Data Analyst · CDI · Lille

Data Analyst CDI à Lille

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Lille — vérifiés, jamais inventés.

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40–48 k€ brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
5
Questions traitées

Le marché

Le marché data analyst CDI à Lille

Lille se distingue des autres grandes places de la donnée par un trait qui saute aux yeux dès qu’on liste ses employeurs : c’est, avant tout, un bassin de commerce. Peu de métropoles françaises réunissent autant de sièges d’enseignes nationales de la distribution, et cette concentration façonne directement le quotidien d’un data analyst.

Ici, la matière première n’est ni industrielle ni scientifique, mais commerciale : la donnée de ventes, de clients, de fidélité et de marketing que produisent, à très grande échelle, le retail, le e-commerce et le crédit à la consommation.

Cette singularité tient à la géographie économique de la métropole. À l’est, autour de Villeneuve-d’Ascq, de Lezennes et de Ronchin, se massent les sièges du commerce — hypermarché, bricolage, mode, sport, électroménager. Au nord-est, de Roubaix à Croix, deux histoires se superposent : celle de la vente par correspondance devenue e-commerce, et celle du crédit né du commerce.

À Roubaix toujours, un acteur du cloud ajoute une donnée d’exploitation d’un genre à part. Dans Lille même se tiennent, elles, les banques mutualistes de la place, la statistique publique régionale et un pôle de santé de premier plan.

Autour de ce cœur marchand, l’agroalimentaire, l’assurance, le jeu vidéo et le média régional élargissent encore la palette. Le tout s’adosse à un tissu de formations dense — l’Université de Lille, mais aussi une rare concentration d’écoles de commerce et d’ingénieurs — qui alimente sans relâche le vivier.

Travailler la donnée à Lille, c’est donc, plus qu’ailleurs, entrer dans l’univers du commerce et de la relation client : paniers, campagnes, parcours d’achat, scoring. Les sections qui suivent parcourent ce paysage filière par filière — chaque employeur passé au crible du registre officiel, sa commune et son activité précisées —, avant d’aborder la rémunération à partir des seuls barèmes réellement publiés.

Rémunération

Salaires data analyst à Lille

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33–40 k€ brut/anData analyst junior
Confirmé (3-7 ans)40–48 k€ brut/anData analyst confirmé
Senior (7+ ans)48–58 k€ brut/anLead data analyst / Analytics engineer

Un mot sur les salaires, et surtout sur ce qu’on ne peut pas en dire : ni l’APEC ni aucun observatoire ne publie de rémunération « data analyst » calée sur Lille ou sur les Hauts-de-France. On en est réduit au repère national, à prendre pour ce qu’il vaut.

Sur sa fiche métier consultée le 2 août 2026, l’APEC affiche une moyenne de 43 000 euros bruts par an — salaire de base et part variable additionnés — et loge huit rémunérations sur dix dans une fourchette allant de 33 000 à 53 000 euros, la plupart des postes s’adressant à des profils de moins de cinq ans d’expérience.

Les paliers détaillés plus bas ne font que redécouper cette bande nationale : ce sont des repères, pas un relevé lillois. On aurait d’ailleurs tort de croire que la densité commerciale du bassin tire les salaires vers le haut : à intitulé égal, analyser les ventes d’une enseigne, scorer un crédit ou piloter l’activité d’un hôpital ne se négocie pas sur les mêmes bases, tant le poids du variable et les usages de chaque secteur varient.

Reste, en arrière-plan et sans le convertir en un chiffre local, l’écart de quelques points que les baromètres constatent au détriment des régions face à l’Île-de-France. Le tout se lit en rémunération annuelle brute — le taux journalier appartient à d’autres formes d’emploi que le contrat à durée indéterminée.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Lille

Donnée de la grande distribution

C’est la spécialité qui donne à Lille sa couleur. Auchan à Villeneuve-d’Ascq, Leroy Merlin à Lezennes et ADEO Services à Ronchin, Kiabi à Lezennes, Decathlon à Villeneuve-d’Ascq, Boulanger à Lesquin, Castorama à Templemars : autant de sièges où le data analyst travaille les ventes, la carte de fidélité, le pricing, la prévision de stock et l’omnicanal. Un terrain de données commerciales à très grande échelle, peu commun ailleurs.

