Ingénieur Qualité · CDI · Limoges

Ingénieur Qualité CDI à Limoges

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Limoges — vérifiés, jamais inventés.

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40 000 – 49 000 € brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
13+
Référentiels attendus
5
Questions traitées

Le marché

Le marché ingénieur qualité CDI à Limoges

Prendre un poste d’ingénieur qualité en CDI à Limoges, c’est d’abord choisir une grammaire de conformité, car le bassin en aligne plusieurs qui ne se traduisent pas l’une dans l’autre. La première tient à la céramique, filière continue de la carrière de kaolin au laboratoire : la matière part des carrières de Saint-Yrieix-la-Perche et du Palais-sur-Vienne et de la pâte d’Imerys Tableware France, à Aixe-sur-Vienne ;

Ceram, et se caractérise au Centre de Transfert de Technologies Céramiques et à l’IRCER. Au bout, une singularité juridique : l’IGP « Porcelaine de Limoges », homologuée par l’INPI le 1er décembre 2017, attache à la Haute-Vienne un cahier des charges — coulage, calibrage, estampage, émaillage, cuisson — qui fait de la conformité une affaire de territoire.

Le deuxième repère est électrotechnique : Legrand réunit dans l’agglomération son siège mondial et une usine d’appareillage.

Le troisième tient à la route du Palais, sur l’emprise de l’ancien Renault Véhicules Industriels, où un cluster de véhicules réunit la construction militaire terrestre — Arquus, Texelis —, le ferroviaire des essieux de tramways et de métros, et Renault Trucks : de l’IATF 16949 automobile à l’IRIS ISO 22163 et à l’EN 15085 du soudage ferroviaire.

Ceram de l’ISO 13485. À Limoges, on ne devient donc pas « ingénieur qualité » en général, mais ingénieur qualité d’un référentiel — porcelaine sous IGP, marquage CE de l’appareillage, IATF du véhicule, BPF du médicament ou sécurité des aliments de la charcuterie de Feytiat.

Rémunération

Salaires ingénieur qualité à Limoges

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33 000 – 40 000 € brut/anTechnicien qualité
Confirmé (3-7 ans)40 000 – 49 000 € brut/anIngénieur qualité
Senior (7+ ans)49 000 – 62 000 € brut/anResponsable qualité / QHSE

Situer la rémunération à Limoges impose une précaution : l’APEC ne publie pas de médiane pour la Nouvelle-Aquitaine isolée, ni de chiffre propre à la fonction « ingénieur qualité » à l’échelle régionale ou locale. Avancer un « salaire limougeaud de X » reviendrait à inventer une donnée inexistante ;

le seul repère solide et daté est national. Selon le Baromètre 2025 de l’APEC — publié le 18 novembre 2025, salaire annuel brut, fixe et variable compris, au 30 juin 2025 —, la rémunération médiane des cadres en France s’établit à 55 k€, et monte à 62 k€ pour les cadres de 50 ans et plus.

Plus proche du poste, la fiche métier « ingénieur / ingénieure qualité » de l’APEC (édition 2025) place 80 % des professionnels entre 33 000 et 49 000 € bruts par an, pour une moyenne de l’ordre de 40 000 € — des montants qui reflètent surtout les débuts et milieux de parcours.

Ce qui déplace ensuite un poste tient à la rareté du référentiel maîtrisé — un profil qui tient les BPF, l’ISO 13485 ou la conformité IGP se compare à peu de monde dans le département —, à la séniorité et à la part variable, plus étoffée chez un grand groupe comme Legrand ou Valeo que dans une PME de forge. Ces montants s’entendent en euros bruts annuels, distincts d’un tarif journalier de mission.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Limoges

Contrôle produit céramique et conformité à l’IGP « Porcelaine de Limoges »

C’est la spécialité qui n’existe qu’ici. Dans les manufactures de porcelaine — Bernardaud, Haviland, Royal Limoges —, l’ingénieur qualité contrôle un produit qui se juge à l’œil et à la cote : cuisson, émail, dimensionnel, absence de défauts après four. S’y ajoute le cahier des charges de l’IGP « Porcelaine de Limoges », homologuée par l’INPI le 1er décembre 2017, qui impose coulage, calibrage, estampage, émaillage et cuisson en Haute-Vienne — un cas unique en France.

