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Ingénieur Qualité · CDI · Issoire

Ingénieur Qualité CDI à Issoire

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Issoire — vérifiés, jamais inventés.

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44 à 56 k€ brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
1+
Référentiels attendus
6
Questions traitées

Le marché

Le marché ingénieur qualité CDI à Issoire

À Issoire, la qualité commence là où l'avion n'existe pas encore. Avant qu'une aile ne prenne forme, avant qu'un train d'atterrissage ne soit assemblé, il faut la matière : une plaque d'aluminium laminée à haute résistance, une pièce forgée dans un alliage capable d'encaisser des charges extrêmes. C'est précisément ce que fabrique cette ville du Puy-de-Dôme, héritière d'un siècle de métallurgie de l'aluminium.

Ici, on ne conçoit pas la cellule, on fond, on lamine et on forge le métal qui la constituera — le degré zéro de l'aéronautique, celui de la matière première.

Pour l'ingénieur qualité, ce positionnement en amont dessine un métier singulier. La conformité ne porte pas sur un système ou un appareil fini, mais sur les propriétés d'un métal : sa composition, ses caractéristiques mécaniques, son état métallurgique, l'absence de défaut interne dans une tôle forte ou une pièce matricée.

Un certificat matière y engage autant qu'un plan de contrôle : c'est lui qui atteste qu'une plaque d'aluminium tiendra dans une structure d'avion, ou qu'une pièce forgée supportera les efforts d'un atterrissage. La qualité, à Issoire, se lit dans la métallurgie avant de se lire dans l'assemblage.

Et le bassin réserve un contrepoint que ne connaissent pas les villes purement aéronautiques : à côté du métal aéronautique, un grand site d'équipement automobile fabrique en série, sous une tout autre discipline qualité, celle de la grande cadence et de ses référentiels propres.

Deux mondes coexistent donc à Issoire — l'aluminium et le titane des grands donneurs d'ordre de l'aviation d'un côté, la série automobile de l'autre —, ce qui offre au Talent de la qualité un bassin plus varié qu'il n'y paraît pour une ville de cette taille.

Rémunération

Salaires ingénieur qualité à Issoire

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33 à 44 k€ brut/anTechnicien qualité
Confirmé (3-7 ans)44 à 56 k€ brut/anIngénieur qualité
Senior (7+ ans)56 à 72 k€ brut/anResponsable qualité / QHSE

Pas de barème propre au bassin : pour ce métier, Issoire s'aligne sur les repères nationaux. La fiche « ingénieur qualité » de l'APEC situe la grande majorité des offres entre 33 et 49 k€ bruts par an, avec une moyenne autour de 40 k€ que les débuts de carrière tirent vers le bas. En raisonnant par étape, on est plutôt sur 33 à 44 k€ en début de parcours, 44 à 56 k€ une fois confirmé, 56 à 72 k€ pour piloter la fonction qualité d'un site.

Le facteur proprement issoirien ne se chiffre pas, mais il existe : les savoir-faire de laminage de tôles fortes aéronautiques et de forge de grandes pièces en alliages exigeants sont rares, et un ingénieur qui les maîtrise se négocie vers le haut de ces fourchettes. Tout cela se compte en brut annuel, sur un contrat en CDI — jamais en tarif à la journée, qui n'a pas cours pour un poste de ce type.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Issoire

Qualité de l'aluminium laminé

C'est la spécialité emblématique d'Issoire. Sur le laminoir, la qualité porte sur la matière elle-même : composition de l'alliage, caractéristiques mécaniques d'une tôle, état métallurgique obtenu après traitement, absence de défaut interne dans une plaque forte destinée à une structure d'avion. L'ingénieur y délivre et y défend le certificat matière, cette pièce qui engage le métal pour toute sa vie dans la cellule. Contrôler une plaque d'aluminium laminée avant qu'elle ne devienne aile ou fuselage suppose une culture métallurgique fine — un registre absent des sites qui n'usinent que du métal déjà élaboré, et propre aux grands bassins du laminage aéronautique.

