Data Analyst · CDI · Bordeaux

Data Analyst CDI à Bordeaux

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Bordeaux — vérifiés, jamais inventés.

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40–48 k€ brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
5
Questions traitées

Le marché

Le marché data analyst CDI à Bordeaux

Peu de villes proposent au data analyst quatre matières aussi dissemblables réunies sur un seul bassin, et c’est précisément ce qui fait l’intérêt de Bordeaux. Quatre mondes de données s’y superposent sans se ressembler : celui, très grand public, de l’e-commerce et du jeu en ligne, massé sur les Bassins à flot ;

celui du vin, que nulle autre métropole ne travaille à cette échelle ; celui, industriel, d’un couloir aéronautique et de défense étiré à l’ouest ; et celui, plus rare encore, d’un pôle laser et photonique installé au sud-ouest.

D’un employeur à l’autre, le poste n’a donc presque rien de commun. Quai de Bacalan, on décortique des parcours d’achat, l’engagement de joueurs et la performance commerciale. Sur les quais du négoce, on suit un marché, des flux d’export et des campagnes de primeurs — une matière proprement bordelaise, doublée côté recherche d’agronomie et d’œnologie.

Autour de Mérignac et du Haillan, dans la métropole et non dans Bordeaux même, on traite de l’essai, de la fabrication, du contrôle qualité et de l’entretien des flottes ; on qualifie cette donnée par sa nature, jamais par un quelconque statut de la société. De Pessac à Talence, enfin, le laser et la photonique ajoutent une donnée de mesure et d’instrumentation.

Cet éventail s’appuie sur un socle académique complet — université de Bordeaux, Bordeaux INP et ses écoles d’ingénieurs, Kedge — et sur des pôles qui structurent chaque filière. Postuler ici revient d’abord à choisir un univers, ensuite seulement un poste : la donnée d’un marchand en ligne, d’un négociant en grands crus, d’un avionneur ou d’un laboratoire d’optique ne se manie pas de la même main.

Le panorama ci-dessous nomme, filière par filière, les employeurs relevés un à un au registre officiel — commune et distance au centre à l’appui — puis cale les rémunérations sur les seuls barèmes effectivement publiés.

Rémunération

Salaires data analyst à Bordeaux

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33–40 k€ brut/anData analyst junior
Confirmé (3-7 ans)40–48 k€ brut/anData analyst confirmé
Senior (7+ ans)48–58 k€ brut/anLead data analyst / Analytics engineer

Un préalable s’impose avant tout chiffre : personne ne publie de barème « data analyst » calé sur Bordeaux ou sur la Nouvelle-Aquitaine — ni l’APEC, ni un observatoire de branche. La seule boussole est nationale, et elle vaut ce qu’elle vaut. Relevée le 2 août 2026, la fiche métier de l’APEC range quatre salaires sur cinq dans une bande de 33 000 à 53 000 € brut par an, avec une moyenne qui gravite autour de 43 000 € une fois la prime ajoutée au fixe ;

l’essentiel des offres s’adressent à des profils encore jeunes, rarement au-delà de cinq années de métier. Disons-le franchement : les paliers du tableau ci-dessus se contentent de refléter cette fourchette nationale, ce ne sont pas des montants relevés à Bordeaux.

Et la géographie pèse moins lourd que le secteur : à titre égal, analyser un site marchand des Bassins à flot, suivre la donnée de marché d’un négociant en grands crus ou produire le reporting d’une banque de la place ne se chiffre pas de la même façon, la part variable et les habitudes de chaque métier faisant l’écart.

Tout au plus retiendra-t-on, comme repère national et non comme prix local, les quelques points d’écart que les baromètres pointent entre Paris et la province. En CDI, le calcul se tient en brut annuel ; le taux journalier, lui, relève du freelance.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Bordeaux

E-commerce et donnée grand public

La spécialité la plus « cœur de métier » de la ville, agglomérée quai de Bacalan. Cdiscount y travaille le parcours d’achat, le merchandising et le pricing ; Betclic, agréé par l’Autorité nationale des jeux, l’analyse comportementale et la détection de fraude ; Ubisoft Bordeaux, avenue Abadie, le live-ops et l’engagement ; Asobo, la télémétrie de Microsoft Flight Simulator. Audience, conversion et fidélisation s’y mesurent sur des volumes comportementaux que peu de métropoles régionales rassemblent à ce point.

