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Ingénieur Qualité · CDI · Tarbes

Ingénieur Qualité CDI à Tarbes

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Tarbes — vérifiés, jamais inventés.

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44 000 – 56 000 € brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
1+
Référentiels attendus
6
Questions traitées

Le marché

Le marché ingénieur qualité CDI à Tarbes

À Tarbes, on ne se contente pas de construire l'avion : on l'accompagne jusqu'à sa fin de vie, et on le démonte pour en recycler les métaux. Au pied des Pyrénées, sur les longues pistes de l'aéroport de Tarbes-Lourdes, se joue quelque chose de rare — le cycle complet de l'appareil, de la chaîne d'assemblage au recyclage de l'aluminium.

C'est l'identité industrielle de la ville, et elle donne au métier d'ingénieur qualité une couleur qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

Pour la qualité, ce territoire aligne trois mondes qui ne se ressemblent pas. L'aéronautique d'abord, avec la construction d'un avion d'affaires et la fabrication d'aérostructures, sous référentiel aéronautique et procédés spéciaux — mais aussi, fait unique, la maintenance et le démantèlement des appareils en fin de vie, un registre à part, à la croisée de l'entretien réglementé et du recyclage industriel.

Le ferroviaire ensuite, mais pas celui de la tôle : à Séméac, on conçoit les systèmes de traction et l'électronique de puissance qui font avancer les trains, un univers de sûreté de fonctionnement et de logiciel embarqué. La défense enfin, héritée de l'arsenal, avec la pyrotechnie et ses exigences propres.

Choisir Tarbes pour ce métier, c'est travailler dans un bassin où l'avion se construit, s'entretient et se recycle sur les mêmes pistes, où le train se pense en électronique plus qu'en mécanique, et où trois filières exigeantes — aéro, rail, défense — se côtoient au pied des montagnes. Une combinaison qu'aucune autre ville des Pyrénées ne réunit, et un terrain rare pour qui veut suivre un produit sur toute sa vie.

Rémunération

Salaires ingénieur qualité à Tarbes

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33 000 – 44 000 € brut/anTechnicien qualité
Confirmé (3-7 ans)44 000 – 56 000 € brut/anIngénieur qualité
Senior (7+ ans)56 000 – 72 000 € brut/anResponsable qualité / QHSE

La rémunération, faute d'enquête locale, se lit au niveau national. D'après la fiche métier de l'APEC, quatre offres sur cinq se situent entre 33 000 et 49 000 euros bruts par an, autour d'une moyenne de 40 000 marquée par les débuts. Selon l'expérience, un technicien qualité débute vers 33 000 à 44 000 euros, un ingénieur confirmé se place entre 44 000 et 56 000, un responsable entre 56 000 et 72 000.

À Tarbes, trois raretés jouent sur cette demande sans qu'aucune source ne les chiffre : la qualification des procédés spéciaux de l'aéronautique, la double culture entretien-recyclage de l'avion, et l'électronique de puissance ferroviaire avec sa sûreté de fonctionnement. Autant de savoir-faire qui, dans un bassin de montagne où l'on ne remplace pas aisément un spécialiste, valorisent l'expérience.

Des chiffres à entendre en brut annuel pour un contrat pérenne, variables selon le poste, étrangers au tarif à la journée d'un indépendant.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Tarbes

Qualité de la construction aéronautique

Chez Daher, à Louey, l'assemblage des avions TBM et la fabrication d'aérostructures placent la qualité sous le référentiel aéronautique et les règles de production des aéronefs. L'ingénieur y pratique la première inspection, la maîtrise des caractéristiques critiques et le suivi de la conformité, sur des produits où la sécurité de vol interdit tout écart. C'est le registre classique de l'aéronautique, mais appliqué à la fois à un avion complet et à des aérostructures de rang un — une double exigence, sur le plus gros employeur industriel du bassin tarbais.