Qualité du dispositif médical sous ISO 13485 et biocompatibilité

Limoges porte le dispositif médical sur deux terrains. Sur Ester, I.Ceram produit des céramiques d’implant sous ISO 13485, marquage CE et biocompatibilité ISO 10993, où la preuve remonte au dossier de conception. À Saint-Léonard-de-Noblat, à environ 29 km à l’est, Spengler conçoit tensiomètres et électrocardiographes sous le même ISO 13485. L’ingénieur qualité y tient le dossier technique et la surveillance après commercialisation — une qualité de cycle de vie, construite avant la première pièce vendue.

Qualité fournisseur et assurance qualité IATF 16949 dans l’automobile

L’automobile de rang 1 fait vivre l’IATF 16949. Chez Valeo, sur les garnitures d’embrayage ; chez Renault Trucks, rue Amédée Gordini, sur les véhicules et composants ; chez ElringKlinger Meillor, à Nantiat, à environ 24 km au nord-ouest, sur les joints d’étanchéité moteur — l’ingénieur qualité y déploie l’APQP et le PPAP, l’analyse des systèmes de mesure et la maîtrise statistique des procédés. La norme ne change pas d’un site à l’autre ; c’est la caractéristique critique — friction, étanchéité, géométrie — qui change.

Assurance qualité pharmaceutique sous BPF, du façonnage de gélules molles

À Limoges, rue Gilles de Roberval, Catalent France Limoges façonne des préparations pharmaceutiques pour le compte de tiers, surtout des gélules molles. La qualité y est celle des BPF sous la tutelle de l’ANSM : revue des dossiers de lot, déviations et CAPA, qualification des équipements, maintien de l’état validé. L’assurance qualité y vit sur le dossier documentaire — spécialité recherchée, car le référentiel BPF n’a qu’un nombre limité de sites pour le porter sur le bassin.

Qualité ferroviaire : IRIS ISO 22163 et soudage EN 15085

Le versant ferroviaire de Texelis, sur la route du Palais, produit des essieux et transmissions pour tramways et métros — un secteur qui parle une langue qualité rare dans le département. L’ingénieur qualité y travaille sous l’IRIS ISO 22163, référentiel propre au ferroviaire, et l’EN 15085 pour la qualification du soudage. La preuve tient à la traçabilité des lots et à la maîtrise des caractéristiques de sécurité, un corpus qu’aucun autre référentiel du bassin ne prépare.

Sûreté de fonctionnement et conformité de l’appareillage électrique

Chez Legrand, à Limoges, où le groupe réunit son siège mondial et une usine d’appareillage électrique, la qualité relève d’une architecture réglementaire précise : directives Basse Tension et compatibilité électromagnétique, marquage CE, référentiels CEI et EN. L’ingénieur qualité y engage la sûreté de fonctionnement — endurance, tenue diélectrique, échauffement — par une culture d’essais, sur socle ISO 9001. La coprésence du siège et de l’usine y concentre une compétence « produit électrique » rare.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Limoges

ISO 9001IATF 16949IRISISO 22163EN 15085BPFISO 13485ISO 10993ISO 22716IFSFSSC 22000HACCPISO/IEC 17025

Le trait qui singularise le bassin tient d’abord à la céramique, filière entière plus qu’atelier isolé. 99Z, 50 à 99 salariés), prépare une matière dont la constance minéralogique conditionne tout ce qui suit. 41Z, 200 à 249 salariés), la manufacture Haviland, en zone industrielle Nord (87280, 50 à 99 salariés), et Royal Limoges, rue Donzelot (87000, 20 à 49 salariés).

