Data Analyst · CDI · Brest

Data Analyst CDI à Brest

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Brest — vérifiés, jamais inventés.

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40 000 – 48 000 € brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
5
Questions traitées

Le marché

Le marché data analyst CDI à Brest

Brest tient sa singularité data d'une matière que presque aucune autre ville française ne travaille : la donnée de la mer.

La pointe bretonne concentre une densité rare d'acteurs de l'océanographie, de l'hydrographie et de l'observation satellitaire de l'océan, au point qu'un fait suffit à la situer : c'est depuis le bassin brestois, au centre Coriolis d'Ifremer, que sont assemblées et diffusées les données du programme

international Argo — un réseau de quelques milliers de flotteurs autonomes qui mesurent l'océan mondial —, l'un des deux seuls centres d'assemblage de ces données sur la planète, l'autre se trouvant en Californie. À ce socle scientifique s'ajoutent trois autres piliers que l'on ne trouve pas ailleurs réunis.

Le naval de défense d'abord, avec l'arsenal de Brest et les électroniciens des systèmes sous-marins, qui produisent une donnée industrielle et de signal spécifique. La finance mutualiste ensuite, car le groupe Crédit Mutuel Arkéa a son siège dans l'agglomération, à Le Relecq-Kerhuon, avec ses filiales d'assurance-vie et de banque en ligne : une donnée bancaire et actuarielle d'ampleur nationale, pilotée depuis la Bretagne.

La santé enfin, avec un centre hospitalier universitaire doté d'un entrepôt de données de santé actif depuis une dizaine d'années. Le tout est adossé à une recherche de premier plan — l'IMT Atlantique, l'ENSTA Bretagne et son laboratoire commun d'informatique et d'automatique —, qui forme des profils rares, jusqu'aux ingénieurs hydrographes.

Pour un data analyst, cette carte est atypique : ici, la donnée n'est pas d'abord celle du commerce ou du marketing, mais celle d'un flotteur océanique, d'un levé hydrographique, d'un sonar, d'un contrat d'assurance-vie ou d'un dossier hospitalier. Il faut d'ailleurs éviter une confusion : Brest n'est pas un port de conteneurs ni de logistique commerciale — ce rôle est ailleurs sur la façade — mais un port scientifique et militaire.

C'est un bassin où le métier épouse son secteur, et où cerner la nature exacte de la donnée pèse bien plus que la longueur d'un inventaire d'outils.

Rémunération

Salaires data analyst à Brest

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33 000 – 40 000 € brut/anData analyst junior / chargé d’études
Confirmé (3-7 ans)40 000 – 48 000 € brut/anData analyst / analyste décisionnel
Senior (7+ ans)48 000 – 58 000 € brut/anLead data analyst / analytics engineer

Autant l'admettre d'emblée : personne n'a jamais dressé de grille de rémunération pour le data analyst à la maille de Brest, ni même de la Bretagne — l'APEC balise de grandes fonctions, jamais un port. Le seul amer solide demeure national, à lire comme une carte à petite échelle.

Sur cette base, quatre salaires sur cinq mouillent entre 33 000 et 53 000 € bruts l'an, la moyenne tangentant les 43 000, et la majorité des annonces s'ouvrent à moins de cinq ans de pratique ; face à la région-capitale, les provinces cèdent quelque quinze pour cent, et la pointe finistérienne compte parmi ces dernières.

Un relief local vient toutefois gîter cette moyenne : à Brest, le gros des employeurs de données navigue dans le public et la recherche — Ifremer, le Shom, le CEREMA, le CHU, l'université et ses écoles d'ingénieurs. Ces maisons paient sur des grilles indiciaires de la fonction publique et des organismes de recherche, que rien n'oblige à caler sur le privé et qu'il serait faux d'y ramener.