Qualité de la forge et du matriçage

À l'Usine du Piat et à l'atelier Interforge, la qualité accompagne la mise en forme de grandes pièces forgées en aluminium, en titane et en aciers spéciaux — dont des éléments de trains d'atterrissage sortis de l'une des plus puissantes presses à matricer du monde occidental. Le cœur du métier y est celui des procédés spéciaux : forge et traitement thermique qualifiés, pyrométrie des fours, contrôles non destructifs, dossiers de fabrication qui retracent chaque paramètre. À la différence d'une forge d'acier lourd tournée vers l'énergie, on travaille ici des alliages légers et des superalliages pour l'aviation. C'est une expertise de la déformation maîtrisée du métal, très recherchée.

Qualité des procédés spéciaux et traitements de surface

Forge, traitement thermique, revêtements, décapage, contrôles non destructifs : la métallurgie aéronautique d'Issoire repose sur une famille de procédés dont le résultat ne se vérifie pas sur la pièce finie, mais se garantit en amont, par la maîtrise des paramètres et l'accréditation. Un traiteur de surface local et les ateliers de forge en font une compétence structurante du bassin. L'ingénieur qualité y qualifie et surveille ces procédés — température d'un four, épaisseur d'un dépôt, sensibilité d'un contrôle —, sachant qu'une dérive ne se rattrape pas après coup. Une spécialité pointue, au carrefour de la métallurgie et de l'assurance qualité.

Qualité de la série automobile

Le contrepoint issoirien. Sur le site d'équipement automobile de la ville, dédié aux systèmes d'essuyage, la qualité obéit à une discipline différente de l'aéronautique : celle de la grande série, cadencée, avec ses référentiels propres, sa planification qualité produit et sa validation des pièces de production. On ne raisonne plus à la pièce unique et critique, mais au flux de milliers d'unités identiques, à la maîtrise statistique et à la robustesse d'un processus. Ce monde de la série cohabite à Issoire avec celui du métal aéronautique, et il offre au Talent une porte d'entrée vers un métier de la qualité tout aussi exigeant, mais d'une autre nature.

Qualité des aérostructures

Sur l'aérodrome du Broc, aux portes d'Issoire, une société d'aérostructures construit des pièces et des ensembles d'aéronefs sous référentiel aéronautique et agrément de production. La qualité y relève de la fabrication aéronautique proprement dite : conformité d'une structure, traçabilité, respect d'une définition certifiée. C'est le maillon qui, sur le bassin, rapproche le plus le métal de l'avion — après la plaque et la pièce forgée, l'ensemble structural. Pour un ingénieur qualité, c'est l'occasion de relier l'amont métallurgique à l'aval de la fabrication, sur un même territoire, et d'ancrer le bassin dans la commune du Broc.

Métrologie, essais et certificats matière

Parce que tout, ici, se joue sur les propriétés du métal, l'attestation de ces propriétés est un métier en soi. Essais mécaniques, contrôle de composition, caractérisation métallurgique, étalonnage des moyens de mesure, émission des certificats matière selon les niveaux réglementaires : l'ingénieur qualité du bassin veille à ce que chaque plaque, chaque pièce forgée soit accompagnée de la preuve de sa conformité. Les grands sites internalisent largement ces essais, faute de laboratoire indépendant de poids sur le bassin, ce qui fait de la métrologie et des essais une compétence recherchée à l'intérieur même des usines. Garantir qu'une mesure dit vrai fait ici pleinement partie de la qualité.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Issoire

ISO 9001

Le bassin s'organise d'abord autour d'un nom : Constellium, dont Issoire abrite l'un des grands sites. Installé sur la zone industrielle des Listes, l'établissement relève de la métallurgie de l'aluminium et emploie de l'ordre de mille à deux mille personnes selon la tranche du registre. On y coule et l'on y lamine des plaques et des tôles d'aluminium à haute performance, destinées à l'aéronautique, au spatial, à la défense, à la marine et à l'industrie.

Le site réunit plusieurs unités — une fonderie conventionnelle, une fonderie dédiée à un alliage aluminium-lithium industrialisé sur place, un atelier de tôles fortes et un atelier de tôlerie —, et son exploitant le présente comme l'un des deux premiers sites mondiaux de tôles épaisses aéronautiques.

