Ingénieur Qualité CDI à Saint-Étienne

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Le marché du poste d'ingénieur qualité CDI à Saint-Étienne

À Saint-Étienne, le poste d'ingénieur qualité en CDI se joue d'abord sur une singularité que peu de bassins français peuvent revendiquer : la concentration du textile médical et de la compression. Saint-Étienne Métropole met en avant un label officiel, « Leader in medical textiles », et il se vérifie dans le tissu productif. Thuasne (production à Saint-Étienne), Sigvaris (leader mondial de la compression médicale, à Saint-Just-Saint-Rambert), Gibaud (orthopédie textile, à Saint-Étienne), Urgo Advanced Textile (soin des plaies, à Veauche) et Marle Finishing (finition d'implants, à La Talaudière) y fabriquent des dispositifs médicaux. Ce n'est pas un secteur industriel parmi d'autres : il place l'ingénieur qualité sous le Règlement (UE) 2017/745 (MDR) et la norme ISO 13485, un cadre réglementaire propre au dispositif médical qu'aucune autre spécialité qualité ne partage.

Le deuxième axe est la métallurgie de forge et la sidérurgie d'aciers spéciaux, héritée du passé manufacturier du bassin. Aubert & Duval, à Firminy, élabore des superalliages pour l'aéronautique, la défense et le nucléaire ; Industeel France (groupe ArcelorMittal), à Châteauneuf, lamine des tôles fortes pour les appareils sous pression ; Setforge, à L'Horme, et Barriol et Dallière Industries, à Andrézieux-Bouthéon, forgent et estampent pour l'aéronautique et l'énergie. Ici la qualité ne relève plus du dispositif médical mais de l'EN 9100, de la qualification Nadcap et des certificats matière EN 10204 — une grammaire sans recouvrement avec la précédente.

Le troisième ensemble tient à l'optique de précision et à l'héritage reconverti. Le site Thales de Saint-Héand perpétue l'héritage Angénieux d'objectifs et d'optronique ; le Laboratoire Hubert Curien et le LabEx MANUTECH-SISE ancrent la recherche en photonique et en ingénierie des surfaces. Autour, la reconversion de l'ancienne Manufacture d'armes de Saint-Étienne — manufacture d'État fermée en 2001, dont les douze hectares accueillent désormais la Cité du Design, une école d'art et de design et un centre de recherche en vision optique — illustre la mutation du bassin : la rubanerie et la passementerie y sont devenues textile technique et médical, l'armurerie et le cycle, mécanique de précision et dispositif médical.

Cette pluralité de référentiels — ISO 13485 et MDR du dispositif médical, EN 9100 de la forge aéronautique, contrôle métallurgique de l'acier, ingénierie des surfaces — distingue le métier d'ingénieur qualité de celui d'ingénieur méthodes : là où les méthodes mettent la ligne au point, la qualité atteste que le produit est conforme à son référentiel. Elle explique aussi pourquoi Saint-Étienne, seule ville française du réseau UNESCO des villes créatives de design depuis 2010 — distinction que prolonge la Biennale internationale du design, organisée dans la ville depuis 1998 —, a fait de l'industrialisation soignée une part de son identité, où la fonction qualité occupe une place structurante.

Les employeurs de Saint-Étienne qui recrutent ce profil

Le bassin stéphanois fait travailler l'ingénieur qualité sur plusieurs univers normatifs qui ne partagent presque rien, et c'est le cœur médical qui le distingue de tout autre territoire.