À l'autre bord, le pôle Arkéa, l'industrie navale de défense et les sociétés de services suivent chacun leur propre cap sectoriel. Les paliers portés plus bas ne font que rabattre la fourchette nationale sur la rade brestoise : un ordre de grandeur, jamais une mesure relevée sur les quais. On raisonne ici en brut annuel ; le tarif à la journée, lui, reste l'affaire des indépendants, étranger à cette page.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Brest

Donnée océanographique in-situ

C'est la signature brestoise, portée par Ifremer et son centre de données Coriolis, à Plouzané. L'analyste y travaille des données de flotteurs et de capteurs océaniques à haut volume — dont l'assemblage mondial des mesures du programme Argo, opéré depuis Brest. Séries temporelles, contrôle qualité, formats scientifiques : un terrain de données marines in-situ que l'on ne rencontre nulle part ailleurs en France à ce degré.

Donnée hydrographique et géospatiale

Au Shom, service hydrographique national installé à Brest, la donnée est celle de la bathymétrie, des cartes marines et de la marégraphie, diffusée sous les standards internationaux S-57 et S-100. À ses côtés, CLS et le CEREMA ajoutent l'altimétrie satellitaire et la donnée du littoral. Un data analyst à l'aise avec le géospatial et la donnée de mesure trouve là un domaine ancré, rare et normé.

Donnée industrielle du naval de défense

Autour de l'arsenal de Brest — Naval Group, les systèmes sous-marins de Thales, la robotique maritime d'Exail — la donnée devient industrielle et de signal : production, essais, mesure, qualité, navigation. Le profil recherché sait traiter des données techniques exigeantes dans un secteur du naval de défense, décrit au niveau sectoriel sans qu'aucun statut ne soit attribué à un employeur nommé.

Donnée bancaire et actuarielle

Le pôle Arkéa, dont le siège est à Le Relecq-Kerhuon, ouvre un débouché rare pour une ville de cette taille : reporting réglementaire, risque de crédit, scoring, actuariat avec l'assureur-vie Suravenir, pilotage commercial de la banque en ligne Fortuneo. Travailler cette donnée depuis un siège de groupe, et non une agence, met l'analyste au plus près des décisions, sur des sujets bancaires et assurantiels d'ampleur nationale.

Donnée de santé et recherche clinique

Le CHU de Brest, parmi les premiers employeurs du bassin, exploite un entrepôt de données de santé actif depuis une dizaine d'années, au service de nombreux protocoles de recherche. La donnée y est clinique, sensible et cloisonnée, ce qui structure la façon de mener les analyses ; le profil doit savoir restituer un résultat aussi bien à un public médical qu'à des gestionnaires, dans un cadre décrit au niveau du secteur.

Donnée de la robotique marine et des capteurs

Entre l'ENSTA Bretagne, le Lab-STICC et des acteurs comme Exail ou Quiet Oceans, Brest cultive une spécialité rare : la donnée des systèmes marins autonomes et des capteurs sous-marins — drones, navigation inertielle, acoustique. Un data analyst curieux de la donnée de capteur et du traitement du signal marin trouve là un créneau pointu, adossé à près de vingt ans de recherche locale en robotique marine.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Brest

Le premier pilier data de Brest est océanographique, et il est sans équivalent en France. À Plouzané, à quelques kilomètres à l'ouest du centre, sur le Technopôle Brest-Iroise, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, Ifremer, a son siège social et y opère le centre de données in-situ Coriolis.

C'est de là qu'est assemblée et diffusée la contribution mondiale au programme Argo : ce réseau de quelques milliers de flotteurs profilant la température et la salinité de l'océan jusqu'à deux mille mètres de profondeur voit ses données rassemblées dans l'un des deux seuls centres d'assemblage global de la planète — le centre Coriolis de Brest, l'autre étant à Monterey, en Californie.

C'est le fait le plus distinctif du bassin, et il fonde une culture de la donnée marine à haut volume. Toujours à Brest, le Service hydrographique et océanographique de la marine, le Shom, produit et diffuse la donnée hydrographique nationale — bathymétrie, cartes marines, marégraphie — via son portail de données ouvertes, sous les standards internationaux de l'Organisation hydrographique internationale, les référentiels S-57 et S-100.