Deux grammaires s’y superposent : le contrôle produit — cuisson, émail, dimensionnel — et le cahier des charges de l’IGP « Porcelaine de Limoges », homologuée par l’INPI le 1er décembre 2017, qui impose coulage, calibrage, estampage, émaillage et cuisson en Haute-Vienne.

Selon l’INPI, la filière représente de l’ordre de 1 200 emplois, plus de 100 M€ de chiffre d’affaires dont environ la moitié à l’export, et 32 fabricants et décorateurs — le seul référentiel du bassin juridiquement attaché au territoire.

50A, 20 à 49 salariés) produit des céramiques d’implant, où le référentiel bascule vers le dispositif médical — ISO 13485, marquage CE, biocompatibilité ISO 10993. 12B, 20 à 49 salariés) caractérise les matériaux dans une logique proche de l’ISO/IEC 17025, et l’IRCER (UMR CNRS 7315 de l’université de Limoges) travaille les procédés — d’où des postes de qualité de développement et de métrologie.

33Z, 1 000 à 1 999 salariés), réunit à Limoges le siège mondial du groupe et une usine d’appareillage électrique, complétée d’un site à Chalus (87230, à environ 38 km au sud-ouest, 50 à 99 salariés). La qualité y répond à une architecture précise : directives Basse Tension et compatibilité électromagnétique, marquage CE, référentiels CEI et EN, culture d’essais — endurance, tenue diélectrique, échauffement — sur socle ISO 9001.

Le troisième pilier occupe la route du Palais, sur l’emprise de l’ancien Renault Véhicules Industriels. 10Z, 200 à 249 salariés), passé en 2024 sous le contrôle de John Cockerill Defense, y construit des véhicules militaires terrestres, dans le cadre du programme Scorpion (Jaguar, Griffon) ;

à la même adresse, Texelis conçoit des essieux et transmissions, sur un versant militaire et un versant ferroviaire — ce dernier pour tramways et métros, sous IRIS ISO 22163 et EN 15085 du soudage, deux corpus qu’on ne rencontre pas ailleurs dans le bassin. 32Z, effectif nr au registre, la presse évoquant de l’ordre de 250 salariés), qui fabrique garnitures d’embrayage et matériaux de friction sous IATF 16949, APQP et PPAP.

Les autres piliers élargissent la carte. À l’ouest, le complexe papetier intégré de Saillat-sur-Vienne (87720, à environ 43 km à l’ouest) enchaîne la pâte et le papier de Sylvamo, en procédé continu — grammage, humidité, certifications forestières PEFC et FSC. 20Z, 200 à 249 salariés), Catalent France Limoges façonne des gélules molles sous BPF et tutelle de l’ANSM ;

13A, 250 à 499 salariés), la Compagnie Madrange, du groupe Cooperl, fabrique charcuterie et salaisons sous IFS, BRC et HACCP. M. 20Z, 200 à 249 salariés) produit des chaussures de luxe en cousu Goodyear.

Le tout s’adosse au technopole Ester (selon ESTER, 170 entreprises, 3 600 salariés, 900 élèves-ingénieurs, 210 hectares) et au Pôle Européen de la Céramique, seul pôle de compétitivité français dédié à la céramique selon la Direction générale des entreprises.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

À Limoges, l’ingénieur qualité doit savoir, en regardant un produit, quelle norme le juge : une assiette de porcelaine ne s’atteste pas comme un implant céramique, un joint moteur ou un lot de charcuterie. Le socle commun est l’ISO 9001, du papetier de Saillat-sur-Vienne à la literie de Limoges ; c’est ce qui se pose par-dessus qui définit le poste.

