Ingénieur Qualité CDI au Havre

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Le marché du poste d'ingénieur qualité CDI au Havre

Au Havre, le poste d’ingénieur qualité en CDI prend une couleur que peu de villes françaises peuvent lui donner : celle de l’estuaire industriel. Sur quelques kilomètres se concentrent la plus grande raffinerie de France, un cluster chimique dense et le premier port à conteneurs du pays, qui traite environ 55 à 60 % du trafic conteneurisé national ; HAROPA Port y a manutentionné 3,1 M EVP en 2024, en hausse de 18,7 %. Le port et l’industrie sont ici indissociables : environ 35 % des importations françaises de pétrole brut passent par Le Havre et alimentent directement le raffinage local. Cette réalité imprime au métier une dominante procédés et sécurité, très éloignée de celle d’un bassin purement mécanique ou tertiaire.

Le premier socle est le raffinage et la pétrochimie. À Gonfreville-l’Orcher, la Raffinerie de Normandie de TotalEnergies — environ 20 % de la capacité de raffinage nationale — forme une plateforme intégrée où raffinage et chimie s’enchaînent, et autour de laquelle gravitent Chevron Oronite, Yara France et Air Liquide ; à Oudalle, Lubrizol produit des additifs de spécialités. Sur ces sites, l’ingénieur qualité travaille moins sur la pièce que sur le procédé continu : la maîtrise des risques procédés, propre aux industries relevant de la directive Seveso, y prime sur le contrôle dimensionnel.

Le deuxième socle est l’assemblage de rang 1. À Sandouville, l’usine Renault assemble des véhicules utilitaires et électriques sous IATF 16949 — l’APQP, les dossiers PPAP et la surveillance série y définissent le poste. À Gonfreville-l’Orcher, Safran Nacelles fabrique des nacelles de moteurs d’avion sous EN 9100 et accréditations Nadcap : un troisième langage qualité, aéronautique, sans recouvrement avec les deux premiers.

Le troisième socle tient à l’énergie et aux machines. Au Havre, l’usine Siemens Gamesa produit des éoliennes en mer sous IEC 61400, tandis que Siemens Energy, quai Colbert, fabrique des turbo-compresseurs selon les standards API du secteur pétrolier et gazier. Cette accumulation — chimie de procédés, automobile, aéronautique, éolien offshore, turbomachines — fait qu’un ingénieur qualité havrais peut changer entièrement d’univers normatif sans quitter l’agglomération. Elle distingue aussi le métier de celui d’ingénieur méthodes : là où les méthodes conçoivent et fiabilisent le procédé, la qualité en atteste la conformité au référentiel, qu’il s’agisse d’un lot d’additifs, d’une nacelle ou d’un véhicule.

Les employeurs du Havre qui recrutent ce profil

Ce qui définit le poste d’ingénieur qualité au Havre, c’est la coexistence, dans l’agglomération, de familles industrielles dont les référentiels ne se recouvrent pas — et le poids dominant de la chimie de procédés de l’estuaire, qui donne au métier sa coloration sécurité.

Le raffinage et la chimie de l’estuaire. À Gonfreville-l’Orcher, TotalEnergies Raffinage France exploite la Raffinerie de Normandie (1 000 à 1 999 salariés, NAF 19.20Z), la plus grande raffinerie de France avec environ 20 % de la capacité nationale : une plateforme où raffinage et pétrochimie s’enchaînent. La qualité y est indissociable de la sécurité des procédés continus et du système HSE ; le référentiel de management est l’ISO 9001, mais le cœur du poste est la maîtrise des risques propre aux industries relevant de la directive Seveso. Concrètement, l’ingénieur qualité anime le système documentaire, conduit les audits internes, traite les écarts et les non-conformités et contribue à la fiabilité des installations, dans une logique où conformité produit et sécurité des procédés sont indissociables. Sur la même commune, Chevron Oronite (500 à 999 salariés, NAF 20.59Z) fabrique des additifs pour lubrifiants et carburants — qualité chimique et HSE ; Yara France (100 à 199 salariés, NAF 20.15Z) produit engrais azotés et ammoniac à Gonfreville-l’Orcher ; Air Liquide France Industrie fournit les gaz industriels sur la plateforme (NAF 20.11Z, établissement local de 10 à 19 salariés). À Oudalle, Lubrizol France (250 à 499 salariés, NAF 20.59Z) produit des additifs chimiques de spécialités sous ISO 9001. À Sandouville, Sedibex (50 à 99 salariés, NAF 38.22Z) traite et incinère des déchets industriels dangereux, sous ISO 14001, ISO 45001 et démarche QSE. Deux acteurs du stockage et du transport d’hydrocarbures complètent l’ensemble : la Compagnie Industrielle Maritime (CIM, 200 à 249 salariés, NAF 52.10B), terminal et stockage, et TRAPIL, exploitant du pipeline Le Havre-Paris (NAF 49.50Z), tous deux centrés sur la sécurité des procédés. Cette densité d’employeurs chimiques et pétroliers sur quelques kilomètres est le trait le plus distinctif du bassin pour un qualiticien.