Qualité du recyclage et de la fin de vie des avions

C'est la spécialité signature de Tarbes. Sur l'aéroport, le démantèlement et le recyclage des appareils en fin de vie, chez Tarmac Aerosave, ouvrent un registre rare : dépollution, dépose et tri des matériaux, valorisation d'une part très élevée de la masse de l'avion, sous bonnes pratiques du recyclage aéronautique et réglementation des déchets industriels. L'ingénieur qualité y garantit la traçabilité d'un processus qui défait l'avion proprement, à l'inverse de sa construction. Un métier à la croisée de l'aéronautique et de l'économie circulaire, que ce bassin détient presque seul en France.

Qualité de la maintenance aéronautique

Toujours sur l'aéroport, le stockage et la maintenance des avions relèvent de l'organisme d'entretien agréé et de sa réglementation propre. L'ingénieur qualité y suit des opérations d'entretien programmé, la gestion de la navigabilité et la traçabilité des interventions, sur des appareils qui doivent revoler en toute sécurité. C'est un registre distinct de la construction — celui de l'avion en service —, adossé aux longues pistes et au climat sec des Pyrénées, propices au stockage de longue durée. Une spécialité qui complète le cycle de vie de l'appareil, du premier vol au dernier.

Qualité des procédés spéciaux et traitements de surface

Le bassin concentre une densité rare de traiteurs de surface aéronautiques — projection thermique, revêtements, peinture, étanchéité. La qualité y relève des procédés spéciaux, dont la validation obéit à des exigences strictes et à une accréditation dédiée. L'ingénieur y qualifie des procédés dont on ne peut pas contrôler le résultat par un simple examen final, et doit donc maîtriser le procédé lui-même. C'est une compétence pointue, très ancrée à Tarbes du fait du nombre de sous-traitants concernés, et recherchée par toute la filière aéronautique.

Qualité des systèmes de traction ferroviaire

À Séméac, la conception des systèmes de traction et de l'électronique de puissance qui propulsent les trains déplace la qualité vers un univers rare : celui de l'électronique embarquée et de la sûreté de fonctionnement — fiabilité, disponibilité, maintenabilité, sécurité. L'ingénieur y démontre la tenue de convertisseurs et de logiciels de contrôle-commande, sous les normes de sécurité des systèmes ferroviaires. C'est un ferroviaire qui n'a rien de la tôlerie : on y raisonne en puissance, en logiciel et en fiabilité, un registre que peu de bassins offrent, et distinct du reste du rail français.

Qualité de la pyrotechnie et de la défense

Héritée de l'arsenal, la fabrication de composants pyrotechniques, chez KNDS Ammo, place la qualité sous l'assurance qualité de défense et les exigences propres aux matières et procédés pyrotechniques, avec la maîtrise des risques d'atmosphères explosives. L'ingénieur y compose avec une traçabilité rigoureuse et une culture de sécurité extrême, sur des produits où la moindre non-conformité a des conséquences graves. Une spécialité de niche, ancrée dans l'histoire industrielle de Tarbes, qui donne au bassin sa troisième couleur, à côté de l'aéronautique et du ferroviaire.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Tarbes

ISO 9001

Le cœur du bassin est aéronautique, et il tient d'abord à Daher. À Louey, sur le site historique de l'ancienne Socata, l'entreprise assemble les avions TBM — un turbopropulseur d'affaires dont c'est la seule chaîne d'assemblage au monde — et fabrique des aérostructures de premier rang pour les grands avionneurs.

C'est l'établissement le plus important du bassin, dans la tranche 1 000 à 1 999 salariés, et la qualité y relève du référentiel aéronautique, des procédés spéciaux et des règles de production propres à la construction d'aéronefs.

Autour de lui gravitent des sous-traitants d'usinage et d'aérostructures, comme Agiliteam, et une densité remarquable de traiteurs de surface — Lincotek à Soues, SPEM à Bagnères, Satys à Lanne — dont le métier, la projection thermique, la peinture ou l'étanchéité, relève des procédés spéciaux et de leur qualification stricte. Cette concentration de procédés spéciaux est, en soi, une signature du territoire.