La grammaire automobile est l’IATF 16949, langage de Valeo, de Renault Trucks et d’ElringKlinger Meillor, avec l’APQP, le PPAP, la maîtrise statistique des procédés (SPC) et l’analyse des systèmes de mesure (MSA). Le ferroviaire, chez Texelis, en parle une autre : l’IRIS ISO 22163 et l’EN 15085 du soudage — deux corpus rares. Ceram aux tensiomètres de Spengler ; la cosmétique relève de l’ISO 22716.

L’agroalimentaire mobilise la sécurité des aliments : IFS et BRC pour la charcuterie de Madrange, FSSC 22000 pour la biscuiterie, sur socle HACCP et traçabilité. Le produit électrique de Legrand passe par les directives Basse Tension et compatibilité électromagnétique et le marquage CE. S’y ajoutent les procédés spéciaux — traitements de surface et thermiques —, dont la preuve se lit sur les paramètres et l’éprouvette, non sur la pièce.

Par-dessus circule un socle méthodologique commun : l’AMDEC qui alimente les plans de surveillance, la méthode 8D et les CAPA pour les non-conformités, les audits de procédé, de produit et de système, et le contrôle dimensionnel.

La céramique donne enfin à la métrologie un statut particulier : le Centre de Transfert de Technologies Céramiques et l’IRCER travaillent la caractérisation matière dans une logique proche de l’ISO/IEC 17025, où la validité d’un résultat dépend d’abord de la maîtrise du moyen de mesure.

Formations

Se former à Limoges

L’appareil de formation qui alimente la qualité industrielle limougeaude a une particularité rare : il forme des ingénieurs céramistes sur place. L’ENSIL-ENSCI, école interne de l’université de Limoges et partenaire du Groupe INSA, est née le 1er janvier 2017 de la fusion de l’ENSIL et de l’ENSCI, sur le campus d’Ester.

Outre les spécialités Matériaux, Mécatronique, Électronique et Télécommunications ou Génie de l’eau, elle porte la spécialité Céramique Industrielle (CERAM), présentée par l’école et par l’Onisep comme originale et unique en France : la culture matériaux sans laquelle le contrôle produit d’une manufacture ou la caractérisation d’un implant reste superficiel.

L’école pratique aussi l’apprentissage, avec le Pôle formation de l’UIMM — le CFAI Limousin —, qui place l’élève sur un site industriel où il apprend en situation le référentiel de l’employeur.

L’IUT du Limousin complète le dispositif par plusieurs BUT utiles : Mesures Physiques pour la métrologie et l’instrumentation, cœur des laboratoires d’essais du bassin ; Génie Mécanique et Productique pour le contrôle dimensionnel et les procédés ; Génie Biologique pour l’agroalimentaire, la pharmacie et la cosmétique, de Madrange à Catalent.

Un point oriente les parcours : il n’existe pas, à Limoges, de BUT QLIO — qualité, logistique industrielle et organisation. La voie qualité limougeaude passe donc par la mesure physique, la mécanique, la biologie ou l’ingénierie céramique, non par un cursus estampillé « qualité ».

Atout enfin : le campus d’Ester réunit l’ENSIL-ENSCI, l’IRCER et le Centre de Transfert de Technologies Céramiques à quelques centaines de mètres — le stagiaire y est déjà dans l’environnement d’essais qu’il devra ensuite maîtriser.

Décrocher le poste

Trouver un poste d'ingénieur qualité CDI à Limoges

À Limoges, décrocher un CDI d’ingénieur qualité commence par identifier sa filière, car les univers du bassin ne partagent pas leurs référentiels : rien de ce qui vaut pour la porcelaine sous IGP ne se transpose à l’appareillage de Legrand ou aux essieux ferroviaires de la route du Palais. Sept filières se partagent le territoire : la céramique (de la pâte d’Imerys Tableware aux manufactures de porcelaine et à leur IGP) ;

l’électrotechnique de Legrand ; le cluster de véhicules de la route du Palais — Arquus, Texelis, Renault Trucks ; l’automobile de Valeo et d’ElringKlinger Meillor ; le papetier de l’ouest ; Ceram et de Spengler ; l’agroalimentaire de Madrange. Selon le référentiel maîtrisé, la recherche s’oriente d’elle-même — un profil IATF vers l’automobile, BPF vers la pharmacie, ISO 13485 vers le dispositif médical.