L’automobile. À Sandouville, l’usine Renault (1 000 à 1 999 salariés, NAF 29.10Z) assemble le véhicule utilitaire Trafic et sa version électrique. Le référentiel y est l’IATF 16949 : l’ingénieur qualité vit sur l’APQP en développement, les dossiers PPAP d’échantillons initiaux, la maîtrise statistique des procédés et le traitement des non-conformités en série. S’y ajoutent l’analyse des systèmes de mesure (MSA) pour qualifier les moyens de contrôle, la méthode 8D pour résoudre les défauts, et l’assurance qualité fournisseurs, puisque l’assemblage dépend d’une chaîne de composants à qualifier. C’est le seul grand assembleur automobile de l’agglomération, et il fixe à lui seul la grammaire qualité auto du territoire.

L’aéronautique, l’éolien et les turbomachines. À Gonfreville-l’Orcher, Safran Nacelles (1 000 à 1 999 salariés, NAF 30.30Z) conçoit et produit des nacelles de moteurs d’avion : le référentiel est l’EN 9100, complété par les accréditations Nadcap sur les procédés spéciaux — First Article Inspection, contrôles non destructifs, gestion de configuration et traçabilité aéronautique y structurent la qualité. Au Havre, avenue Lucien Corbeaux, Siemens Gamesa Renewable Energy (500 à 999 salariés, NAF 33.20B) fabrique des éoliennes en mer : la qualité s’y appuie sur l’ISO 9001 et sur la norme éolien IEC 61400, et l’implantation de cette usine sur le port a introduit ce référentiel dans le paysage qualité havrais. Toujours au Havre, quai Colbert, Siemens Energy Industrial Turbomachinery (250 à 499 salariés, NAF 28.13Z), héritier de l’activité Dresser-Rand, produit des turbo-compresseurs pour l’énergie et le secteur pétrolier et gazier selon les standards API et l’ISO 9001 — des machines tournantes de forte valeur, où contrôles en fabrication, essais et documentation client pèsent lourd. À Octeville-sur-Mer, Sidel Blowing & Services et Sidel Services (500 à 999 et 50 à 99 salariés, NAF 28.96Z et 33.12Z) conçoivent, pour le groupe Tetra Laval, des machines et des lignes de soufflage et d’embouteillage PET sous ISO 9001. Chacun de ces sites ajoute au bassin un référentiel que les autres ignorent.

L’inspection, l’ingénierie et les services. À Harfleur, Bureau Veritas Exploitation (50 à 99 salariés, NAF 71.20B) et Bureau Veritas Marine & Offshore réalisent inspection, certification et classification navale — une activité de tierce partie, en lien direct avec le trafic du premier port à conteneurs français, où le qualiticien intervient aussi bien côté donneur d’ordre que côté prestataire. Segula Technologies, au Havre (20 à 49 salariés, NAF 71.12B), apporte de l’ingénierie industrielle et automobile ; Ortec, à Gonfreville-l’Orcher et Saint-Vigor-d’Ymonville (50 à 99 salariés), assure services industriels, dépollution et maintenance sur les sites chimiques, sous démarche QSE. Cet écosystème de prestataires — inspection, maintenance, dépollution — vit du besoin de conformité et de sécurité des grands sites voisins, et constitue une porte d’entrée fréquente vers la fonction qualité de l’estuaire. Enfin, deux univers qualité distincts de l’industrie recrutent sur le même territoire : HAROPA Port (1 000 à 1 999 salariés, NAF 52.22Z), autorité du grand port fluvio-maritime de l’axe Seine né de la fusion de 2021, emploie des ingénieurs sur des fonctions QSE et de qualité de service ; et le Groupe Hospitalier du Havre (2 000 à 4 999 salariés par établissement, NAF 86.10Z), sur l’hôpital Monod et Montivilliers, porte une qualité et une gestion des risques adossées à la certification HAS — une qualité de santé qui n’a rien de commun avec l’industrie, mais qui puise dans le même vivier local.