Mais ce qui rend Tarbes vraiment unique se joue sur l'aéroport, avec Tarmac Aerosave. Cette entreprise, dans la tranche 200 à 249 salariés, stocke, entretient et surtout démantèle et recycle les avions en fin de vie — une activité que la presse présente comme l'une des premières au monde, avec une part très élevée de la masse d'un appareil valorisée et plusieurs centaines d'avions traités.

Pour l'ingénieur qualité, c'est un registre rare : d'un côté la maintenance sous organisme d'entretien agréé, de l'autre le démantèlement, à la croisée de la dépollution, du tri des matériaux et du recyclage industriel, avec ses propres bonnes pratiques et sa réglementation des déchets.

Nulle part ailleurs en France on ne trouve, sur un même aéroport, la construction, l'entretien et le recyclage de l'avion — ce que le Pyrène Aéro Pôle, technopôle dédié à ce cycle de vie, rassemble en quelques milliers d'emplois.

Le deuxième pilier est ferroviaire, mais d'une nature particulière. À Séméac, l'établissement Alstom — dans la tranche 500 à 999 salariés, sur un site né en 1921 — n'assemble pas des caisses ni des bogies : il conçoit et produit les systèmes de traction, les modules de puissance et l'appareillage qui propulsent locomotives, trains régionaux, rames à grande vitesse et bus électriques.

Alstom en fait un centre de référence mondial pour la traction. La qualité y bascule dans un univers d'électronique de puissance embarquée et de sûreté de fonctionnement — fiabilité, disponibilité, maintenabilité, sécurité —, avec les normes propres aux systèmes électroniques et logiciels du rail.

À une vingtaine de kilomètres, à Bagnères-de-Bigorre, CAF, filiale du groupe ferroviaire espagnol et héritière des ateliers Soulé, construit du matériel roulant — métros, tramways, rames de grandes lignes — dans la tranche 100 à 199 salariés, sous référentiel ferroviaire, soudage et normes de tenue au feu. Deux facettes complémentaires du rail, réunies au piémont pyrénéen.

Le troisième pilier tient à l'histoire militaire de la ville. Héritier de l'arsenal de Tarbes, KNDS Ammo — l'ancien Nexter Munitions — y exploite un pôle de pyrotechnie, dans la tranche 100 à 199 salariés, où la qualité relève de l'assurance qualité de défense et des exigences propres aux matières et procédés pyrotechniques.

À cela s'ajoutent un tissu électrotechnique, avec les appareillages de Comeca à Bagnères, et une fonction support essentielle, la métrologie, avec un laboratoire d'étalonnage accrédité à Séméac — sans lequel aucun des contrôles des autres filières ne vaudrait.

L'écosystème de formation, enfin, donne au bassin un atout rare : l'École nationale d'ingénieurs de Tarbes, école publique du groupe des instituts nationaux polytechniques, forme sur place des ingénieurs en génie mécanique et en génie industriel — un vivier local direct pour la qualité —, relayée par l'institut universitaire de technologie et sa formation de génie mécanique et productique, tournée vers la métrologie et le contrôle.

Cette conjonction d'une aéronautique du cycle de vie, d'un ferroviaire de traction, d'une défense pyrotechnique et d'une école d'ingénieurs fait de Tarbes un bassin industriel dense et singulier, où un qualiticien trouve à s'employer sans quitter les Pyrénées.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

À Tarbes, la première compétence de l'ingénieur qualité est celle des procédés spéciaux.

L'aéronautique locale, de la construction chez Daher aux nombreux traiteurs de surface, repose sur des procédés dont on ne peut vérifier le résultat par un simple contrôle final — traitement thermique, revêtement, soudage, contrôle non destructif —, et qu'il faut donc qualifier et surveiller au niveau du procédé lui-même, sous le référentiel aéronautique et son accréditation dédiée. C'est le socle du bassin, et une expertise recherchée dans toute la filière.