Crédit à la consommation né du commerce

Deux acteurs, à quelques kilomètres l’un de l’autre : Cofidis, sur le Parc de la Haute Borne à Villeneuve-d’Ascq, et Oney Bank, à Croix. Le data analyst y modélise le scoring d’octroi, suit la donnée de risque et d’impayé, analyse le paiement fractionné et le marketing bancaire adossé aux enseignes. Une spécialité où l’analyse descriptive côtoie la décision de crédit, propre à un bassin où la banque est fille du commerce.

E-commerce et vente à distance

À Roubaix, La Redoute et Damart ont fait passer la vente par correspondance à l’ère numérique. Le data analyst y travaille le CRM, la base clients, la personnalisation et la logistique de la commande en ligne, sur des parcours d’achat et une clientèle fidèle de longue date. Une donnée de relation client et de conversion, ancrée dans le berceau français de la vente par correspondance devenue e-commerce.

Donnée d’exploitation du cloud

À Roubaix, OVHcloud ouvre un terrain décisionnel rare : la donnée n’y est pas celle d’un client, mais celle de l’infrastructure elle-même. Le data analyst y suit la capacité, la disponibilité, la facturation, l’attrition et le support — des indicateurs d’exploitation à grande échelle. L’angle porte strictement sur le type de donnée traité, jamais sur un quelconque statut réglementaire de l’entreprise, qui n’a pas sa place dans un dossier de compétences.

Banque de place et pilotage du risque

Dans Lille même, le Crédit Agricole Nord de France, le Crédit Mutuel Nord Europe et la Banque CIC Nord Ouest alignent leurs sièges. Le data analyst y prépare le reporting réglementaire, analyse le risque et outille le pilotage commercial d’un réseau régional d’agences. Le courtier Verspieren, à Wasquehal, y ajoute la donnée de sinistralité et de souscription. Un versant classique de la donnée financière, distinct des univers commerciaux du bassin.

Santé : donnée hospitalière et recherche

Au sud de Lille, le CHU de Lille fait vivre un entrepôt de données hospitalier et une activité de recherche clinique, quand l’Institut Pasteur de Lille travaille l’épidémiologie et que le parc EuraSanté, à Loos, fédère l’écosystème. Le data analyst y opère sous RGPD et hébergement de données de santé, sur des jeux pseudonymisés et des indicateurs d’activité, où la conformité et la traçabilité priment sur la seule technique.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Lille

Le socle du marché lillois est la distribution, et il se déploie dans la couronne est, jamais dans Lille intra-muros. À Villeneuve-d’Ascq, à environ six kilomètres à l’est du centre, Auchan Retail France (rue de la Recherche, grande entreprise au sens de l’INSEE) travaille la donnée de la grande distribution alimentaire : ventes en magasin, carte de fidélité, marketing, pricing, prévision de stock et supply chain.

Sur la même commune, Decathlon (boulevard de Mons, de 1 000 à 1 999 salariés selon la tranche INSEE) exploite la donnée du sport — e-commerce, personnalisation, analyse d’usage produit, chaîne logistique mondiale —, une entité technologique dédiée partageant la même adresse.

À quelques rues, Norauto France et le groupe Mobivia (boulevard Van Gogh, même adresse au registre) tiennent la donnée de l’entretien automobile et du réseau d’ateliers, quand Kiloutou (rue des Précurseurs, de 250 à 499 salariés) analyse celle d’un loueur de matériel : taux de disponibilité du parc, tarification, logistique de flotte.