C’est cette juxtaposition — raffinage, chimie de spécialités, assemblage automobile, nacelles aéronautiques, éolien en mer et turbomachines à faible distance les uns des autres — qui définit, au Havre, le quotidien d’un ingénieur qualité.

Rémunération d'un ingénieur qualité au Havre en 2026

La rémunération de l’ingénieur qualité au Havre ne dispose d’aucune mesure publique à l’échelle de la ville : l’APEC, principale source sur les salaires de cadres, raisonne par métier et par grande fonction, jamais par commune. Il faut donc partir des repères nationaux et les lire à la lumière du tissu havrais.

Selon la fiche métier « Ingénieur qualité » de l’APEC, 80 % des offres se situent entre 33 k€ et 49 k€ bruts annuels, pour une moyenne de 40 k€, tous secteurs confondus et à l’échelle nationale. Ce barème couvre l’ensemble des profils, du débutant au confirmé, sans découpage d’ancienneté publié. Ces montants s’entendent en salaire brut annuel pour un poste en CDI, à ne pas confondre avec un tarif journalier de prestation.

Un second repère APEC est ici plus pertinent : la médiane de 44,5 k€ bruts annuels relevée en 2025 pour des postes d’ingénieur en industrie. Le Havre étant un bassin très majoritairement industriel — raffinage, chimie, automobile, aéronautique, énergie —, c’est cette référence « industrie » qui encadre le mieux les postes locaux, plus que la moyenne tous secteurs : un ingénieur qualité y exerce presque toujours en environnement de production, sur des référentiels exigeants.

Le niveau réel d’un poste donné dépend ensuite du référentiel exercé, et l’estuaire havrais en fait cohabiter plusieurs qui ne se valorisent pas de la même façon. La qualité procédés et HSE d’une plateforme de raffinage ou de chimie — TotalEnergies à Gonfreville-l’Orcher, Chevron Oronite, Lubrizol à Oudalle —, où la maîtrise des risques procédés est déterminante, ne se rémunère pas comme l’assurance qualité aéronautique EN 9100 de Safran Nacelles, ni comme la qualité série IATF 16949 de l’usine Renault de Sandouville, ni comme la qualité selon les standards API des turbo-compresseurs de Siemens Energy. S’y ajoutent la taille de l’employeur — les grands groupes présents sur l’estuaire disposent de grilles et de parts variables plus étoffées que les PME d’ingénierie ou d’inspection — et l’ancienneté.

Ces repères restent nationaux et indicatifs : en l’absence de médiane havraise publiée, ils doivent être maniés comme un ordre de grandeur, non comme une grille locale. La référence « industrie » de l’APEC (44,5 k€) demeure la plus adaptée à un bassin où l’ingénieur qualité travaille presque toujours sur un site de production, sur les référentiels décrits plus haut.

Spécialités les plus demandées au Havre

Maîtrise des risques procédés et système HSE en raffinage

À la Raffinerie de Normandie de TotalEnergies, à Gonfreville-l’Orcher — la plus grande raffinerie de France —, la qualité se joue sur un procédé continu, non sur une pièce. L’ingénieur qualité y anime le système de management ISO 9001, mais son cœur de métier est la maîtrise des risques procédés propre aux industries relevant de la directive Seveso : fiabilité des installations, gestion documentaire HSE, traitement des écarts et audits internes de sécurité des procédés.

Qualité chimique et HSE des additifs

Chez Chevron Oronite, à Gonfreville-l’Orcher, la production d’additifs pour lubrifiants et carburants relève d’une qualité chimique de spécialités : conformité des lots aux spécifications produit, contrôle laboratoire, traçabilité matière et pilotage HSE sous ISO 9001. L’ingénieur qualité y raisonne en flux et en réactions, avec la même exigence de sécurité des procédés que la raffinerie voisine — un profil que le cluster chimique de l’estuaire demande de façon récurrente.

