Data Analyst · CDI · Angers

Data Analyst CDI à Angers

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Angers — vérifiés, jamais inventés.

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39 000 – 46 000 € brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
5
Questions traitées

Le marché

Le marché data analyst CDI à Angers

Angers a bâti son identité data sur deux matières que peu de villes réunissent : le vivant végétal et l'objet connecté. D'un côté, la métropole abrite l'un des plus importants pôles français de recherche sur la plante et la semence, sur le Campus du végétal, à Beaucouzé et Angers.

On y produit des volumes de données considérables : une seule plateforme de phénotypage, chez l'INRAE, engendre plusieurs téraoctets par cycle en photographiant la plante de la graine à la maturité, tandis que le laboratoire de référence des semences y génère les données variétales officielles de la France par génotypage.

De l'autre côté, Angers s'est imposée comme une place de l'électronique professionnelle et de l'IoT, avec une filière dense, un technocampus dédié et un projet de ville intelligente d'une ampleur rare : « Angers Territoire intelligent » déploie des dizaines de milliers de capteurs à l'échelle de l'agglomération.

Entre ces deux socles, la santé tient une place particulière grâce à un centre de lutte contre le cancer, l'ICO, dont la donnée est celle de la recherche oncologique et des essais cliniques, distincte de celle d'un hôpital généraliste. S'y ajoutent le CHU, l'université et ses laboratoires d'informatique et de mathématiques, quelques centres de services numériques, et un tissu industriel qui produit sa propre donnée.

Pour un data analyst, ce paysage est inhabituel : ici, la donnée est souvent branchée sur le monde réel — une graine, un capteur urbain, un patient, une carte électronique — plus que sur des tableaux de bord marketing.

Il faut d'ailleurs écarter d'emblée une fausse piste : contrairement à ce qu'on imagine parfois, Angers n'est pas une place d'assurance ni de banque de gestion — les entités mutualistes locales ont fermé, et ce n'est pas là que se joue le métier. La force angevine est ailleurs : dans la donnée du végétal, celle de l'objet connecté et de la ville, et celle de la recherche en santé.

C'est un marché où le métier prend la couleur de son secteur, et où savoir de quelle donnée on parle compte davantage qu'un catalogue d'outils.

Rémunération

Salaires data analyst à Angers

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33 000 – 39 000 € brut/anData analyst junior / chargé d’études statistiques
Confirmé (3-7 ans)39 000 – 46 000 € brut/anData analyst / business analyst
Senior (7+ ans)46 000 – 54 000 € brut/anLead data analyst / analytics engineer

Comme partout en région, aucun barème de data analyst n'existe en propre pour Angers ou les Pays de la Loire : l'APEC sème ses repères par grande fonction, et c'est donc à l'échelle nationale qu'il faut les récolter, avant de les nuancer. Sa fiche métier range à peu près 80 % des rémunérations entre 33 000 et 53 000 € bruts annuels, pour une moyenne autour de 43 000, la majorité des postes s'ouvrant à des profils de moins de cinq ans d'expérience ;

le baromètre 2025 place d'ailleurs la médiane des cadres du décisionnel un cran au-dessus, aux alentours de 50 000 €. L'écart de la région-capitale aux régions frôle les quinze pour cent, ce qui situe Angers plutôt sous la médiane nationale. Un fait local mérite qu'on l'enracine : le curseur bouge au gré du secteur bien plus que de la seule ancienneté.