Juste au sud-est, à Lezennes, Leroy Merlin France (rue Chanzy, de 1 000 à 1 999 salariés) et Kiabi Europe (rue du Moulin de Lezennes, grande entreprise) opposent deux mondes du commerce, le bricolage et la mode, l’un et l’autre partagés entre magasins et vente en ligne, avec leurs données de ventes, de collections, de stocks et de CRM.

À Ronchin, tout près, ADEO Services (rue Sadi Carnot, de 2 000 à 4 999 salariés) mutualise la donnée des enseignes de bricolage du groupe — reporting, pilotage de réseau.

Le tableau du retail se complète à Lesquin avec Boulanger (avenue de la Motte, de 500 à 999 salariés), sur la distribution d’électroménager et de multimédia et l’omnicanal, et à Templemars avec Castorama France (de 500 à 999 salariés), concurrent direct de Leroy Merlin dans le même bassin — preuve, s’il en fallait, de la densité commerciale du territoire. Pour un data analyst, tout ce pôle parle une même langue : ventes, panier, fidélité, marge, prévision.

Le deuxième pôle superpose deux héritages du commerce nordiste, au nord-est, de Roubaix à Croix.

À Roubaix, à une dizaine de kilomètres, La Redoute (rue de Blanchemaille, de 500 à 999 salariés) et Damart (avenue de la Fosse aux Chênes) prolongent la vente par correspondance qui a fait la ville, aujourd’hui basculée dans le e-commerce : CRM, base clients, personnalisation, logistique de la commande en ligne, sur des parcours d’achat et une clientèle fidèle de longue date.

À côté de cette histoire marchande en est née une autre, celle du crédit à la consommation. À Villeneuve-d’Ascq, sur le Parc de la Haute Borne, Cofidis (avenue Halley, de 1 000 à 1 999 salariés) travaille le scoring d’octroi, la donnée de risque, le paiement fractionné et le marketing bancaire adossé au commerce ;

à Croix, Oney Bank (avenue de Flandre, de 500 à 999 salariés) fait de la banque du commerce — crédit, paiement, données transactionnelles — son métier. Deux acteurs du crédit à la consommation à quelques kilomètres l’un de l’autre : une proximité que peu de bassins offrent.

Le troisième pôle est d’une tout autre nature. À Roubaix également, OVHcloud (rue Kellermann, de 500 à 999 salariés au site principal) — acteur du cloud né et implanté dans la métropole — offre au data analyst un terrain décisionnel singulier : non pas la donnée d’un client final, mais celle de l’infrastructure elle-même, c’est-à-dire la capacité, la disponibilité, la facturation, l’attrition (le « churn ») et le support.

On s’en tiendra strictement au type de donnée traité ; aucun caractère réglementaire n’est ici attaché à l’entreprise.

Le quatrième pôle est financier, et il se tient, lui, dans Lille même. Trois banques régionales y alignent leurs sièges à quelques centaines de mètres du centre : le Crédit Agricole Nord de France (avenue Foch, de 1 000 à 1 999 salariés), le Crédit Mutuel Nord Europe (place Richebé, de 500 à 999 salariés) et la Banque CIC Nord Ouest (avenue Le Corbusier, quartier Euralille, de 250 à 499 salariés).

La donnée y sert le reporting réglementaire, l’analyse du risque, le pilotage commercial d’un réseau régional d’agences et la relation client. À Wasquehal, au nord-est, le courtier en assurance Verspieren (avenue François Mitterrand, de 500 à 999 salariés) ajoute la donnée de sinistralité, de souscription et de tarification, et le pilotage d’un portefeuille de risques.

Le cinquième pôle est celui de la santé, sous cadre strict. Au sud du centre, le CHU de Lille (avenue Oscar Lambret, plus de 10 000 personnes selon la tranche INSEE) fait vivre un entrepôt de données hospitalier, une activité de recherche clinique et un pilotage d’activité, sur des données dont l’usage relève — au niveau du secteur, jamais d’un statut attaché à l’établissement — du RGPD et de l’hébergement de données de santé.