Qualité série automobile IATF 16949 (APQP, PPAP, SPC)

À l’usine Renault de Sandouville, seul grand assembleur automobile de l’agglomération, la qualité relève de l’IATF 16949. Sur l’assemblage du Trafic et de sa version électrique, l’ingénieur qualité déploie l’APQP en développement, monte les dossiers PPAP d’échantillons initiaux, surveille la production par maîtrise statistique des procédés (SPC) et traite les non-conformités série par la méthode 8D, en interne comme vis-à-vis des fournisseurs.

Assurance qualité aéronautique EN 9100 et Nadcap

Chez Safran Nacelles, à Gonfreville-l’Orcher, la fabrication de nacelles de moteurs d’avion impose l’EN 9100 et les accréditations Nadcap sur les procédés spéciaux. L’ingénieur qualité y conduit les First Article Inspection, maîtrise les procédés spéciaux et les contrôles non destructifs, et traite les non-conformités selon une traçabilité aéronautique complète. C’est le seul référentiel aéronautique de l’agglomération, et il ne se transpose pas tel quel vers l’automobile ou la chimie voisines.

Qualité de l’éolien en mer (IEC 61400)

À l’usine Siemens Gamesa du Havre, avenue Lucien Corbeaux, la production d’éoliennes en mer appuie sa qualité sur l’ISO 9001 et sur la norme dédiée à l’éolien, l’IEC 61400. L’ingénieur qualité y suit des composants de très grande dimension destinés à l’offshore : la conformité et la fiabilité se démontrent en usine. C’est un référentiel récent au Havre, porté par l’implantation de la filière éolienne en mer sur le port.

Qualité des turbomachines selon les standards API

Chez Siemens Energy Industrial Turbomachinery, quai Colbert au Havre, la fabrication de turbo-compresseurs pour l’énergie et le secteur pétrolier et gazier impose les standards API en plus de l’ISO 9001. L’ingénieur qualité y travaille sur des machines tournantes de forte valeur : conformité aux spécifications API, contrôles en fabrication, essais et documentation client. Ce référentiel, hérité de l’activité oil & gas du site (ex-Dresser-Rand), est propre à cet employeur dans l’agglomération.

Compétences et référentiels attendus au Havre

La compétence première de l’ingénieur qualité au Havre est de savoir sous quel référentiel il opère, car l’agglomération en fait cohabiter davantage que la plupart des bassins : management de la qualité, sécurité des procédés, assurance qualité aéronautique, norme éolien et standards pétroliers coexistent à quelques kilomètres.

Le socle le plus large est celui des procédés. Dans le raffinage et la chimie — TotalEnergies et Yara à Gonfreville-l’Orcher, Chevron Oronite, Lubrizol à Oudalle, Air Liquide, Sedibex à Sandouville —, la maîtrise attendue combine l’ISO 9001, l’ISO 14001 et l’ISO 45001 avec la maîtrise des risques procédés propre aux industries relevant de la directive Seveso : culture HSE, gestion documentaire rigoureuse, analyse des écarts et audits de sécurité. C’est la coloration dominante du métier sur l’estuaire, et elle vaut aussi pour les acteurs du stockage d’hydrocarbures comme la CIM.

Viennent ensuite les référentiels de produit, chacun ancré sur un employeur. L’IATF 16949 est le langage de l’automobile : à l’usine Renault de Sandouville, il s’accompagne de l’APQP, des dossiers PPAP, de l’analyse des systèmes de mesure (MSA) et de la maîtrise statistique des procédés (SPC). L’EN 9100, complété par les accréditations Nadcap, est celui de Safran Nacelles : First Article Inspection, procédés spéciaux, traçabilité aéronautique. L’IEC 61400 encadre l’éolien en mer de Siemens Gamesa, et les standards API la fabrication des turbo-compresseurs de Siemens Energy. Aucun de ces référentiels ne se traduit dans l’autre : passer de l’un à l’autre suppose d’en réapprendre l’intégralité.