Autour d'eux gravite une constellation d'acteurs de la donnée océan et satellite : CLS, à Brest, exploite le système Argos et l'altimétrie pour la surveillance des océans ; Actimar, sur les quais, modélise courants, vagues et météo-océan ; Quiet Oceans, à Plouzané, cartographie le bruit sous-marin ;

le CEREMA, à Plouzané également, travaille la donnée du littoral et des risques. Cet ensemble s'appuie sur deux structures d'animation : le Technopôle Brest-Iroise et le Pôle Mer Bretagne Atlantique, pôle de compétitivité maritime, tous deux à Plouzané. Le deuxième pilier est le naval de défense.

L'arsenal de Brest abrite l'établissement brestois de Naval Group — un établissement de production et de maintenance des systèmes navals, à distinguer du siège du groupe, à Paris — et Thales, à travers son entité de systèmes de défense, y conçoit des sonars et des systèmes sous-marins ; Exail, née du rapprochement d'iXblue et d'ECA Group, y développe la robotique maritime et la navigation inertielle.

La donnée y est industrielle et de signal — production, essais, mesure, qualité —, décrite au niveau du secteur du naval de défense, sans qu'aucun statut ne s'attache à un employeur nommé. Le troisième pilier est financier, et il est plus inattendu pour une ville de cette taille : le groupe Crédit Mutuel Arkéa a son siège à Le Relecq-Kerhuon, dans l'agglomération, à quelques kilomètres à l'est du centre.

Autour de lui, un écosystème complet de la donnée bancaire et assurantielle : Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Arkéa Capital, l'assureur-vie Suravenir à Brest, Suravenir Assurances à Gouesnou, et la banque en ligne Fortuneo, historiquement opérée depuis Brest.

On y trouve du reporting réglementaire, du risque de crédit, du scoring, de l'actuariat et du pilotage commercial — une matière bancaire et actuarielle rare, pilotée depuis un siège régional.

Le quatrième pilier est la santé : le CHU de Brest, réparti entre l'hôpital de la Cavale Blanche, l'hôpital Morvan et des sites dans l'agglomération, figure parmi les tout premiers employeurs du bassin et exploite un entrepôt de données de santé actif depuis une dizaine d'années, servant des centaines de protocoles de recherche ;

sa donnée est clinique et hospitalière, et sa sensibilité relève du secteur. À ces piliers s'ajoutent des acteurs de contexte : des centres de services numériques — Capgemini et CGI à Brest, Sopra Steria à Guipavas — staffent des missions data pour les comptes régionaux, fait de marché ordinaire ; et Brest Métropole produit une donnée territoriale et d'open data.

Deux mises au point s'imposent, l'une honnête, l'autre géographique. Honnête sur l'échelle d'abord : le laboratoire de recherche en informatique et automatique du bassin, le Lab-STICC, réunit plusieurs centaines de personnes, mais sur cinq sites bretons — Brest, Lorient, Rennes, Quimper, Vannes —, et l'on ne peut donc pas rapporter ce nombre à la seule agglomération ;

de même, le chiffre d'emplois numériques avancé par le label French Tech Brest Bretagne Ouest, rebaptisé depuis l'ancien French Tech Brest+, couvre un territoire ouest-breton de quatre villes, pas la seule métropole. Géographique ensuite : Ifremer et une partie de l'écosystème marin sont à Plouzané, Arkéa à Le Relecq-Kerhuon, une partie de Naval Group à Guipavas — autant de communes de Brest Métropole qu'il faut nommer, jamais fondre dans « Brest ».