Le textile médical et la compression forment ce cœur, que Saint-Étienne Métropole met en avant sous le label « Leader in medical textiles ». Thuasne, à Saint-Étienne (NAF 13.96Z, quatre établissements dans la commune, de la tranche 200-249 à 20-49 salariés), y garde son centre industriel historique — compression veineuse, orthopédie souple et textiles connectés — même si son siège social est à Levallois-Perret ; l'ingénieur qualité y travaille sous ISO 13485 et Règlement (UE) 2017/745 (MDR), avec maîtrise du dossier technique et validation des procédés textiles. À une vingtaine de kilomètres, dans le bassin stéphanois mais hors métropole, Sigvaris, à Saint-Just-Saint-Rambert (250-499 salariés, NAF 13.96Z, avec une filature à Andrézieux-Bouthéon), est leader mondial de la compression médicale ; Saint-Étienne Métropole et la presse économique lui prêtent de l'ordre de 830 salariés sur quatre sites et 39 % du marché français. Gibaud, à Saint-Étienne (NAF 13.96Z, 100-199 salariés), marque du groupe Innothera présente dans la ville depuis plus d'un siècle, ajoute l'orthopédie textile. Marle Finishing, à La Talaudière (NAF 32.50A, 50-99 salariés), finit des implants orthopédiques : dispositif médical de classe III, donc traçabilité UDI et exigences documentaires renforcées. Urgo Advanced Textile, à Veauche (bassin stéphanois, à ~20 km, NAF 13.92Z, 100-199 salariés), fabrique les textiles des pansements et du soin des plaies ; Neyret Textile Identification, à Saint-Étienne (NAF 13.96Z, 50-99 salariés), tisse rubans et étiquettes techniques et médicaux. Tous relèvent du même socle — ISO 13485 et MDR — qui fait de la conformité réglementaire du dispositif médical l'axe le plus recherché du bassin.

Cette densité a son animateur : Novéka, cluster du dispositif médical et de la e-santé créé en 1993, qui fédère une cinquantaine de structures depuis la Grande Usine Créative du quartier de la Manufacture, à Saint-Étienne, et que préside le directeur général de Sigvaris Group France. Le même savoir-faire textile irrigue des activités techniques non médicales — Julien Faure (rubans tissés) à Saint-Just-Saint-Rambert, les Établissements Samuel Roche (élastiques) à La Ricamarie, Euro Sandow (élastiques techniques) à Saint-Étienne — héritières directes de la rubanerie et de la passementerie stéphanoises.

Le deuxième univers est la métallurgie et l'acier. Aubert & Duval, à Firminy (NAF 25.50A, 100-199 salariés), élabore superalliages et aciers spéciaux pour l'aéronautique, la défense et le nucléaire ; l'établissement a été repris en avril 2023 par Airbus, Safran et Tikehau Capital, et la qualité y vit sous EN 9100, qualification Nadcap des procédés spéciaux et spécifications matière AMS, avec une traçabilité de coulée stricte. Industeel France (groupe ArcelorMittal), à Châteauneuf (250-499 salariés) et Saint-Chamond (20-49 salariés, NAF 24.10Z), lamine tôles fortes et aciers spéciaux pour appareils sous pression et nucléaire : la conformité y passe par les certificats matière EN 10204 (3.1 et 3.2), la directive équipements sous pression 2014/68/UE et les codes de construction RCC-M et ASME. Setforge, à L'Horme (groupe Farinia, NAF 25.50A, 50-99 salariés), et Barriol et Dallière Industries, à Andrézieux-Bouthéon (bassin stéphanois, à ~20 km, NAF 25.50A, 50-99 salariés), forgent et estampent pour l'aéronautique, la défense et l'énergie, sous EN 9100 et Nadcap. Loire Industrie, à Saint-Chamond (NAF 24.20Z, 50-99 salariés), produit des tubes d'acier contrôlés par essais non destructifs et certificats EN 10204.