Le tronc commun d’outils, lui, circule d’un univers à l’autre : audits de procédé, de produit et de système, gestion des non-conformités et méthode 8D, AMDEC produit et procédé, métrologie et contrôle dimensionnel, plans de surveillance. Ce sont les instruments par lesquels le qualiticien démontre la conformité, et c’est là que se marque la frontière avec l’ingénieur méthodes : la qualité atteste la conformité au référentiel quand les méthodes mettent au point le procédé qui la produit.

La compétence rare, au Havre, est donc moins un outil qu’une capacité de navigation : savoir passer de la logique procédés-HSE d’une plateforme chimique à la logique série de l’automobile ou à la traçabilité aéronautique. Peu de territoires réunissent autant de référentiels sur une même agglomération, et c’est cette polyvalence que recherchent les directions qualité de l’estuaire.

Formations locales qui mènent à ce métier

L’appareil de formation havrais n’est pas d’abord tourné vers la qualité industrielle « classique », mais plusieurs voies alimentent le métier, à condition de bien situer chacune.

À l’IUT du Havre, sur le site de Caucriauville, le BUT Génie Mécanique et Productique (GMP), avec son parcours « Management de process industriel », est directement pertinent pour la production et la qualité : c’est la porte d’entrée locale la plus naturelle vers les fonctions qualité des sites mécaniques et de production de l’agglomération. Le même IUT porte un BUT Management de la Logistique et des Transports (MLT), qui irrigue les fonctions QSE et de qualité de service du port et de la logistique. À noter : aucun département QLIO (Qualité, Logistique Industrielle et Organisation) n’est proposé au Havre, contrairement à d’autres villes universitaires.

L’ISEL — Institut Supérieur d’Études Logistiques —, école d’ingénieurs publique interne à l’Université Le Havre Normandie créée en 1994, est la seule école d’ingénieurs française entièrement dédiée à la logistique. Avec plus de la moitié de sa formation en apprentissage et un fort ancrage portuaire, elle forme au Havre des ingénieurs généralistes orientés logistique, énergie et réseaux — utiles aux fonctions qualité de service et supply chain du port. Ses spécialités « Mécanique et Production » sont toutefois implantées hors du Havre (Vernon, Puteaux), et non sur le campus havrais.

L’École Nationale Supérieure Maritime (ENSM), sur son site havrais, forme les officiers de la marine marchande : un lien tangentiel avec la qualité maritime et portuaire plus qu’avec la qualité industrielle.

Pour un diplôme d’ingénieur qualité généraliste, les écoles de référence de la région se trouvent à une distance à assumer : l’INSA Rouen Normandie et l’ESIGELEC, à Saint-Étienne-du-Rouvray, sont à environ 90 kilomètres du Havre — ce ne sont pas des établissements havrais, mais ils constituent le vivier régional le plus proche pour les profils d’ingénieur qualité diplômés.

Trouver un poste d'ingénieur qualité CDI au Havre

Décrocher un CDI d’ingénieur qualité au Havre suppose de viser le bon pôle, chacun recrutant sur son propre référentiel. Les employeurs les plus continûment demandeurs sont le raffinage et la chimie de l’estuaire (TotalEnergies à Gonfreville-l’Orcher, Chevron Oronite, Lubrizol à Oudalle, Yara), l’assemblage automobile (usine Renault de Sandouville, sous IATF 16949), l’aéronautique (Safran Nacelles, sous EN 9100), l’éolien en mer (Siemens Gamesa) et les turbomachines (Siemens Energy). L’inspection et les services industriels — Bureau Veritas à Harfleur, Ortec, Segula — constituent une porte d’entrée fréquente, en lien direct avec le besoin de conformité des grands sites.

Le référentiel oriente la candidature plus que le secteur : un profil rompu à la maîtrise des risques procédés et à la culture HSE se dirige vers les plateformes de raffinage et de chimie ; un profil IATF 16949 vers l’usine Renault de Sandouville ; un profil EN 9100 et Nadcap vers Safran Nacelles ; un profil habitué aux standards API vers les turbo-compresseurs de Siemens Energy. L’estuaire juxtapose des référentiels qui ne se transposent pas — procédés et HSE de la chimie, série automobile, traçabilité aéronautique —, si bien que préciser ceux qu’on maîtrise pèse autant que le secteur visé.