Deux autres univers, rares, s'y ajoutent. Le cycle de vie de l'avion, avec l'entretien sous organisme agréé et le démantèlement-recyclage, mêle réglementation de la navigabilité et gestion des déchets industriels — une double culture, propre à Tarbes. Le ferroviaire de traction, lui, relève de l'électronique de puissance embarquée et de la sûreté de fonctionnement, avec les normes de sécurité des systèmes et du logiciel du rail, loin de la mécanique.

La défense pyrotechnique et l'électrotechnique complètent le tableau, chacune avec ses référentiels. L'ISO 9001 relie l'ensemble, et la métrologie garantit la justesse des mesures.

Une distinction, enfin, sépare les métiers, car le bassin en propose de deux ordres : aux méthodes revient de concevoir et de mettre au point le procédé de fabrication ; à la qualité, d'en prouver la conformité au référentiel. Sur un avion, un convertisseur de traction ou un composant pyrotechnique, cette ligne n'a rien de théorique.

L'énoncer dans son dossier de compétences — le versant que l'on occupe, et l'univers, de la construction au recyclage —, et dire nettement la spécialité que l'on tient, vaut mieux qu'un long catalogue. À Tarbes, c'est la maîtrise des procédés spéciaux, ou celle du cycle de vie de l'avion, qui se revendique.

Formations

Se former à Tarbes

Tarbes possède un atout que peu de villes de sa taille peuvent revendiquer : une école d'ingénieurs publique implantée sur place.

L'École nationale d'ingénieurs de Tarbes, membre du groupe des instituts nationaux polytechniques, forme depuis des décennies des ingénieurs généralistes, avec des domaines de dernière année en génie industriel et en génie des matériaux, des structures et des procédés — autant de spécialités directement utiles aux métiers de la qualité, du contrôle et de l'industrialisation.

C'est un vivier local rare, qui alimente les grands employeurs aéronautiques, ferroviaires et de défense du bassin. À ses côtés, l'institut universitaire de technologie de Tarbes forme, avec son département de génie mécanique et productique, des techniciens rompus à la métrologie, aux matériaux et au contrôle, et une passerelle mène de l'institut vers l'école d'ingénieurs.

L'écosystème industriel prolonge cette formation. Le Pyrène Aéro Pôle, technopôle installé sur l'aéroport et dédié à la construction, à la maintenance, au démantèlement et au recyclage vert des avions, matérialise à lui seul le cycle de vie de l'appareil et fédère plusieurs milliers d'emplois.

Il faut garder ici la juste maille : le pôle de compétitivité mondial de l'aéronautique et du spatial dont Tarbes relève a son siège à Toulouse, et l'agglomération tarbaise en est un territoire membre, non le centre. De même, la chimie du plateau de Lannemezan appartient à un bassin voisin, distinct de l'agglomération.

Cette combinaison — une école d'ingénieurs, un institut de technologie et un technopôle du cycle de vie de l'avion — permet à un Talent de se former, de se spécialiser dans l'aéronautique, le recyclage ou le ferroviaire de traction, et d'évoluer sans quitter le pied des Pyrénées.

Décrocher le poste

Trouver un poste d'ingénieur qualité CDI à Tarbes

Chercher un CDI d'ingénieur qualité à Tarbes revient à choisir sa place dans un bassin aux trois filières bien tranchées. L'aéronautique d'abord, la plus vaste : construire l'avion chez Daher, l'entretenir et le recycler chez Tarmac, qualifier les procédés spéciaux chez les traiteurs de surface — tout le cycle de vie de l'appareil, sous référentiel aéronautique.

Le ferroviaire ensuite, celui des systèmes de traction d'Alstom à Séméac et du matériel roulant de CAF à Bagnères, où la qualité se joue en électronique et en sûreté de fonctionnement. La défense enfin, avec la pyrotechnie de KNDS. Chacune a ses normes, ses preuves et sa culture.

Savoir dans quelle filière on postule change tout au dossier que l'on présente : un qualiticien du recyclage d'avions n'avance pas les mêmes références qu'un spécialiste de l'électronique de traction ou de la pyrotechnie.