La donnée de recherche publique — celle de l'INRAE, du GEVES, de l'ANSES — se paie sur des grilles de la fonction publique et des établissements de recherche, qui ne se négocient ni comme un poste en centre de services numériques, ni dans l'électronique privée, ni à l'hôpital. Les paliers ci-dessous replantent la bande nationale dans le terreau angevin ;

ils indiquent un ordre de grandeur, non un relevé pris sur place. Enfin, un poste en CDI se compte en salaire brut annuel : le taux journalier ne regarde que le travail indépendant, hors du champ de cette page.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Angers

Donnée du végétal — phénotypage et génomique

C'est la signature angevine. Sur le Campus du végétal, la plateforme PHENOTIC de l'INRAE produit plusieurs téraoctets par cycle en imageant la plante, avec un volet bio-informatique croisant phénotype et génotypage ; le GEVES, lui, caractérise les variétés par marqueurs SNP et SSR. L'analyste y travaille des bases de variétés, des collections de référence et des flux d'imagerie à haut débit — un terrain de données du vivant qui n'existe nulle part ailleurs en France sous cette forme.

Donnée de biovigilance végétale

Au laboratoire de la santé des végétaux de l'ANSES, à Angers, la donnée devient celle de la surveillance : détection et diagnostic des organismes nuisibles aux cultures, épidémiosurveillance, séquençage. Un data analyst y relie des résultats de laboratoire à une cartographie du risque phytosanitaire — un usage de la donnée au service de la protection des végétaux, ancré dans un laboratoire national de référence.

Donnée territoriale et IoT urbain

Avec « Angers Territoire intelligent », la communauté urbaine pilote une plateforme de données alimentée par de l'ordre de cinquante mille capteurs — éclairage, eau, déchets, stationnement, mobilité. La donnée y est anonymisée et propriété de la collectivité. L'analyste y travaille des séries de capteurs, de l'open data et des indicateurs de service public, dans un projet de ville intelligente d'une ampleur rare pour une agglomération de cette taille.

Donnée industrielle et objet connecté

Portée par la filière électronique du bassin — animée par le cluster We Network — et par des industriels comme Evolis, à Beaucouzé, et Eolane, à Angers, la donnée est celle de la production, de la traçabilité des cartes électroniques et de la télémétrie des parcs connectés. Un profil à l'aise avec la donnée industrielle et l'IoT trouve là un terrain concret, adossé à un technocampus dédié à l'électronique et à l'objet connecté.

Donnée oncologique et recherche clinique

À l'Institut de cancérologie de l'Ouest, site Paul Papin, la donnée est celle d'un centre de lutte contre le cancer : biostatistique, essais cliniques, recherche oncologique. C'est un univers distinct de la donnée d'un hôpital généraliste, où la rigueur méthodologique et le cadre éthique commandent l'analyse. Le profil recherché sait dialoguer avec des cliniciens et manier des données de recherche sensibles, décrites au niveau du secteur.

Donnée d’activité hospitalière et services de données

Le CHU d'Angers porte la donnée d'activité hospitalière et de pilotage, avec ses indicateurs médico-économiques et son entrepôt de données de santé, tandis que des centres de services numériques comme Atos, à Trélazé, et Sopra Steria, à Angers, staffent des missions décisionnelles pour des comptes régionaux. Deux portes d'entrée complémentaires : l'une au cœur d'un établissement, l'autre au contact de secteurs variés, en régie de projet.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Angers

Le premier pilier data d'Angers est le végétal, et c'est le plus distinctif du bassin.

Sur le Campus du végétal, à Beaucouzé et Angers, l'unité de recherche en horticulture et semences de l'INRAE opère la plateforme PHENOTIC, un dispositif de phénotypage à haut débit créé en 2009 et étendu en 2023 par une extension baptisée Phénotic 2 : elle image la plante depuis la graine jusqu'à

l'organe entier et produit, selon l'INRAE, plusieurs téraoctets de données par cycle, avec un thème de bio-informatique dédié qui met en regard le phénotype et le génotypage. Labellisée nationalement et intégrée à des infrastructures de recherche, elle constitue un environnement de données végétales que l'institut présente comme unique en Europe.