Vin — négoce et donnée de marché

Introuvable ailleurs. Millésima vend les crus en primeur, Duclot alloue et tarifie les vins fins, Ginestet assemble et suit le millésime, la Maison Johanes Boubée distribue, Castel Frères et CVBG–Dourthe pilotent ventes et export, quand l’observatoire du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux éclaire la filière. Le data analyst y manie tarification, allocation des grands crus et analyse d’une clientèle internationale — une donnée de marché que porte cette seule place.

Vin — agronomie et millésime

Le versant scientifique de la même filière. À Villenave-d’Ornon, l’INRAE et l’Institut des sciences de la vigne et du vin produisent une donnée agronomique et œnologique : viticulture de précision, phénotypage, suivi du millésime, mesures environnementales. Le data analyst y frôle la biostatistique et la donnée de terrain, sur un objet — la vigne et le vin — que nul autre bassin français ne porte à cette échelle.

Aéronautique et maintenance de flotte

Dans le couloir ouest, Dassault Aviation à Mérignac, Sabena technics, Airbus Atlantic, Thales et, plus loin, ArianeGroup et Roxel brassent une donnée d’essais, de fabrication, de qualité et d’entretien de flotte. On y suit non-conformités, fiabilité et planification pour outiller la décision industrielle. On reste au ras de la donnée — essais, propulsion, maintenance —, sans prêter le moindre statut aux sociétés citées, hors sujet dès qu’on parle de compétences.

Banque, assurance et risque

Sur les quais, la Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes et la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, ainsi que les entités informatiques du groupe BPCE implantées à Mérignac et à Bruges, font travailler la donnée autour du reporting prudentiel, du risque de crédit et du pilotage commercial. Le data analyst y assemble les tableaux destinés au régulateur comme aux directions métier, sur une matière de risque et de clientèle.

Santé et secteur public

Le CHU de Bordeaux, entre Pellegrin et Haut-Lévêque, et l’Institut Bergonié, centre de lutte contre le cancer, font vivre des entrepôts et des registres sous le régime de l’hébergement des données de santé. Côté public, la direction régionale de l’INSEE, prolongée par son centre de Libourne, et Bordeaux Métropole produisent la statistique de la Nouvelle-Aquitaine, l’open data urbain, les données de mobilité et les systèmes d’information géographique. Donnée d’activité, pilotage médico-économique et restitution territoriale, sous des cadres d’usage exigeants.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Bordeaux

Commençons par le plus lisible en donnée décisionnelle « pure » : le grand public, installé sur les Bassins à flot et la rive droite. Quai de Bacalan, Cdiscount — parmi les plus gros e-commerçants de France — fait de l’analyse du parcours d’achat, du merchandising, du pricing et de la performance commerciale un travail de tous les jours, épaulé par une logistique à Cestas, à une vingtaine de kilomètres, et à Bruges.

Sur le même quai, l’opérateur de jeux et de paris en ligne Betclic, agréé par l’Autorité nationale des jeux, scrute le comportement, les indicateurs produit et la détection de fraude. À deux pas, avenue Abadie, le studio Ubisoft Bordeaux vit de la donnée de joueurs, du live-ops et des tableaux de bord d’engagement, tandis qu’Asobo Studio, à qui l’on doit Microsoft Flight Simulator, exploite la télémétrie de jeu et l’analyse produit.

Ce cœur « data produit grand public » est celui qui, dans toute la métropole, se rapproche le plus du web analytics et de la mesure d’audience. Réunis sur quelques centaines de mètres de quai, ces acteurs concentrent une donnée comportementale d’un volume qu’on rencontre rarement en région, et un besoin d’analyse produit — cohortes, rétention, tunnels — qui va avec.

Vient ensuite la signature de la ville : le vin. Sur les quais et dans la couronne, une constellation de négociants a fait de la donnée commerciale, d’export et de campagne un savoir-faire. Millésima, quai de Paludate, vend les grands crus en ligne et en primeur — parcours client international, tarification des campagnes, suivi des ventes.