Un dossier de compétences tenu sur BinchamTalent trouve là son utilité : il affiche d'emblée les référentiels réellement pratiqués et sur quels produits — avion, système de traction, composant pyrotechnique —, la maîtrise des procédés spéciaux, de la navigabilité ou de la sûreté de fonctionnement, la mobilité acceptée entre Tarbes, Louey, Séméac et Bagnères.

Les recruteurs du bassin y accèdent à leur gré, et tout se règle en direct, du premier échange à l'embauche, sans personne au milieu : la mise en relation ne donne lieu à aucune commission pour la plateforme.

FAQ

Questions fréquentes à Tarbes

Qui recrute des ingénieurs qualité en CDI à Tarbes ?

Trois filières industrielles. L'aéronautique : Daher à Louey (avions TBM et aérostructures, tranche 1 000 à 1 999 salariés), Tarmac Aerosave sur l'aéroport (stockage, maintenance et recyclage d'avions), des sous-traitants d'usinage et une densité de traiteurs de surface (Lincotek, SPEM, Satys). Le ferroviaire : Alstom à Séméac (systèmes de traction, tranche 500 à 999 salariés) et CAF à Bagnères-de-Bigorre (matériel roulant). La défense : KNDS Ammo, héritier de l'arsenal, pour la pyrotechnie. S'y ajoutent l'électrotechnique de Comeca et un laboratoire de métrologie à Séméac.

Qu'est-ce qui rend la qualité unique à Tarbes ?

Le cycle de vie complet de l'avion, réuni sur un même aéroport. À Tarbes, on construit l'appareil (Daher, avions TBM), on l'entretient et on le stocke, et surtout on le démantèle et on le recycle (Tarmac Aerosave), avec une part très élevée de sa masse valorisée. Ce dernier registre — le recyclage d'avions — est rare en France et propre au bassin. À cela s'ajoute un ferroviaire d'un genre particulier, celui des systèmes de traction d'Alstom à Séméac, qui se pense en électronique de puissance et non en tôle. Peu de villes réunissent la construction, le recyclage de l'avion et la traction ferroviaire.

Quels référentiels qualité dominent le bassin de Tarbes ?

L'aéronautique donne le ton : référentiel aéronautique, procédés spéciaux et leur accréditation, règles de production des aéronefs, et, pour l'avion en service, réglementation de la navigabilité et de l'entretien. Le recyclage ajoute les bonnes pratiques du démantèlement et la réglementation des déchets. Le ferroviaire de traction relève des normes de sûreté de fonctionnement et de sécurité des systèmes et logiciels embarqués ; le matériel roulant, du référentiel ferroviaire, du soudage et de la tenue au feu. La défense mobilise l'assurance qualité de défense et la pyrotechnie. L'ISO 9001 fait socle. Ces normes s'entendent au niveau du secteur, jamais comme le label d'un établissement nommé.

Quel salaire pour un ingénieur qualité à Tarbes en 2026 ?

Faute de barème local, on s'en tient aux repères nationaux. L'APEC recense la plupart des offres entre 33 000 et 49 000 euros bruts annuels, moyenne autour de 40 000. Un débutant s'y situe vers 33 000 à 44 000 euros, un confirmé de 44 000 à 56 000, un responsable qualité de 56 000 à 72 000. Tarbes valorise des savoir-faire rares — procédés spéciaux de l'aéronautique, cycle de vie de l'avion, électronique de traction ferroviaire —, et un profil qui les tient y est courtisé, faute d'être aisément remplaçable en zone de montagne. Valeurs indicatives, brut annuel en CDI, à confirmer poste par poste.

Où se former à la qualité industrielle à Tarbes ?

À l'École nationale d'ingénieurs de Tarbes, école publique du groupe des instituts nationaux polytechniques, qui forme sur place des ingénieurs en génie mécanique et en génie industriel — un vivier local rare pour la qualité. L'institut universitaire de technologie de Tarbes forme, avec son département de génie mécanique et productique, des techniciens de la métrologie et du contrôle, et une passerelle mène de l'institut à l'école d'ingénieurs. L'écosystème s'appuie aussi sur le Pyrène Aéro Pôle, technopôle du cycle de vie de l'avion. Un Talent peut ainsi se former et se spécialiser sur place, de la construction aéronautique au recyclage.