Les points d’entrée locaux existent : l’IUT du Havre (BUT Génie Mécanique et Productique, parcours « Management de process industriel ») pour les profils production et qualité, l’ISEL pour la qualité de service et la supply chain portuaire. Les sociétés d’ingénierie et d’inspection présentes sur l’estuaire recrutent aussi des profils qualité et QSE pour ces sites.

Publier son dossier de compétences sur BinchamTalent permet d’être identifié directement par les responsables qualité de ces sites, en direct : plutôt que de postuler à l’aveugle, l’ingénieur qualité y rend visibles les référentiels qu’il maîtrise (ISO 9001, maîtrise des risques procédés, IATF 16949, EN 9100, IEC 61400, standards API), ses outils — audits, 8D, AMDEC, SPC, métrologie — et sa mobilité sur l’agglomération havraise, et laisse les recruteurs du territoire venir à lui.

Questions fréquentes

Quels employeurs recrutent des ingénieurs qualité en CDI au Havre ?

Le bassin recrute sur plusieurs familles. Le raffinage et la chimie de l’estuaire : TotalEnergies (Raffinerie de Normandie, 1 000 à 1 999 salariés) à Gonfreville-l’Orcher, Chevron Oronite (500 à 999), Lubrizol à Oudalle (250 à 499), Yara, Air Liquide, Sedibex. L’automobile : l’usine Renault de Sandouville (1 000 à 1 999). L’aéronautique : Safran Nacelles à Gonfreville-l’Orcher (1 000 à 1 999). L’énergie : Siemens Gamesa (éolien en mer, 500 à 999) et Siemens Energy (turbomachines). S’y ajoutent Sidel à Octeville-sur-Mer et, côté inspection, Bureau Veritas à Harfleur.

Qu’est-ce qui distingue la qualité en raffinage et en chimie sur l’estuaire havrais ?

Elle porte sur un procédé continu, non sur une pièce. Sur la Raffinerie de Normandie de TotalEnergies, chez Chevron Oronite ou Lubrizol, le référentiel de management est l’ISO 9001, mais le cœur du poste est la maîtrise des risques procédés propre aux industries relevant de la directive Seveso : fiabilité des installations, gestion documentaire HSE, analyse des écarts, audits de sécurité des procédés. Conformité produit et sécurité des procédés y sont indissociables — une coloration du métier que ni l’automobile ni l’aéronautique ne partagent.

Quels référentiels qualité un ingénieur rencontre-t-il au Havre ?

L’estuaire havrais en réunit plusieurs, étrangers l’un à l’autre. L’ISO 9001, l’ISO 14001 et l’ISO 45001 avec la maîtrise des risques procédés (directive Seveso) dans le raffinage et la chimie ; l’IATF 16949 à l’usine Renault de Sandouville ; l’EN 9100 et les accréditations Nadcap chez Safran Nacelles ; la norme éolien IEC 61400 chez Siemens Gamesa ; les standards API pour les turbo-compresseurs de Siemens Energy. Passer de l’un à l’autre suppose d’en réapprendre l’intégralité.

Combien gagne un ingénieur qualité en CDI au Havre ?

Faute de barème communal — l’APEC mesure par métier et par fonction, pas par ville —, on se réfère aux repères nationaux. La fiche métier « Ingénieur qualité » de l’APEC place 80 % des offres entre 33 k€ et 49 k€ bruts annuels, moyenne 40 k€, tous secteurs. Un second repère est plus adapté : la médiane de 44,5 k€ relevée en 2025 pour des postes d’ingénieur en industrie, Le Havre étant un bassin très majoritairement industriel. Le niveau réel dépend du référentiel exercé, de la taille de l’employeur et de l’ancienneté ; ces chiffres sont nationaux et indicatifs.

Où se former au métier d’ingénieur qualité au Havre ?

À l’IUT du Havre (site de Caucriauville), le BUT Génie Mécanique et Productique, parcours « Management de process industriel », est la voie locale la plus directe vers la production et la qualité ; le BUT Management de la Logistique et des Transports irrigue les fonctions QSE et de qualité de service du port. L’ISEL, école d’ingénieurs dédiée à la logistique, alimente la qualité de service et la supply chain portuaire. Pour un diplôme d’ingénieur qualité généraliste, l’INSA Rouen Normandie et l’ESIGELEC se trouvent à une distance à assumer, à environ 90 kilomètres.

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