La géographie compte : Limoges concentre Legrand, la route du Palais et Catalent, mais une partie du tissu est en couronne — Aixe-sur-Vienne à environ 18 km, Feytiat à 13 km, Nantiat à 24 km, Saint-Léonard-de-Noblat à 29 km, Saillat-sur-Vienne à 43 km.

Reste le chemin : un dossier de compétences publié sur BinchamTalent déclare les référentiels que le Talent tient — IATF 16949, IRIS ISO 22163 et EN 15085, BPF sous l’ANSM, ISO 13485, IFS et BRC, marquage CE — et les preuves qu’il sait produire, du dossier de lot au procès-verbal d’essai. Le recruteur lui écrit en direct, et l’échange reprend là où le dossier l’a laissé : la cuisson d’une porcelaine, un dossier de lot, une éprouvette d’essai. Entre le responsable qualité qui cherche et le Talent qui tient déjà le référentiel, rien ne s’intercale.

FAQ

Questions fréquentes à Limoges

Quels secteurs recrutent des ingénieurs qualité à Limoges et dans sa couronne ?

Sept univers se partagent le bassin. La céramique sous toutes ses formes : la pâte d’Imerys Tableware à Aixe-sur-Vienne, les céramiques techniques et biomédicales, la porcelaine de Bernardaud, Haviland ou Royal Limoges. L’électrotechnique de Legrand, dont Limoges abrite le siège mondial et une usine. Le cluster de véhicules de la route du Palais — Arquus, Texelis, Renault Trucks. L’automobile de Valeo et d’ElringKlinger Meillor. Le complexe papetier de Saillat-sur-Vienne. La pharmacie et le dispositif médical — Catalent, I.Ceram, Spengler. Et l’agroalimentaire de Madrange, à Feytiat. Chaque univers recrute sur son propre référentiel.

Quel salaire viser pour un ingénieur qualité en CDI à Limoges ?

L’APEC ne publie pas de médiane pour la Nouvelle-Aquitaine isolée, ni de chiffre propre à la fonction à l’échelle régionale. Le seul repère solide et daté est national : selon le Baromètre 2025 de l’APEC (18 novembre 2025, brut annuel fixe et variable, au 30 juin 2025), la médiane des cadres en France est de 55 k€, et de 62 k€ pour les cadres de 50 ans et plus ; la fiche métier « ingénieur qualité » place 80 % des professionnels entre 33 000 et 49 000 € bruts par an. La rareté du référentiel, la séniorité et la part variable font le reste.

Qu’est-ce que l’IGP « Porcelaine de Limoges » change au travail d’un ingénieur qualité ?

Homologuée par l’INPI le 1er décembre 2017, l’IGP impose que coulage, calibrage, estampage, émaillage et cuisson soient réalisés en Haute-Vienne. Pour l’ingénieur qualité d’une manufacture — Bernardaud, Haviland, Royal Limoges —, cela ajoute au contrôle produit (cuisson, émail, dimensionnel) une conformité géographique : vérifier que la fabrication respecte le cahier des charges attaché au territoire. Selon l’INPI, la filière représente de l’ordre de 1 200 emplois, plus de 100 M€ de chiffre d’affaires dont environ la moitié à l’export, et 32 fabricants et décorateurs — seul référentiel du bassin dont la conformité dépend de la géographie.

Quelle est la différence entre l’ingénieur qualité et l’ingénieur méthodes sur les sites limougeauds ?