Autour de ces deux cœurs gravitent des métiers qualité tout aussi normés. Le traitement de surface et thermique — procédés spéciaux qualifiés Nadcap — est porté par Techniques Surfaces Andrézieux, à Andrézieux-Bouthéon (bassin stéphanois, à ~20 km, du groupe HEF, spécialiste stéphanois de l'ingénierie des surfaces, NAF 25.61Z, 200-249 salariés), où la qualité relève de Nadcap, de l'IATF 16949 automobile et de l'ISO 9001, et par Bodycote, à La Talaudière (traitement thermique, NAF 25.61Z, 20-49 salariés, siège France à Saint-Priest), sous Nadcap et CQI-9. Le levage et la mécanique de précision réunissent Haulotte Group, dont le siège est à Lorette (nacelles élévatrices, leader européen des plateformes de travail en hauteur, NAF 28.22Z, production de 250-499 salariés), qui relève de la directive Machines 2006/42/CE et de la norme EN 280, et Cefimeca, à La Talaudière (usinage de précision, NAF 25.62B, 50-99 salariés), où l'ingénieur qualité vit sur le contrôle dimensionnel et la métrologie sous ISO 9001. L'optique et l'optronique s'appuient sur le site Thales de Saint-Héand (NAF 26.70Z, 250-499 salariés), qui perpétue l'héritage Angénieux d'objectifs de cinéma et d'optronique sous EN 9100, et sur KNDS Optronics, à Saint-Étienne (NAF 25.40Z, 20-49 salariés). L'héritage armurier reste vivant avec Verney-Carron, à Saint-Étienne (fondée en 1820, dernier grand armurier de la ville, NAF 25.40Z, 50-99 salariés, réglementation des armes, épreuve et contrôle sous ISO 9001), et avec KNDS, à Saint-Chamond (NAF 25.40Z, 50-99 salariés), qui produit des systèmes de défense NRBC sur le site historique de la Manufacture de Saint-Chamond. Enfin, Focal JMlab, à La Talaudière (enceintes et casques haut de gamme, NAF 26.40Z, 250-499 salariés), ajoute une qualité électronique sous ISO 9001, marquage CE (compatibilité électromagnétique, basse tension) et exigences RoHS et REACH.

Cette juxtaposition — le dispositif médical, la forge d'aciers spéciaux, l'ingénierie des surfaces, l'optique et l'électronique — fait qu'un ingénieur qualité peut, à Saint-Étienne, changer entièrement de référentiel sans jamais quitter le bassin.

Rémunération d'un ingénieur qualité à Saint-Étienne en 2026

La rémunération de l'ingénieur qualité en CDI se lit à deux échelles, faute de mesure fiable à la commune : aucune source ne publie de barème propre à Saint-Étienne, et ce contenu n'en invente pas.

Au niveau national et tous secteurs confondus, la fonction se situe autour de 33 à 49 k€ brut par an, pour une moyenne indicative proche de 40 k€. C'est un repère de métier, pas une donnée stéphanoise.

À l'échelle régionale, l'APEC fournit le seul point vérifiable pour Auvergne-Rhône-Alpes, mais il faut le lire pour ce qu'il est. Selon le Baromètre 2025 de la rémunération des cadres (APEC), la rémunération médiane de l'ensemble des cadres de la région s'établit à 53 k€ (fixe et variable cumulés), avec 80 % des cadres entre 38 et 87 k€. Ce chiffre couvre tous les cadres régionaux, toutes fonctions confondues : il ne mesure pas l'ingénieur qualité en particulier et sert seulement de cadre de comparaison. Rapproché de la fourchette nationale du métier, il situe l'ingénieur qualité dans la moitié basse à médiane de la distribution des cadres, ce qui correspond à une fonction technique intermédiaire plus qu'à un poste de direction.

Sans mesure propre à la ville, la rémunération progresse nettement avec l’expérience et le périmètre : un profil qualité débutant se situe dans le bas de la fourchette nationale de la fiche APEC, un profil confirmé au-dessus, et un responsable qualité pilotant un système complet ou plusieurs sites dans le haut du spectre régional. Ces ordres de grandeur dépendent avant tout du référentiel exercé et de sa rareté.