Le recyclage d'avions est-il vraiment un métier de la qualité ?

Oui, et c'est l'un des plus singuliers du bassin. Démanteler un avion en fin de vie, chez Tarmac Aerosave, suppose de dépolluer l'appareil, de déposer et de trier ses matériaux, puis d'en valoriser une part très élevée de la masse — le tout sous des bonnes pratiques du recyclage aéronautique et la réglementation des déchets industriels. La qualité y garantit la traçabilité et la conformité d'un processus qui défait l'avion proprement, à l'inverse de sa construction. C'est un métier à la croisée de l'aéronautique et de l'économie circulaire, rare en France, et un atout distinctif pour un Talent attiré par une industrie d'avenir.

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Sources

  • Employeurs et sites vérifiés au registre officiel des entreprises (recherche-entreprises.api.gouv.fr), établissement par établissement, état actif au niveau SIRET, le 2026-08-05 : Daher Aerospace (Louey) et Daher Industrial Services (Lanne), Tarmac Aerosave (Azereix, Ossun), Agiliteam (Ade, Lanne), Lincotek (Soues), SPEM Aero et Comeca (Bagnères-de-Bigorre), Satys (Lanne), Alstom Transport (Séméac), CAF France (Bagnères-de-Bigorre), KNDS Ammo France (Tarbes), Trescal (Séméac).
  • Normes citées au niveau du secteur : EN 9100 (management de la qualité aéronautique), procédés spéciaux et leur accréditation (Nadcap), règles de production et d'entretien des aéronefs (EASA Part-21, Part-145), bonnes pratiques du recyclage aéronautique et réglementation des déchets pour le démantèlement ; ISO/TS 22163 — IRIS (qualité ferroviaire), EN 15085 (soudage ferroviaire), EN 45545 (tenue au feu), sûreté de fonctionnement et sécurité des systèmes et logiciels embarqués (EN 50126, EN 50128, EN 50129, EN 50155) ; assurance qualité de défense et réglementation pyrotechnie / atmosphères explosives ; IEC 61439 et IEC 60947 (appareillage électrique) ; ISO/IEC 17025 (étalonnage) ; ISO 9001, 14001 et 45001.
  • Rémunérations en EUR brut annuel (fourchettes NATIONALES, aucune donnée propre au bassin d'emploi) : APEC — fiche métier « Ingénieur qualité » (environ 80 % des offres entre 33 000 et 49 000 €, moyenne ~40 000 €). Rareté des savoir-faire (procédés spéciaux, cycle de vie de l'avion, électronique de traction) présentée qualitativement, sans chiffre local.
  • Écosystème et formations : École nationale d'ingénieurs de Tarbes (génie mécanique et génie industriel, groupe des instituts nationaux polytechniques) ; institut universitaire de technologie de Tarbes (génie mécanique et productique) ; Pyrène Aéro Pôle, technopôle de la construction, de la maintenance, du démantèlement et du recyclage d'avions (aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées) ; pôle de compétitivité aéronautique et spatial dont l'agglomération est membre (siège à Toulouse).
  • Éléments attribués à leur source (public, presse et communication, non au registre) : Daher, seule chaîne d'assemblage des avions TBM au monde, sur le site de l'ancienne Socata à Louey ; Tarmac Aerosave présenté comme l'un des leaders mondiaux du recyclage d'avions, avec une part très élevée de la masse d'un appareil valorisée et plusieurs centaines d'avions traités ; Alstom Séméac présenté comme un centre de référence mondial pour les systèmes de traction ; Pyrène Aéro Pôle et ses milliers d'emplois (agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées). « KNDS Ammo France » = ex-Nexter Munitions, héritier de l'arsenal de Tarbes. Effectifs = tranches INSEE de l'établissement, jamais le total national des groupes.