Pour l'ingénieur qualité, c'est le royaume du certificat matière : garantir la composition, les caractéristiques mécaniques et l'état métallurgique d'un métal qui deviendra structure d'avion, maîtriser le laminage et les traitements, contrôler l'absence de défaut dans une plaque forte. Une qualité qui se joue sur la matière elle-même, à un stade où l'erreur se propagerait à tout ce qui sera construit ensuite.

À quelques centaines de mètres, un autre grand acteur du métal aéronautique occupe le site du Piat : Aubert & Duval, dont l'établissement issoirien, de la tranche 250 à 499 salariés, forge et matrice des pièces en alliages d'aluminium, en titane et en aciers spéciaux.

C'est là que se trouve l'atelier Interforge et sa presse à matricer géante, mise en service à la fin des années 1970 et présentée comme la plus puissante du monde occidental, qui forme de grandes pièces aéronautiques — dont des éléments de trains d'atterrissage. La qualité y prend le visage des procédés spéciaux : forge et traitement thermique qualifiés, pyrométrie des fours, contrôles non destructifs, dossiers de fabrication qui retracent chaque étape.

Un point mérite d'être clair, car il prête souvent à confusion : Issoire forge et matrice la pièce, mais la fusion des superalliages et des aciers spéciaux se fait ailleurs, aux Ancizes-Comps, une commune distincte du même département. Ce que l'ingénieur qualité maîtrise à Issoire, c'est la mise en forme du métal, pas son élaboration.

La singularité d'Issoire tient à cette concentration, sur un même bassin, du métal aéronautique en amont de l'assemblage : la plaque laminée d'un côté, la pièce forgée de l'autre, complétées par une activité d'aérostructures sur l'aérodrome voisin du Broc, où une société construit des pièces et des structures d'aéronefs sous référentiel aéronautique.

Aucune autre agglomération française ne réunit sur ce périmètre le laminage aéronautique et la forge aéronautique. Autour de ces donneurs d'ordre gravite un anneau de sous-traitance bien réel — usinage de précision, chaudronnerie, tuyauterie industrielle, maintenance, et un traitement de surface local — dont plusieurs ateliers dépassent la vingtaine de salariés et portent, à leur échelle, une fonction contrôle et qualité. C'est un tissu de PME qui offre au Talent un point d'entrée différent des grands sites.

Puis vient le contrepoint, celui qui distingue Issoire d'un pur bassin aéronautique : Valeo y exploite un site d'équipement automobile, dédié aux systèmes d'essuyage, de la tranche 500 à 999 salariés. Ici, la qualité change de discipline : elle relève de la série, de la grande cadence et des référentiels propres à l'automobile, avec leur exigence de planification qualité et de validation des pièces de production.

C'est un monde qui ne parle pas la même langue que la forge aéronautique — un employeur qualité majeur du bassin, qu'il serait faux de fondre dans le récit du métal aéronautique, et dont la présence enrichit le marché local.

Côté formation enfin, la ville dispose d'un lycée des métiers des technologies industrielles qui prépare aux métiers de la chaudronnerie, de l'usinage et de la mécanique aéronautique jusqu'au brevet de technicien supérieur, et qui relève du campus des métiers aéronautique et spatial de la région ; les écoles d'ingénieurs, elles, sont à Clermont-Ferrand et à Aubière, à une trentaine de kilomètres, non à Issoire — une maille qu'il faut respecter.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

À Issoire, la compétence qui distingue l'ingénieur qualité est d'ordre métallurgique. Qu'il s'agisse de laminer une tôle forte d'aluminium ou de matricer une pièce de titane pour un train d'atterrissage, le métier consiste à garantir les propriétés d'un métal avant qu'il ne devienne structure : composition, caractéristiques mécaniques, état métallurgique, intégrité interne.

Le certificat matière y est un acte d'ingénieur, et la maîtrise des procédés spéciaux — forge, traitement thermique, pyrométrie, contrôles non destructifs — en est le socle. C'est une culture de la matière, réservée aux bassins qui élaborent et mettent en forme le métal aéronautique, et qui constitue le cœur de la qualité issoirienne.

Un second registre coexiste, sans se confondre avec le premier : celui de la série automobile. Sur le site d'essuyage de la ville, la qualité relève de la grande cadence, de la planification qualité et de la validation des pièces de production, avec la maîtrise statistique pour boussole. Rien à voir avec la pièce forgée unique et sa traçabilité individuelle : deux disciplines, deux référentiels, deux rythmes.