C'est là que le tissu stéphanois pèse sur la valeur du poste. Un ingénieur qualité rompu à l'ISO 13485 et au MDR du dispositif médical — le socle de Thuasne, Sigvaris, Gibaud, Marle ou Urgo — exerce une compétence réglementée que peu de bassins concentrent. De même, la maîtrise de l'EN 9100 et de la qualification Nadcap des procédés spéciaux (Aubert & Duval, Setforge, Techniques Surfaces Andrézieux) ou des certificats matière EN 10204 de la sidérurgie (Industeel) valorise un profil au-delà d'un généraliste qualité. La rémunération réelle d'un poste dépend donc du secteur — dispositif médical, forge aéronautique, acier, optique — de l'ancienneté et de la part variable propre à chaque groupe, davantage que d'un barème local qui n'existe pas.

Spécialités les plus demandées à Saint-Étienne

Assurance qualité du dispositif médical sous ISO 13485 et MDR

Chez Thuasne, à Saint-Étienne (compression veineuse et orthopédie souple, NAF 13.96Z), l'ingénieur qualité pilote un système de management ISO 13485 et applique le Règlement (UE) 2017/745 sur les dispositifs médicaux. Le quotidien porte sur la maîtrise documentaire du dossier technique, la validation des procédés de fabrication textile, le contrôle des matières et la gestion des non-conformités — une qualité réglementée qui distingue nettement le dispositif médical des autres industries du bassin.

Traçabilité UDI et dossier de conception sur implants de classe III

Marle Finishing, à La Talaudière (finition d'implants orthopédiques, NAF 32.50A, 50-99 salariés), relève du dispositif médical de classe III, le niveau de risque le plus élevé. L'ingénieur qualité y gère l'identification unique des dispositifs (UDI), la traçabilité complète des lots et des matières implantables, la validation des procédés de finition et les dossiers exigés par le MDR. C'est un métier de rigueur documentaire où chaque implant doit rester traçable de la matière au patient.

Vigilance et surveillance après commercialisation du dispositif médical

Sigvaris, leader mondial de la compression médicale à Saint-Just-Saint-Rambert (bassin stéphanois, à ~20 km, NAF 13.96Z, 250-499 salariés), fait vivre à l'ingénieur qualité l'échelle internationale du dispositif médical : audits ISO 13485, matériovigilance et surveillance après commercialisation exigées par le MDR, gestion des réclamations et pilotage des indicateurs qualité sur plusieurs sites. La classe I de la compression n'allège pas la charge réglementaire — elle impose la même discipline de conformité et de documentation.

Procédés spéciaux Nadcap et EN 9100 sur superalliages aéronautiques

Aubert & Duval, à Firminy (superalliages et aciers spéciaux, NAF 25.50A, repris en 2023 par Airbus, Safran et Tikehau Capital), place l'ingénieur qualité sous EN 9100 et qualification Nadcap des procédés spéciaux, avec les spécifications matière AMS de l'aéronautique. Le poste porte sur la maîtrise métallurgique des coulées, la traçabilité matière stricte et le traitement des non-conformités selon une logique aéronautique et défense — un référentiel sans équivalent dans le dispositif médical voisin.

Certificats matière EN 10204 sur tôles fortes et aciers spéciaux

Industeel France (groupe ArcelorMittal), à Châteauneuf (tôles fortes et aciers spéciaux, NAF 24.10Z, 250-499 salariés), tourne la qualité vers la matière : émission des certificats matière EN 10204 (3.1 et 3.2), conformité à la directive équipements sous pression 2014/68/UE et aux codes de construction nucléaire RCC-M et ASME. L'ingénieur qualité y valide des propriétés d'acier destinées aux appareils sous pression et au nucléaire — un contrôle métallurgique de coulée et de tôle, très éloigné d'une qualité de série.