Place Rohan, Duclot pilote l’allocation et le prix des vins fins et tient l’enseigne « L’Intendant ». À Carignan-de-Bordeaux, la Maison Ginestet mène le négoce, l’assemblage et le suivi de millésime ; la Maison Johanes Boubée, rue Boileau, adossée au groupe Carrefour, gère la distribution et le référencement depuis un dépôt logistique à Beychac-et-Caillau ;

à Blanquefort, Castel Frères conduit ventes, distribution et supply chain, et à Bruges, CVBG–Dourthe-Kressmann pilote l’export et la donnée de campagne, chais à l’appui à Parempuyre. Au cœur de Bordeaux, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux publie un observatoire économique de la filière — la donnée de marché du vin à l’échelle régionale.

Et cette filière a son revers scientifique : à Villenave-d’Ornon, l’INRAE et l’Institut des sciences de la vigne et du vin travaillent la donnée agronomique, la viticulture de précision et le phénotypage — des séries de mesures de parcelle, de cépage et de météo que l’on rattache ensuite au millésime.

Traiter la donnée du vin, du marché jusqu’à la parcelle, est un terrain que ni Lyon, ni Nantes, ni Rennes ne peuvent offrir.

Cap à l’ouest, à présent, dans un couloir industriel qui se déploie en couronne et jamais dans Bordeaux intra-muros. À Mérignac, à environ neuf kilomètres, Dassault Aviation assure l’assemblage final d’avions militaires (Rafale) et d’affaires (Falcon), doublé d’un site de voilures à Martignas-sur-Jalle, à une quinzaine de kilomètres : la matière y relève du reporting qualité et production et du suivi des non-conformités.

Toujours à Mérignac, Thales aligne avionique et systèmes de mission — donnée de test, de fiabilité d’équipements et de reporting qualité —, et Safran Electrical & Power, sur le Parc Kennedy, celle de la fabrication de systèmes électriques aéronautiques ;

Sabena technics y mène une activité de maintenance d’aéronefs — fiabilité, suivi de flotte, planification — et Airbus Atlantic, héritier de Stelia Aerospace, des aérostructures, avec une activité composite à Salaunes, à vingt-cinq kilomètres.

Une dizaine de kilomètres plus au nord-ouest, autour du Haillan et de Saint-Médard-en-Jalles, ArianeGroup travaille la propulsion pour lanceurs spatiaux et systèmes de défense et, à Magudas, Roxel celle des missiles tactiques — donnée d’essais de propulsion et de caractérisation —, quand Safran

Ceramics conduit la recherche sur les matériaux composites céramiques et qu’à Pessac, sur le Parc Bersol, Exxelia fabrique des composants électroniques passifs pour ces mêmes filières. Tout ce couloir tient dans une bande de huit à dix-sept kilomètres à l’ouest du centre, jamais au-delà.

On y insiste une fois pour toutes : dans tout ce couloir, l’angle reste la nature de la donnée — essais, propulsion, fabrication, maintenance —, et non un statut de l’entreprise, qu’un tel dossier n’a d’ailleurs aucune raison de mentionner.

Deux pôles achèvent ce tableau industriel. Le laser et la photonique, au sud-ouest d’abord : à Pessac, la Cité de la Photonique — grappe d’entreprises portée par la SEML Route des Lasers — réunit des fabricants comme Amplitude, spécialiste des lasers femtoseconde, avenue de Canteranne, et à Talence, adossé à l’Institut d’optique d’Aquitaine, le centre technologique ALPhANOV travaille la donnée de procédés optiques ;

à vingt-sept kilomètres, au Barp, le centre CESTA du CEA est un grand centre d’essais dont on ne décrit, là encore, que le type de donnée — essais, métrologie, caractérisation.

La santé, ensuite, très encadrée : le CHU de Bordeaux répartit son activité entre le groupe hospitalier Pellegrin, le site Saint-André et l’hôpital Haut-Lévêque, à Pessac — reporting d’activité, pilotage médico-économique, données placées sous le régime de l’hébergement des données de santé —, tandis que l’Institut Bergonié, centre de lutte contre le cancer, fait vivre des registres oncologiques et une activité de recherche clinique.

Vient le versant financier et statistique. Sur les quais, la Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes, parvis Corto Maltese, et la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, quai des Queyries, mettent la donnée au service du reporting prudentiel, de l’analyse du risque et du pilotage de leur réseau d’agences ;

l’informatique du groupe BPCE veille tout près, à Mérignac et à Bruges, sur la production et la qualité de la donnée bancaire.