Non loin, l’Institut Pasteur de Lille (rue du Professeur Calmette), fondation de recherche biomédicale, travaille l’épidémiologie et la donnée de recherche. Autour d’eux, à Loos, le parc EuraSanté fédère un écosystème de la donnée de santé adossé au CHU — un terrain où la conformité et la traçabilité comptent autant que la technique.

Restent plusieurs univers qui étoffent le paysage. L’agroalimentaire d’abord : à Villeneuve-d’Ascq, Bonduelle (rue Nicolas Appert, de 200 à 249 salariés sur ce site) travaille la donnée de production, de qualité, de ventes et de supply chain du légume ; à Marcq-en-Barœul, Lesaffre (rue de Menin), spécialiste mondial de la levure et de la fermentation, exploite la donnée industrielle, de qualité et de R&D.

Le jeu vidéo ensuite : à Roubaix, le studio Ankama (boulevard d’Armentières), éditeur des jeux Dofus et Wakfu, analyse la donnée de joueur — rétention, monétisation, audience. Le média régional avec La Voix du Nord (Grand’Place, de 250 à 499 salariés), qui mesure l’audience numérique, l’abonnement et la performance publicitaire.

Et la statistique publique enfin, avec la direction régionale de l’INSEE pour les Hauts-de-France (avenue du Président Kennedy, de 200 à 249 salariés), employeur de chargés d’études et de statisticiens sur la donnée économique et territoriale de la région.

Par-dessus ces filières circule la couche de service numérique — Capgemini Technology Services et CGI France, tous deux à Lille-Lomme, et Inetum, dans Lille (rue Pierre Mauroy) —, qui compte parmi les donneurs d’ordre du marché sur les projets data, décisionnel et BI de la distribution, de la banque et de l’industrie du bassin ;

c’est un fait de marché, énoncé sans jugement. L’écosystème d’innovation double le tout : EuraTechnologies, cluster et incubateur du numérique installé dans le quartier des Bois Blancs à l’ouest, rassemble start-up de la data, de l’IA et du e-commerce ; l’activité retail portée aujourd’hui par Cap Digital, héritière de l’ex-PICOM, structure la filière du commerce ;

le cluster Plaine Images, à la lisière de Roubaix et de Tourcoing, fédère les industries créatives et le jeu vidéo ; et le label French Tech Lille anime la communauté.

Si l’on devait dresser la carte, elle se lirait ainsi : les sièges de la distribution à Villeneuve-d’Ascq, Lezennes, Ronchin, Lesquin et Templemars, à l’est ; le e-commerce et le crédit de Roubaix à Croix, au nord-est, avec le cloud à Roubaix ; la banque de place, la statistique publique, le média et la santé dans Lille et à ses portes ;

l’agroalimentaire à Villeneuve-d’Ascq et Marcq-en-Barœul. Un seul mot d’annonce — « Lille » — recouvre donc des communes éloignées les unes des autres et des métiers de la donnée sans réel rapport entre eux.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

À Lille, la première question d’un recruteur n’est pas « quels outils maîtrises-tu ? » mais « dans quel secteur as-tu déjà fait parler la donnée ? ». Le bassin juxtapose en effet des univers qui n’ont presque rien en commun : la donnée de ventes d’une enseigne, la donnée de risque d’un organisme de crédit, la donnée d’exploitation d’un acteur du cloud et la donnée d’activité d’un hôpital ne s’abordent ni avec les mêmes réflexes ni sous les mêmes cadres.

Dans la distribution — Auchan, Decathlon, Leroy Merlin, Kiabi, Boulanger —, la compétence-clé est la lecture de la donnée commerciale : ventes, panier moyen, fidélité, marge, prévision de stock, mesure de l’omnicanal. C’est une matière où l’analyse rejoint directement la décision marchande. Dans le crédit à la consommation, chez Cofidis ou Oney, s’ajoutent la logique du scoring, la donnée de risque et d’impayé et le cadre du marketing bancaire.