Optique de précision et First Article Inspection sous EN 9100

Le site Thales de Saint-Héand (optique de précision, NAF 26.70Z, 250-499 salariés), héritier du savoir-faire Angénieux d'objectifs de cinéma primés et d'optronique, mobilise l'ingénieur qualité sur l'EN 9100 de sa partie défense et aéronautique : First Article Inspection, maîtrise des procédés spéciaux et traçabilité des composants optroniques. C'est un versant du métier propre à l'optique de haute précision, distinct à la fois du dispositif médical et de la forge du bassin.

Compétences et référentiels attendus à Saint-Étienne

La compétence qui structure le métier à Saint-Étienne est de savoir sous quel référentiel on se trouve, car le bassin en fait cohabiter plusieurs qui ne se traduisent pas l'un dans l'autre.

Le socle le plus recherché est celui du dispositif médical : l'ISO 13485 comme norme de management et le Règlement (UE) 2017/745 (MDR) comme cadre réglementaire, exigés chez Thuasne, Sigvaris, Gibaud, Marle Finishing, Urgo et Neyret. Il s'accompagne d'outils propres au produit de santé : maîtrise du dossier technique, validation des procédés, gestion documentaire, surveillance après commercialisation et, pour les implants de classe III de Marle, identification unique des dispositifs (UDI) et traçabilité renforcée. C'est la compétence la plus distinctive du bassin, et la plus rare à réunir ailleurs.

Le deuxième socle est celui de l'aéronautique et de la défense : EN 9100, qualification Nadcap des procédés spéciaux et spécifications matière AMS, présents chez Aubert & Duval, Setforge, Barriol et Dallière Industries, ainsi que sur la partie défense du site Thales de Saint-Héand. Il repose sur la First Article Inspection, la maîtrise des procédés spéciaux et une traçabilité matière stricte. La sidérurgie d'Industeel ajoute un langage encore différent — certificats matière EN 10204 (3.1 et 3.2), directive équipements sous pression 2014/68/UE, codes RCC-M et ASME — centré sur la preuve des propriétés de l'acier.

À ces socles s'ajoutent des référentiels sectoriels : Nadcap et CQI-9 pour le traitement thermique (Bodycote), IATF 16949 pour les procédés du sous-traitant automobile (Techniques Surfaces Andrézieux), directive Machines 2006/42/CE et norme EN 280 pour le levage (Haulotte), enfin ISO 9001, marquage CE et exigences RoHS et REACH pour l'électronique (Focal JMlab). Par-dessous, l'ISO 9001 sert de base transverse à presque tous.

Le quotidien mobilise partout la même boîte à outils de preuve de conformité — audits de procédé, de produit et de système, métrologie et contrôle dimensionnel, essais et contrôles non destructifs, AMDEC, méthode 8D et gestion des non-conformités — mais son objet change du tout au tout selon le secteur : on valide une matière chez Industeel et Aubert & Duval, un dispositif de santé chez Thuasne et Marle, un système mécanique chez Haulotte. C'est cette capacité à passer d'un référentiel à l'autre, et non un outil unique, qui définit l'ingénieur qualité stéphanois — et qui le sépare de l'ingénieur méthodes, lequel industrialise le procédé quand la qualité en garantit la conformité.

Formations locales qui mènent à ce métier

L'appareil de formation stéphanois épouse précisément les deux cœurs qualité du bassin, le dispositif médical et la mécanique-matériaux. Mines Saint-Étienne y occupe une place centrale avec son Centre Ingénierie et Santé (CIS), qui porte un Master Ingénierie de la Santé (mention BMED), la formation d'ingénieur Génie Industriel (IGI, en alternance, en partenariat avec l'ISTP) et un Master Materials Science and Engineering — soit, réunis dans une même école, le génie industriel utile à la qualité et l'ingénierie des matériaux utile à la métallurgie locale.

