ; SN Auvergne Aéronautique, à Aulnat, produit des aérostructures. Tous relèvent de l'EN 9100 et de l'accréditation Nadcap des procédés spéciaux, avec les spécifications AMS des donneurs d'ordre. L'ingénieur qualité y raisonne en contrôle métallurgique, essais mécaniques et traçabilité des coulées — une qualité aéronautique de la matière, distincte de l'assemblage de nacelles ou de trains d'atterrissage.

Combien gagne un ingénieur qualité en CDI dans la région de Clermont-Ferrand ?

Faute de barème communal — l'APEC mesure par région —, on se réfère à l'Auvergne-Rhône-Alpes. Selon le Baromètre 2025 de l'APEC (publié le 18 novembre 2025, salaire annuel brut fixe et variable), la rémunération médiane des cadres de la région est de 53 k€, contre 55 k€ au niveau national, 80 % des cadres régionaux se situant entre 38 k€ et 87 k€. Le niveau réel d'un poste dépend du référentiel exercé (BPF, EN 9100, IATF), de la séniorité et de la part variable ; ces repères, régionaux et tous secteurs confondus, ne constituent pas un chiffre propre à Clermont.

Où se former au métier d'ingénieur qualité à Clermont-Ferrand ?

L'offre se concentre sur le campus des Cézeaux, à Aubière. À l'IUT d'Aubière, le BUT Mesures Physiques (métrologie, instrumentation) prépare aux essais et à la mesure des laboratoires du bassin, et le BUT Génie Biologique aux univers agroalimentaire et pharmaceutique de la Limagne. SIGMA Clermont, née en 2016 de la fusion de l'IFMA et de l'ENSCCF, forme aux matériaux et au génie industriel ; Polytech Clermont propose notamment les spécialités Génie des systèmes de production et Génie biologique. Il n'existe pas de BUT QLIO à Clermont : la voie qualité y passe par la mesure, la biologie et l'ingénierie.

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