Au bout du compte, la donnée brestoise dessine un marché pointu et morcelé, où la mer voisine avec la défense, la banque mutualiste et l'hôpital sans qu'aucun pôle ne les fédère. Ce qui déroute celui qui cherche une filière toute tracée fait aussi la richesse du lieu : arrêter son horizon — l'océan, le naval, la finance, le soin — et s'y rendre pointu ouvre, à Brest, des sujets que presque nulle autre ville n'aligne.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

Le coffre à outils d'un data analyst brestois n'a rien d'insulaire — une base que l'on interroge en SQL, un langage tel que Python ou R pour dégrossir et automatiser, une couche de restitution pour donner à voir — mais sur cette côte, l'instrument pèse moins que la matière qu'il sonde, car la donnée de la mer impose ses propres formats.

Dans l'orbite d'Ifremer et du centre Coriolis, l'océanographie se consigne dans des fichiers scientifiques aux conventions serrées — le NetCDF, les conventions de description, le format Argo — et dans des chaînes de contrôle qualité appliquées à des séries relevées en pleine eau. À l'hydrographie, au Shom, ce sont les standards internationaux S-57 et S-100 et la bathymétrie qui tiennent la barre ;

côté satellite, chez CLS, l'altimétrie et le géospatial mènent la course. Cette veine scientifique et statistique, où le langage R n'a rien cédé de sa place, singularise nettement le bassin. Que l'on change de quai, et la grammaire vire de bord. Au naval de défense, à l'arsenal, la donnée devient industrielle et de signal, taillée pour l'essai et la mesure, décrite à l'échelle du secteur.

Au pôle Arkéa, la finance mutualiste fait primer le reporting réglementaire, le risque de crédit et l'actuariat, dans un cadre prudentiel sectoriel que l'on n'amarre jamais à une enseigne nommée. Au CHU, la donnée de santé demeure sous cloison et sensible, avec l'activité hospitalière et la recherche clinique pour matière.

Reste une confusion tenace à défaire, car trois métiers voisins se chevauchent dans les annonces, et l'image du port les démêle bien. Lire une sonde déjà remontée du fond pour éclairer une décision : voilà l'analyste. Poser et entretenir les conduites qui amènent la mesure jusqu'à quai : voilà l'ingénierie de la donnée.

Dresser un modèle qui devine la houle avant qu'elle ne se lève : voilà la science de la donnée. À Brest, un institut de recherche marine, un siège bancaire ou un industriel de la défense peut héler ces trois mains d'un même appel ; noter dans son dossier de compétences le poste que l'on tient sur ce pont épargne bien des méprises — d'autant que l'océanographie embarque autant de physiciens et de géophysiciens que d'informaticiens.

Deux structures d'animation, le Technopôle Brest-Iroise et le Pôle Mer Bretagne Atlantique, l'un et l'autre à Plouzané, tiennent le fil entre ces univers : c'est dans leur sillage que la donnée océanographique, celle du naval et celle des capteurs sous-marins se recoupent, offrant à l'analyste un même mouillage où la série d'un flotteur, le signal d'un sonar et le tableau de bord d'un atelier finissent par se répondre. Pour qui aime la mesure et le signal, il y a là une route qui n'existe qu'ici.

Formations

Se former à Brest

Le vivier data brestois se forme au contact d'une recherche marine et numérique de haut niveau, avec une particularité qui n'existe qu'ici. L'ENSTA Bretagne, école d'ingénieurs de Brest, forme en effet des ingénieurs hydrographes — une filière rare en France — et des spécialistes de la robotique marine autonome, adossée au laboratoire commun d'informatique et d'automatique, le Lab-STICC ;

la donnée du levé hydrographique et du robot sous-marin y est une matière d'enseignement. L'IMT Atlantique, sur son campus brestois, propose de son côté un cursus tourné vers la science des données et l'intelligence artificielle.

À l'Université de Bretagne Occidentale, l'UBO, le vivier passe par le master Mathématiques, à forte culture statistique et probabiliste, et par le master Informatique — étant précisé, pour éviter une confusion fréquente, qu'il n'existe pas de « master Data Science » à l'UBO : cette formation, sous ce nom, se trouve à l'Université Bretagne Sud, à Vannes.