Cette dualité fait d'Issoire un bassin où l'on peut bâtir une carrière qualité dans la métallurgie aéronautique comme dans l'équipement de série, ce qui est rare pour une ville de cette taille. L'ISO 9001 relie l'ensemble, et la métrologie garantit partout la justesse des mesures.

Reste une frontière que tout dossier gagne à nommer : celle qui sépare celui qui définit et industrialise un procédé de celui qui atteste la conformité de ce qu'il produit. Sur une plaque laminée, une pièce matricée ou un moteur d'essuyage, cette limite décide de la mission.

Un Talent a tout intérêt à préciser de quel côté il se tient, et surtout dans quel univers — l'aluminium laminé, la forge des alliages, la série automobile —, car l'expérience acquise dans l'un ne se transpose pas telle quelle dans l'autre.

Sur BinchamTalent, un dossier de compétences qui affiche clairement la matière travaillée, les procédés maîtrisés et les référentiels réellement pratiqués parle plus fort qu'un simple inventaire d'outils : à Issoire, on revendique une métallurgie et une discipline, pas une liste.

Formations

Se former à Issoire

Issoire s'appuie d'abord sur un atout de formation ancré dans son identité industrielle : un lycée des métiers des technologies industrielles, dans la ville même, qui prépare aux métiers de la chaudronnerie, de l'usinage et de la mécanique aéronautique, jusqu'au brevet de technicien supérieur en conception et réalisation en chaudronnerie industrielle.

Il porte le nom du chimiste qui a mis au point le premier procédé industriel de l'aluminium — un clin d'œil d'histoire dans la ville de l'aluminium — et il relève du campus des métiers et des qualifications aéronautique et spatial de la région. C'est le vivier local direct des techniciens du contrôle et de la qualité, au plus près des grands sites.

La formation continue n'est pas en reste, avec des sessions de chaudronnerie assurées sur place par l'organisme public de formation d'adultes de l'académie.

En revanche, la formation d'ingénieurs se joue à l'échelle du bassin clermontois, et il faut en tenir compte : le regroupement d'écoles d'ingénieurs de Clermont Auvergne — mécanique avancée et matériaux, informatique, génie industriel — est implanté à Clermont-Ferrand et à Aubière, à une trentaine de kilomètres, non à Issoire.

Il alimente néanmoins le territoire en ingénieurs matériaux, mécanique et génie industriel, profils directement pertinents pour la qualité métallurgique. Quant au réseau qui structure la filière aéronautique régionale, Issoire y participe comme territoire membre — le grand laminoir de la ville en fait partie — sans en être le centre, lequel se trouve du côté lyonnais.

Cette combinaison — un lycée des métiers industriel sur place, un campus des métiers aéronautique, un vivier d'ingénieurs à portée de route — permet à un Talent de se former, de se spécialiser dans le métal aéronautique ou la série automobile, et de faire carrière sur le bassin.

Décrocher le poste

Trouver un poste d'ingénieur qualité CDI à Issoire

Chercher un CDI d'ingénieur qualité à Issoire, c'est d'abord choisir sa matière. Le laminage d'aluminium d'un côté, avec sa culture du certificat matière et des tôles fortes aéronautiques ; la forge et le matriçage de l'autre, avec ses procédés spéciaux, sa pyrométrie et ses contrôles non destructifs, sur des pièces qui iront jusqu'aux trains d'atterrissage ;

les aérostructures du Broc, plus près de l'avion ; et, à part, la série automobile de l'essuyage, avec ses référentiels et sa cadence. À cela s'ajoute l'anneau des sous-traitants — usinage, chaudronnerie, tuyauterie, traitement de surface — où la fonction qualité se vit à l'échelle de la PME. Chaque univers a ses normes, ses preuves et sa culture.

Savoir lequel on vise change tout au dossier que l'on présente : un qualiticien du métal laminé n'avance pas les mêmes références qu'un spécialiste de la forge ou qu'un ingénieur de la série automobile.

Un dossier de compétences tenu sur BinchamTalent sert précisément à cela : montrer d'emblée la matière travaillée — aluminium, titane, superalliages, ou pièces de grande série —, les procédés réellement maîtrisés, les référentiels pratiqués, et la mobilité acceptée entre Issoire et Le Broc.