À quelques centaines de mètres, le Groupe d'étude et de contrôle des variétés et des semences (GEVES), dont le siège est à Beaucouzé, produit les données variétales de référence de la France : via son laboratoire BioGEVES, il caractérise les variétés par marqueurs moléculaires — les fameux SNP et

SSR —, détecte les organismes génétiquement modifiés et les pathogènes, et gère des collections de référence combinant descripteurs morphologiques et données de génotypage, socle du catalogue officiel des espèces et variétés. C'est le seul lieu français où l'analyste de données travaille la variété végétale certifiée.

Le laboratoire de la santé des végétaux de l'ANSES, à Angers, complète ce socle par la donnée de surveillance et de diagnostic des organismes nuisibles, tandis que deux instituts techniques — l'ASTREDHOR pour l'horticulture, le CTIFL pour les fruits et légumes — ajoutent la donnée d'expérimentation agronomique.

Le tout est animé par le pôle de compétitivité du végétal, Végépolys Valley, dont le siège est à Angers, qui porte aussi le numérique agricole. Le deuxième pilier est l'objet connecté et la ville intelligente.

Angers est au cœur d'une filière électronique dense, structurée par le cluster We Network — le réseau de l'électronique professionnelle du Grand Ouest, soutenu par l'État, la Région et la métropole, qui revendique de l'ordre de deux cents acteurs et quarante mille emplois sur le Grand Ouest et porte, à Angers, un Technocampus Électronique et IoT, aux côtés de la Cité de l'objet connecté.

Ce positionnement vaut à Angers d'être présentée comme une référence nationale de l'IoT dans le label French Tech porté par Angers Technopole — un chiffre et un superlatif qu'il faut attribuer, non énoncer comme des faits objectifs.

Deux industriels ancrent cette filière côté donnée : Evolis, au siège de Beaucouzé, concepteur-fabricant d'imprimantes à cartes plastiques, et Eolane, à Angers, spécialiste de l'assemblage de cartes électroniques, qui produisent une donnée industrielle de production, de traçabilité et de parc connecté — à distinguer, pour Eolane, de son usine d'Ombrée d'Anjou, hors de l'agglomération.

Surtout, la donnée urbaine change ici d'échelle avec « Angers Territoire intelligent » : un contrat porté par la communauté urbaine et un consortium mené par Engie, de l'ordre de cent soixante-dix-huit millions d'euros sur douze ans, qui déploie environ cinquante mille capteurs dans l'agglomération — éclairage, eau, déchets, stationnement, mobilité —, avec une donnée anonymisée, propriété de la collectivité et hébergée par un tiers de confiance.

C'est un débouché data public d'une ampleur peu commune, propre à Angers. Le troisième pilier est la santé et la recherche clinique.

L'Institut de cancérologie de l'Ouest, sur son site Paul Papin à Angers, est un centre de lutte contre le cancer : sa donnée est celle de la recherche oncologique, de la biostatistique et des essais cliniques, un univers distinct de celui d'un CHU généraliste — étant entendu que l'ICO a un second site du côté de Nantes, et que le site angevin est Paul Papin.

Le CHU d'Angers, réparti entre Angers et Saint-Barthélemy-d'Anjou, ajoute la donnée d'activité hospitalière, de pilotage médico-économique et d'entrepôt de données de santé, dont la sensibilité relève du secteur.

Autour de ces trois piliers gravitent l'Université d'Angers, employeur d'enseignants-chercheurs et fournisseur du vivier, avec ses laboratoires d'informatique et d'ingénierie des systèmes — le LERIA, tourné vers l'intelligence artificielle et l'optimisation combinatoire, le LARIS, le LAREMA en mathématiques — ;

deux centres de services numériques, Atos à Trélazé et Sopra Steria à Angers, qui staffent des missions data pour les comptes régionaux, fait de marché ordinaire ; et la communauté urbaine elle-même, productrice d'open data territorial. Deux mises au point s'imposent.

La première, honnête, écarte une fausse piste : Angers n'est pas une place d'assurance — les entités mutualistes locales sont fermées — ni une place de banque de gestion, dont le cœur régional bat plutôt à Nantes ; il ne faut pas y projeter un pôle qui n'existe pas.