La statistique publique, enfin, se pilote depuis la ville : la direction régionale de l’INSEE, rue Letellier, prolongée par un grand centre de traitement à Libourne, à vingt-huit kilomètres, produit la donnée socio-économique de la Nouvelle-Aquitaine, quand Bordeaux Métropole, esplanade Charles-de-Gaulle, ouvre son open data et fait vivre systèmes d’information géographique, données de mobilité et pilotage des politiques publiques.

Une couche de service numérique recouvre l’ensemble : Capgemini — dont l’entité d’ingénierie affiche une forte empreinte aéronautique — et Sopra Steria à Mérignac, CGI au Haillan, où loge une antenne dédiée à la défense et au spatial, et Onepoint, sur le conseil et les missions data, à la Cité Numérique de Bègles.

Tous se rangent au rang des principaux donneurs d’ordre du bassin, ce qu’on énonce comme un simple fait de marché. Récapitulons la carte, car elle mérite un coup d’œil avant de postuler : le grand public et le jeu sur les Bassins à flot ; le négoce du vin sur les quais et dans la métropole ; l’aéronautique et la défense dans le couloir ouest, de Mérignac au Haillan ;

le laser et la science à Pessac et Talence ; la statistique publique au centre. Derrière une seule et même ligne d’annonce — « data analyst à Bordeaux » — se cachent ainsi des adresses distantes les unes des autres et des matières sans lien entre elles, ce qu’aucune offre ne dit jamais d’emblée.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

Ici, la première chose qu’un recruteur cherche à cerner n’est pas l’outillage du candidat mais le terrain qu’il a déjà pratiqué : les grands mondes du bassin — le commerce en ligne, le vin, l’aéronautique, l’hôpital — ne se travaillent pas pareil : ils n’appellent ni les mêmes réflexes ni les mêmes cadres.

Côté grand public — Cdiscount, Betclic, les studios de jeu —, l’essentiel est la donnée de parcours et d’engagement : web analytics, mesure d’audience, entonnoirs de conversion, tableaux de bord de live-ops. Dans le vin, deux grammaires cohabitent : au négoce, la donnée commerciale, d’export et de primeurs, avec la logique d’allocation et de prix propre aux grands crus ;

à la recherche, la donnée agronomique et le suivi de millésime, plus proche de la biostatistique. Dans l’aéronautique et la défense, tout tient à la donnée d’essais, de production et de maintenance ; et l’on redira, pour ce secteur, que la compétence se juge à la matière manipulée — essais, fabrication, entretien —, jamais à un quelconque statut de l’employeur.

À l’hôpital, au CHU ou à l’Institut Bergonié, ce sont l’hébergement des données de santé et le RGPD qui commandent ; en banque, le reporting prudentiel et le risque de crédit. D’un secteur à l’autre, ce sont donc des mondes réglementaires et sémantiques distincts, qu’aucun tronc commun d’outils ne recouvre vraiment.

Les bases du métier — interroger une table, décrire une distribution, monter un tableau de bord, donner une forme lisible à un chiffre — se retrouvent partout et ne suffisent jamais à départager deux dossiers. Ce qui se joue, à Bordeaux, c’est l’aptitude à parler d’emblée la langue d’un secteur : conversion et audience chez un marchand, primeurs et allocation dans le négoce, non-conformité dans l’atelier, cadre de santé à l’hôpital.

Le candidat qui arrive avec ces bases et la grammaire de l’un de ces univers — la statistique appliquée d’un diplômé de l’université de Bordeaux, l’informatique de la donnée d’un ingénieur de Bordeaux INP — franchit plus vite les premières sélections, faute d’avoir à réapprendre le vocabulaire de sa maison.

Quant à la limite avec les métiers cousins, elle tient en une ligne : le data analyst donne du sens à une donnée déjà présente pour guider une décision ; en amont, le data engineer met en place les circuits qui la transportent, et le data scientist en dérive des modèles de prédiction — deux fonctions traitées chacune sur sa propre fiche.