Les recruteurs du bassin consultent ces dossiers librement, et la mise en relation se fait ensuite en direct, du premier échange jusqu'à la signature, sans intermédiaire imposé — la plateforme, elle, ne prélève rien sur l'embauche qui en découle.

FAQ

Questions fréquentes à Issoire

Qui recrute des ingénieurs qualité en CDI à Issoire ?

Trois grands sites structurent le bassin. Constellium exploite à Issoire l'un de ses laminoirs d'aluminium (métallurgie, tranche de mille à deux mille salariés), pour des plaques et tôles destinées à l'aéronautique et à l'industrie. Aubert & Duval forge et matrice, à l'Usine du Piat et à l'atelier Interforge, des pièces en aluminium, titane et aciers spéciaux (tranche 250 à 499 salariés). Valeo y exploite un site d'équipement automobile dédié à l'essuyage (tranche 500 à 999 salariés). S'y ajoutent une activité d'aérostructures sur l'aérodrome du Broc et un anneau de sous-traitants en usinage, chaudronnerie et traitement de surface. Un bassin dense pour une ville de cette taille.

Qu'est-ce qui rend la qualité unique à Issoire ?

Issoire travaille le métal avant l'avion. Alors que d'autres bassins assemblent, entretiennent ou recyclent l'appareil, Issoire fabrique la matière première qui deviendra la cellule : la plaque d'aluminium laminée à haute résistance et la pièce forgée en alliages exigeants, jusqu'aux trains d'atterrissage. La qualité y porte donc sur les propriétés du métal — composition, tenue mécanique, intégrité —, garanties par le certificat matière et la maîtrise des procédés spéciaux. Le bassin réunit sur un même périmètre le laminage et la forge aéronautiques, ce qu'aucune autre agglomération française ne fait ; et il y ajoute un site d'équipement automobile, contrepoint d'une tout autre discipline qualité.

Quels référentiels qualité dominent le bassin d'Issoire ?

Deux familles cohabitent. Pour le métal aéronautique : le management de la qualité aéronautique, la qualification des procédés spéciaux et leur accréditation (forge, traitement thermique, contrôles non destructifs), la pyrométrie des fours de traitement thermique, les normes de composition, de caractéristiques et d'états métallurgiques des aluminiums, ainsi que les certificats matière réglementaires — et, pour les aérostructures, l'agrément de production. Pour l'équipement automobile : le référentiel de la qualité automobile, avec la planification qualité et la validation des pièces de production. L'ISO 9001 fait socle commun. Ces normes s'entendent au niveau du secteur, jamais comme le label d'un établissement nommé.

Quel salaire pour un ingénieur qualité à Issoire en 2026 ?

Faute de grille locale, on s'appuie sur les repères nationaux de l'APEC : la plupart des offres d'ingénieur qualité se situent entre 33 et 49 k€ bruts annuels, moyenne autour de 40 k€. Concrètement, comptez de 33 à 44 k€ en début de carrière, de 44 à 56 k€ une fois confirmé, de 56 à 72 k€ pour un responsable qualité. Les savoir-faire rares du bassin — laminage de tôles fortes aéronautiques, forge de grandes pièces en alliages légers et superalliages — tirent les profils expérimentés vers le haut de ces bornes, sans qu'aucune source ne le chiffre localement. Montants en brut annuel, en CDI, à préciser selon le poste.

Où se former à la qualité industrielle à Issoire ?

Dans la ville même, un lycée des métiers des technologies industrielles prépare à la chaudronnerie, à l'usinage et à la mécanique aéronautique jusqu'au brevet de technicien supérieur en chaudronnerie industrielle, et relève du campus des métiers aéronautique et spatial de la région : c'est le vivier local des techniciens de la qualité. La formation continue propose des sessions de chaudronnerie sur place. Pour le niveau ingénieur, il faut se tourner vers Clermont-Ferrand et Aubière, à une trentaine de kilomètres, où sont implantées les écoles d'ingénieurs (mécanique et matériaux, génie industriel, informatique) qui alimentent le bassin en profils matériaux et mécanique.