La seconde tient à la maille : le grand semencier de l'Anjou, Vilmorin, est à La Ménitré, hors de l'agglomération, à environ vingt-cinq kilomètres, et l'on parlera alors de « vallée de la semence angevine » au niveau régional, jamais « à Angers ». Au bout du compte, ce tableau brosse un marché data singulier, branché sur le vivant, l'objet et le soin, où l'analyste qui arrête son terrain et s'y rend précis déniche des sujets que peu de villes proposent.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

Le socle technique d'un data analyst angevin ne dépaysera personne — SQL pour interroger et modéliser, Python ou R pour transformer et automatiser, un Power BI ou un Tableau pour donner à voir, parfois un environnement de traitement distribué dès que les volumes gonflent. Mais ici plus qu'ailleurs, c'est le contexte qui fait germer le sens du métier, car la donnée angevine plonge souvent ses racines dans le monde physique.

Au végétal, elle parle une langue à part : descripteurs variétaux, protocoles internationaux d'examen des variétés, marqueurs moléculaires SNP et SSR, phénotypage par imagerie, sélection assistée, pipelines qui relient le cliché de la plante à son génome. Ce vocabulaire ne pousse réuni qu'autour du Campus du végétal, et l'analyste qui le maîtrise tient un atout rare.

À la ville intelligente et à l'IoT, la matière se fait de séries temporelles de capteurs, de gouvernance de la donnée publique — anonymisation, propriété de la collectivité, ouverture des jeux de données — et d'indicateurs de service. À l'électronique, elle relève de la traçabilité de production et de la télémétrie.

À la santé, au CHU comme à l'ICO, elle demeure sensible et cloisonnée, avec ses indicateurs d'activité et sa biostatistique, décrite au niveau du secteur sans qu'un statut ne s'accroche à un établissement nommé. Une mise au point est utile, car trois métiers voisins se brouillent dans les annonces, et l'image du semis les distingue bien.

Faire parler une graine de donnée déjà récoltée pour éclairer une décision, c'est le métier d'analyste. Poser et entretenir les conduites d'irrigation qui l'acheminent, c'est l'ingénierie des données. Faire lever un modèle qui devine la prochaine floraison, c'est la science des données. À Angers, un laboratoire, une collectivité ou un industriel peut réclamer ces trois mains à la fois ;

noter clairement, à même son dossier de compétences, quel sillon on occupe évite bien des quiproquos et fait gagner du temps de part et d'autre. C'est d'autant plus vrai dans un bassin où la donnée de recherche végétale attire des profils venus de la biologie ou de l'agronomie autant que de l'informatique.

Formations

Se former à Angers

Le vivier data angevin se forme d'abord à l'Université d'Angers, où le département de mathématiques porte un master Data Science doté d'un parcours singulier — « Données biologiques et numériques » —, seule formation data du bassin à se brancher explicitement sur la donnée du vivant, en écho direct au Campus du végétal voisin.

L'université héberge par ailleurs les laboratoires qui irriguent le métier : le LERIA en informatique, orienté intelligence artificielle et optimisation combinatoire, le LARIS en ingénierie des systèmes, le LAREMA en mathématiques, réunis dans une fédération de recherche et une école doctorale communes.

À côté de l'université, l'Université catholique de l'Ouest propose un master d'ingénierie de la décision et de traitement des grands volumes de données, et les écoles d'ingénieurs et de commerce du bassin complètent l'offre de profils. Un point mérite d'être clarifié, car l'erreur est fréquente : il n'y a pas de BUT Science des Données à Angers.

L'informatique locale de niveau bac+3 passe surtout par des BUT d'informatique industrielle et de génie biologique ; le BUT Science des Données le plus proche se trouve à l'IUT de Vannes, en Bretagne Sud. En somme, Angers cultive surtout des profils de niveau master, avec ce trait singulier de relier la data au végétal et au vivant, ce qui teinte le bassin d'une couleur introuvable ailleurs.