Formations

Se former à Bordeaux

Bordeaux dispose d’un appareil de formation complet, partagé entre son université, ses écoles d’ingénieurs et son école de management. L’université de Bordeaux, dont les campus s’étirent de Talence à Pessac et à Carreire, forme à la statistique et à l’analyse de données par ses masters de mathématiques et de statistique et sa filière MIAGE, tournée vers l’informatique de gestion et le décisionnel ;

son site de Villenave-d’Ornon, avec l’Institut des sciences de la vigne et du vin, y ajoute une coloration œnologique et agronomique sans équivalent. À Talence, l’institut polytechnique Bordeaux INP porte deux écoles-clés pour la donnée : l’ENSEIRB-MATMECA, en informatique et en mathématiques appliquées, et l’ENSC, en cognitique, qui alimentent le vivier technique.

Kedge Business School, au Domaine de Raba à Talence, propose des programmes de data, d’analytics et de supply chain, quand Bordeaux Sciences Agro, à Gradignan, forme à la donnée agronomique. Beaucoup de ces parcours se font en alternance : le futur analyste travaille alors chez un acteur girondin des mois avant d’être diplômé.

La recherche prolonge cet appareil et irrigue chaque filière. À Villenave-d’Ornon, l’INRAE et l’Institut des sciences de la vigne et du vin travaillent la donnée agronomique et œnologique ; à Talence, le centre Inria de l’université de Bordeaux ancre la recherche en informatique et en calcul intensif.

Tout autour, des pôles rassemblent chaque univers — Aerospace Valley, commun à la Nouvelle-Aquitaine et à l’Occitanie pour l’aéronautique et le spatial, et ALPHA-RLH, pôle régional de la photonique, des lasers et des hyperfréquences adossé au centre ALPhANOV. Étalée entre Talence, Pessac et les quais, cette densité nourrit un vivier data profond, où puisent les recruteurs du bassin — souvent dès l’alternance, de quoi souder l’école à l’emploi local.

Décrocher le poste

Trouver un poste de data analyst CDI à Bordeaux

Chercher un CDI de data analyst à Bordeaux, c’est avant tout arrêter sa filière, car c’est elle qui teinte le poste. On compte cinq entrées, et une sixième qu’on néglige souvent. Le grand public — e-commerce et jeu en ligne — sur les Bassins à flot, pour qui goûte la donnée de parcours et d’engagement.

Le vin, sur les quais et dans la métropole pour la donnée de marché du négoce, ou à Villenave-d’Ornon pour la donnée agronomique. L’aéronautique et la défense, dans le couloir ouest de Mérignac au Haillan, pour la donnée d’essais et de maintenance. La banque et la santé, au centre et à Pessac, pour la donnée de risque et de pilotage.

Le secteur public, enfin, avec l’INSEE et Bordeaux Métropole. La sixième entrée, plus discrète, tient aux prestataires numériques de Mérignac, du Haillan et de la Cité Numérique de Bègles, qui glissent des missions à l’intérieur de ces mêmes univers.

Une chose à savoir : le gros des postes ne se trouve pas dans Bordeaux intra-muros, mais dans la métropole — Mérignac, Le Haillan, Pessac, Talence, Blanquefort, Bruges, Bègles —, hors d’atteinte pour qui ne cherche que « à Bordeaux ». Le vivier étudiant est autant un atout qu’une difficulté : chaque année, l’université de Bordeaux, Bordeaux INP et Kedge déversent sur le marché un afflux de profils qu’il faut savoir dépasser.

C’est là que tout se joue sur le dossier de compétences : les filières réellement exercées, la matière vraiment touchée — parcours d’achat, marché du vin, essais industriels, risque de crédit —, les cadres tenus, les outils en main.

Déposé sur BinchamTalent, il place le Talent sous le regard direct des recruteurs du secteur, qui le contactent d’eux-mêmes — un premier contact, une validation technique, puis l’embauche —, sans que la plateforme retienne un centime sur le salaire arrêté.

FAQ

Questions fréquentes à Bordeaux

Qui embauche un data analyst en CDI dans la métropole bordelaise ?

Le grand public, sur les Bassins à flot : Cdiscount, Betclic, Ubisoft Bordeaux, Asobo Studio. Le vin, sur les quais et dans la couronne : Millésima, Duclot, Ginestet, Johanes Boubée, Castel Frères, CVBG–Dourthe, prolongés par la recherche de l’INRAE et de l’Institut des sciences de la vigne et du vin à Villenave-d’Ornon. L’aéronautique et la défense, à l’ouest : Dassault Aviation, Thales, Sabena technics, Airbus Atlantic, ArianeGroup, Safran (Mérignac, Le Haillan). S’y ajoutent la banque (Caisse d’Épargne, Banque Populaire), la santé (CHU, Institut Bergonié) et le public (INSEE, Bordeaux Métropole).