Laminage, forge et série automobile, est-ce le même métier de la qualité ?

Non, et c'est ce qui fait la richesse d'Issoire. La qualité du laminage garantit les propriétés d'une plaque d'aluminium par le certificat matière et la culture métallurgique. La qualité de la forge maîtrise des procédés spéciaux — traitement thermique, pyrométrie, contrôles non destructifs — sur des pièces critiques uniques. La qualité de la série automobile, elle, relève de la grande cadence, de la planification qualité et de la validation des pièces de production, à la statistique plutôt qu'à la pièce. Trois disciplines, trois référentiels, trois rythmes. Un ingénieur gagne à préciser laquelle il maîtrise, car l'expérience de l'une ne se transpose pas mécaniquement aux autres.

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Sources

  • Employeurs et sites vérifiés au registre officiel des entreprises (recherche-entreprises.api.gouv.fr), établissement par établissement, état actif au niveau SIRET, le 2026-08-05, sur le bassin d'Issoire (63) : Constellium Issoire (ZI Les Listes, 63500 Issoire, métallurgie de l'aluminium), Aubert & Duval — Usine du Piat et atelier Interforge (Le Piat, 63500 Issoire, forge et matriçage), Valeo Systèmes d'Essuyage (63500 Issoire, équipement automobile), Issoire Aviation (aérodrome, 63054 Le Broc, construction aéronautique), et un anneau de sous-traitance en usinage, chaudronnerie, tuyauterie et traitement de surface (MPI, Domaero, RJTM, Lusina, CTM Vissac, ATS Aérogommage, entre autres).
  • Normes citées au niveau du secteur, jamais comme label d'un établissement nommé : management de la qualité aéronautique (EN 9100) et agrément de production (EASA Part-21) ; qualification des procédés spéciaux et accréditation associée (forge, traitement thermique, contrôles non destructifs) ; pyrométrie des fours de traitement thermique ; normes des aluminiums corroyés — composition (EN 573), tôles et bandes (EN 485), états métallurgiques (EN 515) — et certificats matière (EN 10204) ; référentiel de la qualité automobile (IATF 16949) avec planification qualité (APQP) et validation des pièces de production (PPAP) ; ISO 9001, 14001 et 45001 ; ISO/IEC 17025 (étalonnage).
  • Rémunérations en EUR brut annuel (fourchettes NATIONALES, aucune donnée propre au bassin d'emploi) : APEC — fiche métier « Ingénieur qualité » (environ 80 % des offres entre 33 000 et 49 000 €, moyenne ~40 000 €). Rareté des savoir-faire de laminage de tôles fortes et de forge d'alliages aéronautiques présentée qualitativement, sans chiffre local.
  • Écosystème et formations : lycée des métiers des technologies industrielles à Issoire (chaudronnerie, usinage, mécanique aéronautique, BTS conception et réalisation en chaudronnerie industrielle), rattaché au campus des métiers et des qualifications aéronautique et spatial de la région (ONISEP) ; formation continue de chaudronnerie sur place (organisme public de formation d'adultes de l'académie) ; écoles d'ingénieurs du regroupement Clermont Auvergne (mécanique et matériaux, génie industriel, informatique) à Clermont-Ferrand et Aubière, à une trentaine de kilomètres ; réseau aéronautique régional (Aerospace Cluster in Auvergne-Rhône-Alpes) dont le site de Constellium Issoire est membre.
  • Éléments attribués à leur source (public, communication et presse, non au registre) : Constellium présente son site d'Issoire comme l'un des deux premiers sites mondiaux de tôles épaisses aéronautiques et y industrialise un alliage aluminium-lithium (développé, lui, au centre de recherche du groupe à Voreppe, en Isère — pas à Issoire) ; l'atelier Interforge abrite une presse à matricer présentée comme la plus puissante du monde occidental, mise en service à la fin des années 1970, qui forge de grandes pièces aéronautiques dont des éléments de trains d'atterrissage. Rappel de périmètre : la forge et le matriçage sont à Issoire ; la fusion des superalliages et des aciers spéciaux (et le recyclage du titane) se font aux Ancizes-Comps, commune distincte du Puy-de-Dôme. Effectifs = tranches INSEE de l'établissement, jamais le total national des groupes.