Pour un analyste débarqué d'ailleurs, cela signifie des collègues façonnés au contact d'une vraie recherche, souvent à la lisière de la biologie et de l'informatique, sans pour autant une masse de rivaux directs sur les postes de restitution : le territoire récompense qui sait se faire voir au bon moment.

L'alternance, pour finir, reste une entrée répandue vers les laboratoires, les industriels de l'électronique et les établissements de santé du bassin, qui s'en servent pour former puis intégrer leurs futurs analystes.

On gardera aussi en tête la coloration recherche du bassin : beaucoup de profils data angevins passent par un stage sur le Campus du végétal, à l'INRAE ou au GEVES, avant l'entreprise, ce qui explique le niveau souvent élevé sur la donnée du vivant et sur le croisement du phénotype et du génotype.

Décrocher le poste

Trouver un poste de data analyst CDI à Angers

Viser un poste de data analyst à Angers suppose d'abord de repérer auquel des mondes data du bassin on se rattache, tant ils diffèrent d'un sillon à l'autre. La donnée du végétal — phénotypage, génotypage, bases de variétés — se sème sur le Campus du végétal, à l'INRAE, au GEVES et à l'ANSES.

La donnée urbaine et l'IoT poussent du côté de la communauté urbaine et du projet « Angers Territoire intelligent », ainsi que de la filière électronique et de ses industriels. La donnée de santé et de recherche clinique se trouve au CHU et à l'ICO. Les centres de services numériques, eux, ouvrent des missions variées pour des comptes régionaux.

Un profil attiré par la biologie et l'agronomie ne jouera pas les mêmes armes qu'un analyste tourné vers le capteur urbain ou la biostatistique ; mieux vaut cultiver une seule parcelle que d'éparpiller ses graines.

Deuxième geste, autour du dossier de compétences : préciser si l'on restitue la donnée, si l'on en monte les canaux d'alimentation ou si l'on en fait lever des modèles, car c'est souvent sur cette clarté que se joue le premier tri — surtout quand un poste de recherche végétale attend un profil à cheval sur le vivant et le numérique.

Sur une place de ce format, où laboratoires, collectivité et industriels se côtoient, se rendre visible compte autant que le diplôme. Les stages et les alternances, nombreux dans les laboratoires du Campus du végétal, à l'université, au CHU et dans l'électronique, forment une entrée éprouvée, et les réseaux d'anciens du master Data Science essaiment vite dans l'agglomération.

Garder un dossier net, à jour et joignable, signaler sa disponibilité et se laisser repérer par la bonne équipe vaut souvent mieux que d'arroser les envois : c'est tout l'esprit d'un dossier entretenu sur BinchamTalent — demeurer trouvable au fil des semaines pour les recruteurs du bassin, en prise directe, sans rien lâcher de la maîtrise de ce que l'on expose.

Sur un territoire où la donnée du vivant, celle de la ville et celle du soin mènent la demande, un profil déjà angevin, ou prêt à rejoindre les Pays de la Loire, a déjà pris de l'avance.

FAQ

Questions fréquentes à Angers

Quel salaire pour un data analyst à Angers en 2026 ?

Faute de grille locale, on s'appuie sur l'APEC : à peu près 80 % des offres entre 33 000 et 53 000 € bruts l'an, moyenne autour de 43 000 €, la médiane des cadres du décisionnel pointant un peu plus haut. Angers appartient aux régions, à environ quinze pour cent sous l'Île-de-France. Une singularité locale : la donnée de recherche publique (INRAE, GEVES, ANSES) suit des grilles de la fonction publique, qui ne s'alignent pas d'office sur le privé.

Quels employeurs recrutent des data analysts à Angers ?