Par quelle formation bordelaise devient-on data analyst ?

Le vivier vient de plusieurs filières. L’université de Bordeaux mène à la statistique et au décisionnel via ses masters de mathématiques et de statistique et sa filière MIAGE. Bordeaux INP, à Talence, porte l’ENSEIRB-MATMECA (informatique et mathématiques appliquées) et l’ENSC (cognitique). Kedge Business School ajoute des programmes de data et d’analytics, et Bordeaux Sciences Agro une coloration agronomique. En appui, la recherche locale — INRAE et Institut des sciences de la vigne et du vin, centre Inria de l’université de Bordeaux — entretient le réservoir.

Combien gagne un data analyst en CDI à Bordeaux ?

Aucune grille locale n’existe pour Bordeaux ni pour la Nouvelle-Aquitaine ; le repère est donc national. Selon la fiche métier de l’APEC (2 août 2026), huit profils sur dix se situent entre 33 et 53 k€ brut par an, la moyenne avoisinant 43 k€ une fois le variable réuni au fixe, la plupart des annonces s’ouvrant à des débutants ou presque. Les trois paliers affichés déclinent cette bande nationale, sans rien mesurer de proprement bordelais. En CDI, on parle brut annuel, pas de taux à la journée.

En quoi le marché data de Bordeaux tranche-t-il avec les autres ?

La coexistence, sur une même métropole, de mondes de données qu’on ne trouve nulle part ailleurs assemblés : la filière du vin (négoce sur les quais, observatoire interprofessionnel, recherche agronomique de l’INRAE et de l’Institut des sciences de la vigne et du vin), un couloir aéronautique et de défense à l’ouest, un pôle laser et photonique au sud-ouest, et un pôle e-commerce et jeu en ligne grand public sur les Bassins à flot. Travailler la donnée du marché du vin, de la parcelle à l’export, tient d’un terrain que Bordeaux est la seule grande ville française à offrir. Plus rare encore : la même métropole adosse ce vin à un couloir aéro-défense-spatial à l’ouest et à un pôle laser au sud-ouest, un voisinage du vin et du laser qu’aucune autre place française ne réunit.

Vaut-il mieux se limiter à Bordeaux ou ratisser toute la métropole ?

Non — au contraire. Le gros des postes est en couronne : l’aéronautique et la défense à Mérignac, au Haillan et à Saint-Médard-en-Jalles ; le laser et la photonique à Pessac et Talence ; une part du négoce du vin à Blanquefort, Bruges ou Carignan-de-Bordeaux ; le service numérique à Bègles et Mérignac. L’e-commerce des Bassins à flot, le négoce des quais et la statistique publique se tiennent, eux, dans Bordeaux même. En cherchant à l’échelle de toute la métropole plutôt que du seul centre, on multiplie nettement les postes à portée : le bon réflexe est de lancer sa recherche sur l’ensemble de l’aire urbaine, quitte à trier ensuite par filière et par commune.

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Sources

  • apec.fr — fiche métier « Data analyst » : fourchette de rémunération à l’échelle nationale, en euros bruts annuels (relevé du 2 août 2026).
  • u-bordeaux.fr — université de Bordeaux (masters mathématiques, statistique, MIAGE ; ISVV).
  • bordeaux-inp.fr — Bordeaux INP (écoles ENSEIRB-MATMECA, ENSC).
  • bordeaux.com — vins de Bordeaux, Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (données de filière).
  • inrae.fr — INRAE, centre Bordeaux-Aquitaine ; recherche vigne-vin (Villenave-d’Ornon).
  • alpha-rlh.com — pôle de compétitivité photonique, lasers et hyperfréquences de Nouvelle-Aquitaine.
  • aerospace-valley.com — pôle de compétitivité aéronautique et spatial (Nouvelle-Aquitaine / Occitanie).
  • inria.fr — centre Inria de l’université de Bordeaux (Talence).
  • chu-bordeaux.fr — CHU de Bordeaux (Pellegrin, Haut-Lévêque).
  • recherche-entreprises.api.gouv.fr — registre officiel : chaque employeur ci-dessus contrôlé un à un (commune, code d’activité, état actif), août 2026.