Dans le e-commerce de Roubaix, chez La Redoute ou Damart, c’est la donnée de parcours, de CRM et de conversion qui domine. Chez un acteur du cloud comme OVHcloud, on insistera sur un point : la compétence porte sur le type de donnée — capacité, disponibilité, facturation —, jamais sur un quelconque statut réglementaire de l’employeur.

Dans la banque de place — Crédit Agricole Nord de France, Crédit Mutuel Nord Europe, CIC Nord Ouest —, ce sont le reporting réglementaire et l’analyse du risque ; à l’hôpital, au CHU de Lille, le cadre de l’hébergement de données de santé et du RGPD.

Les fondamentaux — écrire une requête, décrire une distribution, bâtir un tableau de bord, mettre une donnée en image — sont partout les mêmes, et ne suffisent jamais, à eux seuls, à faire la différence entre deux candidatures.

Ce qui se joue à l’entretien tient à autre chose : savoir manier d’emblée le vocabulaire du secteur visé — parler fidélité et panier dans la distribution, octroi et impayé dans le crédit, taux de service et attrition dans le cloud, activité et séjour à l’hôpital.

Le profil qui arrive avec ce double bagage — les fondamentaux d’un côté, la langue d’un de ces univers de l’autre — passe les premières sélections sans avoir à prouver qu’il comprend le métier de l’employeur. Reste à ne pas confondre trois rôles qu’on réunit trop vite : le data analyst part d’une donnée déjà collectée et la fait parler pour orienter une décision ;

poser les tuyaux qui l’acheminent revient au data engineer ; entraîner les modèles de prévision et de scoring, au data scientist. À Lille, où le crédit et le e-commerce font justement vivre le scoring et la recommandation, la nuance a du sens — et ces deux métiers voisins ont leurs propres fiches.

Formations

Se former à Lille

Lille doit une part de sa vitalité data à un dispositif de formation dense, où les grandes écoles de commerce pèsent autant que l’université — logique, pour un bassin de commerce. La porte d’entrée la plus large reste l’Université de Lille, dont les masters de mathématiques et statistique, d’informatique, d’économétrie et de MIASHS forment le gros du vivier régional d’analystes.

Mais la métropole a une particularité : la concentration d’écoles de management qui déclinent la donnée côté business. L’IÉSEG, sur son campus lillois, porte des programmes de « Big Data and Business Analytics » et d’analytique appliquée à l’entreprise ; l’EDHEC, entre Roubaix et Lille, forme à la data science et à l’analytique pour la décision, avec une coloration finance ;

SKEMA développe la science des données au service du management. Côté ingénierie, Centrale Lille, à Villeneuve-d’Ascq, ouvre une filière data science et intelligence artificielle, tandis que JUNIA (qui réunit HEI, ISEN et ISA) et l’IMT Nord Europe, à Villeneuve-d’Ascq et Douai, alimentent le versant technique et numérique.

Une partie de ces cursus se suit en alternance, ce qui met l’étudiant en poste dans une entreprise du territoire bien avant la fin de ses études.

Ce dispositif trouve un débouché immédiat dans le tissu local. Parce que la métropole concentre à la fois des sièges d’enseignes, des organismes de crédit et un écosystème numérique, les diplômés de ces filières se placent souvent près de leur école — l’analytique commerciale et le marketing pour les profils issus des écoles de management, l’informatique de la donnée pour ceux de l’université et des écoles d’ingénieurs.

L’écosystème d’innovation renforce ce lien : EuraTechnologies, dans le quartier des Bois Blancs, héberge de jeunes entreprises de la data et du e-commerce ; l’activité retail portée par Cap Digital structure la filière du commerce ; le cluster Plaine Images, à Roubaix-Tourcoing, ancre les industries créatives et le jeu vidéo.