Côté végétal, l'INRAE (plateforme PHENOTIC), le GEVES et l'ANSES sur le Campus du végétal, à Beaucouzé et Angers. Côté santé, le CHU d'Angers et l'ICO (site Paul Papin). Côté numérique et territoire, l'Université d'Angers, la communauté urbaine (« Angers Territoire intelligent »), les industriels de l'électronique Evolis et Eolane, et des centres de services comme Atos (Trélazé) et Sopra Steria (Angers). À noter : Angers n'est pas une place d'assurance ni de banque de gestion.

Où se former à la data dans le bassin angevin ?

À l'Université d'Angers, principalement : le master Data Science du département de mathématiques, avec son parcours « Données biologiques et numériques » branché sur le vivant, adossé aux laboratoires LERIA et LAREMA. L'Université catholique de l'Ouest propose un master d'ingénierie de la décision et de traitement des grands volumes de données. Attention : pas de BUT Science des Données à Angers — le plus proche est à l'IUT de Vannes, en Bretagne Sud.

Le métier de data analyst change-t-il selon le secteur à Angers ?

Énormément. Au végétal, phénotypage, génotypage et bases de variétés ; à la ville intelligente, séries de capteurs et open data ; à l'électronique, traçabilité de production et télémétrie ; à l'ICO, biostatistique et essais cliniques ; au CHU, donnée d'activité hospitalière. Le même attelage d'outils — SQL, Python, restitution — se retrouve partout, mais le secteur, lui, refait tout le reste, et le végétal impose jusqu'à son propre lexique.

Peut-on faire du télétravail comme data analyst à Angers ?

Selon l'employeur et le secteur. Les centres de services numériques et certains postes universitaires ou territoriaux ouvrent souvent un télétravail partiel ; ceux qui touchent à la plateforme de phénotypage, à la donnée de santé de l'ICO ou du CHU, ou à la production électronique restent plus souvent sur site, faute de pouvoir sortir les données ou l'équipement. Chaque poste se tranche à part : autant en discuter dès les premiers échanges.

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Sources

  • Registre officiel des entreprises — recherche-entreprises.api.gouv.fr (établissements actifs, Angers Loire Métropole / EPCI 244900015, vérifiés le 2026-08-03) : GIP GEVES (SIREN 180089286, Beaucouzé), INRAE / unité IRHS (180070039, Beaucouzé et Angers), ANSES / LSV (130012024, Angers), CHU d’Angers (264900036), ICO — Institut de cancérologie de l’Ouest (532254307, site Paul Papin, Angers), Université d’Angers (194909701), Atos France (408024719, Trélazé), Sopra Steria Group (326820065, Angers), Angers Loire Métropole (244900015), Evolis (428564710, Beaucouzé), Eolane Angers (950020941, Angers).
  • INRAE — plateforme PHENOTIC (unité IRHS, Campus du végétal) : phénotypage à haut débit, « plusieurs téraoctets » par cycle, thème bio-informatique phénotype × génotypage, extension Phénotic 2 (2023) ; pôle présenté comme unique en Europe (communiqué INRAE).
  • Angers Loire Métropole — « Angers Territoire intelligent » (consortium mené par Engie) : contrat de l’ordre de 178 M€ sur 12 ans, ~50 000 capteurs IoT, donnée anonymisée, propriété de la collectivité (chiffres attribués à ALM / presse). Filière électronique : cluster We Network (~200 acteurs, ~40 000 emplois Grand Ouest), Technocampus Électronique & IoT, Cité de l’objet connecté ; label French Tech porté par Angers Technopole.
  • APEC — fiche métier Data Analyst (80 % des rémunérations entre 33 et 53 k€, moyenne ~43 k€) et Baromètre 2025 (médiane cadres du décisionnel ~50 k€) ; écart Île-de-France / régions ~15 %.
  • Université d’Angers — master Data Science, parcours « Données biologiques et numériques » (département de mathématiques) ; laboratoires LERIA (informatique, IA), LARIS, LAREMA. UCO — master Ingénierie de la décision et big data. BUT Science des Données le plus proche : IUT de Vannes (Université Bretagne Sud).