L'Institut universitaire européen de la mer, composante de l'UBO à Plouzané, ajoute une coloration océanographique et opère la contribution française à un réseau d'observation de l'océan. Une confusion court, qu'il faut dissiper : Brest n'accueille aucun BUT Science des Données ; le plus proche mouille à l'IUT de Vannes, en Bretagne Sud.

La ville forme donc l'essentiel de ses profils en cursus de master et d'école d'ingénieurs, au plus près d'une recherche bien vivante, avec ce cachet singulier de nouer la donnée à la mer et aux engins autonomes.

Pour un analyste venu du continent, cela signifie des voisins de paillasse sérieusement armés, souvent à la charnière de la physique, de l'automatique et du code, sans former pour autant une flotte de rivaux directs sur les postes de restitution : ici, c'est la visibilité au bon instant qui départage.

L'alternance, pour finir, ouvre une voie éprouvée vers les instituts, les industriels et le pôle financier de la rade, qui s'en servent pour former puis embarquer leurs futurs analystes.

À travers l'IUEM, à Plouzané, l'UBO opère par ailleurs la contribution française à un réseau d'observation de l'océan, mettant des étudiants au contact de flux de données marines réelles bien avant le diplôme — une familiarité avec le format et le contrôle qualité de la mesure que peu de cursus procurent.

Décrocher le poste

Trouver un poste de data analyst CDI à Brest

Viser un poste de data analyst à Brest commence par reconnaître à quel monde de donnée du bassin on appartient, tant ils tirent des bords opposés. La donnée de la mer — océanographie, hydrographie, satellite — se travaille chez Ifremer et au centre Coriolis, au Shom, chez CLS et dans les PME du Technopôle Brest-Iroise.

La donnée industrielle et de signal bat au rythme du naval de défense, autour de l'arsenal. La donnée bancaire et actuarielle se traite au pôle Arkéa, à Le Relecq-Kerhuon et dans ses filiales. La donnée de santé se trouve au CHU. Quant aux sociétés de services numériques, elles ouvrent des missions changeantes pour des comptes régionaux.

Un profil aimanté par l'océan et la physique ne présentera pas les mêmes atouts qu'un analyste tourné vers le risque bancaire ou la donnée hospitalière ; mieux vaut mettre le cap sur un seul univers que de ratisser toute la rade — d'autant que plusieurs de ces employeurs sont publics et recrutent selon des logiques qui leur sont propres.

Vient ensuite le soin porté au dossier de compétences : énoncer sans détour si l'on lit la donnée, si l'on en gréé les conduites d'alimentation ou si l'on en dérive des modèles, car c'est souvent à cette clarté que se joue le premier tri. Sur une place tenue à l'écart des grands centres, où les acteurs se connaissent de quai à quai, se rendre visible pèse autant que le diplôme ;

les stages et alternances, fréquents chez Ifremer, au Shom, dans les écoles d'ingénieurs, au pôle Arkéa et au CHU, restent une entrée éprouvée, et les réseaux d'anciens de l'ENSTA Bretagne, de l'IMT Atlantique et de l'UBO cabotent vite dans l'agglomération.

Garder un dossier net, tenu à jour et joignable, signaler sa disponibilité et se laisser trouver par la bonne équipe l'emporte souvent sur l'envoi en rafale de candidatures : c'est très exactement l'usage d'un dossier hébergé sur BinchamTalent — rester repérable sans interruption par les recruteurs du bassin, en prise directe, tout en gardant la barre sur ce que l'on dévoile.

Sur un territoire où la mer, la défense et la finance mutualiste commandent la demande, un profil déjà breton, ou prêt à gagner la pointe du Finistère, prend le vent avant les autres.

FAQ

Questions fréquentes à Brest

Quel salaire pour un data analyst à Brest en 2026 ?

Sans grille locale, l'APEC sert d'amer : près de huit annonces sur dix situent le salaire entre 33 000 et 53 000 € bruts l'an, pour une moyenne autour de 43 000 €. Le Finistère se lit du côté des provinces, à quelque quinze pour cent sous la région parisienne. Un relief local à garder en tête : beaucoup de postes data brestois sont publics ou nés de la recherche (Ifremer, Shom, CEREMA, CHU, université), où les grilles indiciaires ne calquent pas le privé.