Sur le versant santé, l'Université Jean Monnet propose un Master Ingénierie de la Santé rattaché à la Faculté de médecine Jacques Lisfranc, centré sur le pilotage du produit — dispositif médical de la conception au marché, avec un socle qualité et affaires réglementaires. Pour un futur ingénieur qualité visant Thuasne, Sigvaris ou Marle, c'est une formation directement alignée sur l'ISO 13485 et le MDR, chose peu commune de trouver localement.

Sur le versant mécanique, l'École Centrale de Lyon – ENISE (l'ancienne ENISE, école interne de Centrale Lyon depuis le 1er janvier 2021, fondée en 1961, campus de La Métare à Saint-Étienne) forme au génie mécanique, au génie civil et au génie physique et sensoriel — un vivier naturel pour la qualité mécanique et matériaux des forges et aciéristes du bassin.

Enfin, l'optique-photonique dispose de son propre terreau : Télécom Saint-Étienne, école d'ingénieurs de l'Université Jean Monnet, forme en optique-photonique et en informatique, et le Laboratoire Hubert Curien (UMR 5516, Université Jean Monnet, CNRS et Institut d'Optique Graduate School) structure la recherche en optique, photonique et surfaces, adossé au LabEx MANUTECH-SISE qui relie l'optique à l'ingénierie des surfaces. C'est le vivier des compétences que mobilisent le site Thales de Saint-Héand et les spécialistes du traitement de surface. Ce maillage — une école des mines orientée santé et matériaux, un master dispositif médical à la faculté de médecine, une école de mécanique et un pôle optique — couvre l'ensemble des référentiels qualité que réclame le bassin.

Trouver un poste d'ingénieur qualité CDI à Saint-Étienne

Décrocher un CDI d'ingénieur qualité à Saint-Étienne suppose de viser les secteurs dans le bon ordre. Le pilier le plus continûment demandeur est le dispositif médical : Thuasne, Gibaud et Neyret à Saint-Étienne, Marle Finishing à La Talaudière, et, dans le bassin proche (~20 km), Sigvaris à Saint-Just-Saint-Rambert et Urgo à Veauche. Un profil qui maîtrise l'ISO 13485 et le MDR y est directement lisible. Le deuxième pilier est la métallurgie et la forge : Aubert & Duval à Firminy, Industeel à Châteauneuf et Saint-Chamond, Setforge à L'Horme, Barriol et Dallière Industries à Andrézieux-Bouthéon, où comptent l'EN 9100, la qualification Nadcap et les certificats matière EN 10204.

Le référentiel maîtrisé oriente la candidature : un profil dispositif médical vise le cluster compression et son animateur Novéka, un profil aéronautique et défense vise la forge et le site Thales de Saint-Héand, un profil contrôle métallurgique vise Industeel ou Aubert & Duval, un profil traitement de surface Techniques Surfaces Andrézieux ou Bodycote. Le maillage de formation — Mines Saint-Étienne, l'Université Jean Monnet, l'ENISE — constitue aussi un réseau d'anciens et de contacts concret, en particulier pour les profils qualité-matériaux et qualité-dispositif médical.

Cette diversité de référentiels est un atout pour qui sait la jouer : un même bassin permet de bâtir une double compétence — par exemple dispositif médical et procédés spéciaux — que peu de territoires réunissent, et de rester dans un rayon de trajet court en changeant complètement d'univers qualité. La concentration du textile médical, portée par le label « Leader in medical textiles » de Saint-Étienne Métropole, en fait par ailleurs un point d'entrée privilégié pour un ingénieur qualité qui veut se spécialiser dans le dispositif médical sans quitter la région.

Publier son dossier de compétences sur BinchamTalent permet d'être identifié directement par les responsables qualité de ces sites, en direct. Plutôt que de postuler à l'aveugle, le Talent y rend visibles les référentiels qu'il maîtrise (ISO 13485 et MDR, EN 9100, EN 10204, IATF 16949), ses outils (audits, métrologie, AMDEC, méthode 8D) et sa mobilité sur la métropole stéphanoise comme sur le bassin proche, et laisse les recruteurs du territoire venir à lui.