Elle se lit sur un même produit. Sur une assiette de porcelaine, l’ingénieur méthodes règle le cycle de cuisson et la ligne d’émaillage ; l’ingénieur qualité atteste que la pièce respecte le contrôle produit et le cahier des charges de l’IGP. Sur une garniture d’embrayage de Valeo, les méthodes industrialisent le matériau de friction ; la qualité valide, cartes de contrôle à l’appui, que la caractéristique critique reste capable en série. Sur un lot de charcuterie de Madrange, la qualité libère au vu du plan HACCP quand les méthodes conduisent la fabrication. Le premier industrialise le procédé, le second engage la conformité.

Faut-il être mobile dans le département pour trouver un poste d’ingénieur qualité ?

En partie, car les employeurs sont répartis entre Limoges et sa couronne. La ville concentre Legrand, la route du Palais, Catalent, Haviland et Royal Limoges ; mais une bonne part du tissu est à distance : Aixe-sur-Vienne à environ 18 km, Feytiat à 13 km, Nantiat à 24 km, Saint-Léonard-de-Noblat à 29 km, Saint-Junien à 35 km, Saillat-sur-Vienne et Rochechouart à 43 km, Saint-Yrieix-la-Perche à 47 km. Selon le référentiel visé, un rayon de trente à quarante-cinq kilomètres ouvre l’essentiel des postes ; la diversité du bassin permet de changer d’univers sans quitter la Haute-Vienne.

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Sources

  • APEC, Baromètre 2025 de la rémunération des cadres, publié le 18 novembre 2025 (salaire annuel brut fixe + variable, situation au 30 juin 2025) ; médiane cadres France 55 k€, cadres de 50 ans et plus 62 k€ ; aucune médiane Nouvelle-Aquitaine ni chiffre « ingénieur qualité » régional publié (corporate.apec.fr).
  • Employeurs vérifiés au registre officiel des entreprises (recherche-entreprises.api.gouv.fr), département de la Haute-Vienne (87), établissement par établissement, 27 juillet 2026 ; effectifs = tranches INSEE d’établissement, « nr » = non renseigné.
  • Distances routières réelles d’itinéraire (geo.api.gouv.fr et router.project-osrm.org), depuis Limoges vers chaque commune de la couronne.
  • IGP « Porcelaine de Limoges », homologuée par l’INPI le 1er décembre 2017 (cuisson en Haute-Vienne) ; filière de l’ordre de 1 200 emplois, plus de 100 M€ de chiffre d’affaires dont environ la moitié à l’export, 32 fabricants et décorateurs — chiffres attribués à l’INPI (inpi.fr).
  • Écosystème et recherche : technopole ESTER — 170 entreprises, 3 600 salariés, 900 élèves-ingénieurs, 210 ha, chiffres attribués à ESTER (ester-technopole.org) ; Pôle Européen de la Céramique, présenté par la Direction générale des entreprises comme seul pôle de compétitivité français dédié à la céramique (labellisé en 2005, renouvelé en 2019, plus de 205 membres) ; IRCER — Institut de Recherche sur les Céramiques, UMR CNRS 7315 de l’université de Limoges (ircer.fr) ; AFQP Nouvelle-Aquitaine (France Qualité), maille régionale.
  • Formation : ENSIL-ENSCI, école interne de l’université de Limoges (fusion ENSIL + ENSCI le 1er janvier 2017, campus Ester), spécialité Céramique Industrielle (CERAM) présentée comme originale et unique en France par l’école et l’Onisep (ensil-ensci.unilim.fr) ; IUT du Limousin (BUT Mesures Physiques, Génie Mécanique et Productique, Génie Biologique) ; apprentissage avec le Pôle formation de l’UIMM — CFAI Limousin.
  • APEC, fiche métier « ingénieur / ingénieure qualité » (édition 2025) : fourchette de rémunération de 33 000 à 49 000 € bruts annuels pour 80 % des professionnels, moyenne de l’ordre de 40 000 € ; mesure nationale, aucune déclinaison Nouvelle-Aquitaine publiée (corporate.apec.fr).