Quels employeurs recrutent des data analysts à Brest ?

Côté mer, Ifremer (centre Coriolis, à Plouzané), le Shom, CLS, Actimar, le CEREMA. Côté naval de défense, l'arsenal de Brest (Naval Group), Thales et Exail. Côté finance, le pôle Arkéa (siège à Le Relecq-Kerhuon), avec Suravenir et Fortuneo. Côté santé, le CHU de Brest et son entrepôt de données. S'y ajoutent des centres de services comme Capgemini, CGI et Sopra Steria (Guipavas).

Où se former à la data dans le bassin brestois ?

À l'ENSTA Bretagne (ingénieurs hydrographes et robotique marine autonome, adossée au Lab-STICC), à l'IMT Atlantique (science des données, campus de Brest), et à l'Université de Bretagne Occidentale (master Mathématiques, master Informatique ; l'IUEM pour l'océanographie). Attention : il n'y a pas de « master Data Science » à l'UBO — cette formation est à Vannes (UBS) — ni de BUT Science des Données à Brest, le plus proche étant à l'IUT de Vannes.

Le métier de data analyst change-t-il selon le secteur à Brest ?

D'un quai à l'autre, tout bascule. En océanographie, séries in-situ de flotteurs et formats scientifiques ; en hydrographie, standards S-57/S-100 et bathymétrie ; au naval, donnée industrielle et de signal ; chez Arkéa, risque de crédit, reporting et actuariat ; au CHU, donnée de santé sous cloison. Les mêmes briques logicielles — un SQL, un Python ou R, une couche de restitution — resservent partout, mais le secteur, et jusqu'au format des fichiers, refait entièrement le quotidien.

Peut-on faire du télétravail comme data analyst à Brest ?

Question d'employeur et de secteur. Au pôle financier, dans les sociétés de services et sur certains postes universitaires, un télétravail partiel passe souvent ; à l'inverse, le naval de défense, l'instrumentation océanographique ou la donnée de santé gardent le travail à bord, sur site, faute de pouvoir sortir les données ou les équipements. Chaque poste tranche à sa façon : autant aborder le sujet dès les premiers contacts.

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Sources

  • Registre officiel des entreprises — recherche-entreprises.api.gouv.fr (établissements actifs, Finistère / Brest Métropole, vérifiés le 2026-08-03) : Ifremer (SIREN 330715368, siège Plouzané), Shom (130003981, Brest), CLS — Collecte Localisation Satellites (338034390, Brest), Actimar (421970427, Brest), Quiet Oceans (524673803, Plouzané), CEREMA (130018310, Plouzané), Naval Group (établissement de Brest / arsenal, 441133808), Thales DMS France (383475092, Brest), Exail (433185121, Brest), Crédit Mutuel Arkéa (775577018, Le Relecq-Kerhuon), Suravenir (330033127, Brest), CHU de Brest (SIREN 200023059, état A).
  • Ifremer / Coriolis — centre de données in-situ, Plouzané : assemblage mondial des données du programme Argo (l’un des deux centres GDAC, avec Monterey, Californie) ; ifremer.fr, coriolis.eu.org.
  • Shom — service hydrographique national, Brest : portail data.shom.fr, standards OHI S-57 / S-100.
  • APEC — fiche métier Data Analyst (80 % des rémunérations entre 33 et 53 k€, moyenne ~43 k€, bruts annuels) ; écart Île-de-France / régions ~15 %.
  • ENSTA Bretagne (ingénieurs hydrographes, robotique marine autonome ; laboratoire Lab-STICC, 5 sites bretons), IMT Atlantique (campus de Brest, science des données), Université de Bretagne Occidentale (master Mathématiques, master Informatique ; IUEM à Plouzané). BUT Science des Données et master Data Science les plus proches : Vannes (Université Bretagne Sud).