Questions fréquentes

Quels industriels recrutent des ingénieurs qualité en CDI dans le bassin de Saint-Étienne ?

Deux piliers dominent. Le dispositif médical d'abord : Thuasne (compression), Gibaud (orthopédie textile) et Neyret à Saint-Étienne, Marle Finishing (implants) à La Talaudière, et, dans le bassin proche à une vingtaine de kilomètres, Sigvaris à Saint-Just-Saint-Rambert et Urgo à Veauche. La métallurgie et la forge ensuite : Aubert & Duval à Firminy, Industeel à Châteauneuf et Saint-Chamond, Setforge à L'Horme, Barriol et Dallière Industries à Andrézieux-Bouthéon. S'y ajoutent le site Thales de Saint-Héand (optique), Haulotte (levage) à Lorette, Techniques Surfaces Andrézieux, Bodycote et Focal JMlab à La Talaudière.

Pourquoi le dispositif médical pèse-t-il autant dans la qualité à Saint-Étienne ?

Parce que le bassin est un pôle historique du textile médical et de la compression, au point que Saint-Étienne Métropole en fait un label officiel, « Leader in medical textiles ». Thuasne, Sigvaris (leader mondial de la compression), Gibaud, Urgo et Marle Finishing y fabriquent des dispositifs médicaux, animés par le cluster Novéka depuis le quartier de la Manufacture. Pour l'ingénieur qualité, cela signifie travailler sous ISO 13485 et Règlement (UE) 2017/745 (MDR) : une qualité réglementée, la plus recherchée et la plus distinctive du bassin.

En quoi la qualité dans la forge et l'acier diffère-t-elle du dispositif médical à Saint-Étienne ?

Ce sont deux métiers sous un même intitulé. Dans le dispositif médical (Thuasne, Sigvaris, Marle Finishing), la qualité s'appuie sur l'ISO 13485 et le MDR : dossier technique, validation des procédés, traçabilité et surveillance après commercialisation. Dans la forge et l'acier (Aubert & Duval à Firminy, Industeel à Châteauneuf), elle repose sur l'EN 9100, la qualification Nadcap et les certificats matière EN 10204, avec un contrôle métallurgique des coulées. Le premier garantit un produit de santé, le second valide une matière — deux référentiels sans recouvrement, réunis dans le même bassin.

Quelles formations stéphanoises mènent au métier d'ingénieur qualité industrielle ?

Plusieurs voies coexistent. Mines Saint-Étienne, via son Centre Ingénierie et Santé, propose un Master Ingénierie de la Santé, une formation d'ingénieur Génie Industriel en alternance et un Master Materials Science and Engineering. L'Université Jean Monnet porte un Master Ingénierie de la Santé à la Faculté de médecine Jacques Lisfranc, aligné sur la qualité et les affaires réglementaires du dispositif médical. L'École Centrale de Lyon – ENISE forme au génie mécanique, et Télécom Saint-Étienne avec le Laboratoire Hubert Curien couvrent l'optique-photonique — soit l'ensemble des référentiels qualité du bassin.

Combien gagne un ingénieur qualité en CDI à Saint-Étienne ?

Il n'existe pas de barème mesuré à Saint-Étienne même. Au niveau national et tous secteurs, le métier se situe autour de 33 à 49 k€ brut par an, pour une moyenne indicative proche de 40 k€. À l'échelle régionale, l'APEC (Baromètre 2025) mesure une médiane de 53 k€ pour l'ensemble des cadres d'Auvergne-Rhône-Alpes, toutes fonctions confondues — un repère de comparaison, pas une donnée propre à l'ingénieur qualité. Le niveau réel dépend surtout du référentiel exercé — dispositif médical, forge aéronautique, acier — de l'ancienneté et de la part variable propre à chaque groupe.

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