Cette densité — commerce, numérique et recherche mêlés — nourrit en continu le réservoir de profils où les enseignes et les organismes du bassin viennent recruter.

Décrocher le poste

Trouver un poste de data analyst CDI à Lille

Postuler à un CDI de data analyst dans la métropole lilloise, c’est d’abord décider dans quel monde de données on veut travailler, car c’est ce choix qui dessine tout le reste du poste. Six portes principales s’ouvrent. La grande distribution, à l’est, autour de Villeneuve-d’Ascq, Lezennes, Ronchin, Lesquin et Templemars, pour qui aime la donnée de ventes et de fidélité.

Le crédit à la consommation, à Villeneuve-d’Ascq et à Croix, pour la donnée de scoring et de risque. Le e-commerce et la vente à distance, à Roubaix, pour la donnée de parcours et de CRM. Le cloud, à Roubaix aussi, pour la donnée d’exploitation d’infrastructure. La banque de place et l’assurance, dans Lille et à Wasquehal, pour le reporting et le risque.

La santé, au sud de Lille et à Loos, pour qui accepte le cadre de l’hébergement de données de santé. Reste une septième entrée, souvent oubliée : les prestataires numériques implantés à Lille et à Lomme — Capgemini, CGI, Inetum — dont les missions traversent l’ensemble de ces secteurs.

Un réflexe s’impose ici plus qu’ailleurs : le cœur du marché n’est pas dans Lille intra-muros. Les grands sièges de la distribution sont tous en périphérie — Villeneuve-d’Ascq, Lezennes, Ronchin, Lesquin, Templemars —, le crédit et le e-commerce à Croix et à Roubaix, le cloud à Roubaix ; seules la banque de place, la statistique publique et la santé se tiennent dans la ville même.

Une recherche bornée au seul mot « Lille » laisse donc filer l’essentiel du gisement. Face à un vivier nourri chaque année par l’Université de Lille, l’IÉSEG, l’EDHEC, SKEMA et les écoles d’ingénieurs du territoire, un dossier de compétences précis fait la bascule : secteurs réellement pratiqués, données vraiment manipulées — ventes et fidélité, scoring de crédit, exploitation cloud, activité hospitalière —, cadres respectés, outils tenus.

Sur BinchamTalent, ce dossier devient visible des recruteurs de ces enseignes, qui joignent le Talent de leur propre initiative ; la discussion, la validation technique et l’embauche se règlent alors en direct, sans que la plateforme prélève la moindre part du salaire arrêté.

FAQ

Questions fréquentes à Lille

Où trouve-t-on les postes de data analyst en CDI autour de Lille ?

D’abord dans la distribution, à l’est : Auchan et Decathlon à Villeneuve-d’Ascq, Leroy Merlin et Kiabi à Lezennes, ADEO Services à Ronchin, Boulanger à Lesquin, Castorama à Templemars. Ensuite dans le crédit à la consommation (Cofidis à Villeneuve-d’Ascq, Oney à Croix) et le e-commerce (La Redoute et Damart à Roubaix). Puis le cloud d’OVHcloud à Roubaix, la banque de place dans Lille (Crédit Agricole Nord de France, Crédit Mutuel Nord Europe, CIC Nord Ouest), l’assurance (Verspieren à Wasquehal) et la santé (CHU de Lille, Institut Pasteur). Sans oublier les sociétés de services numériques Capgemini, CGI et Inetum.

Par quelle formation lilloise passe-t-on pour devenir data analyst ?

Plusieurs voies coexistent. L’Université de Lille forme le gros du vivier avec ses masters de mathématiques et statistique, d’informatique, d’économétrie et de MIASHS. La métropole se distingue surtout par ses écoles de management tournées vers la donnée : l’IÉSEG (« Big Data and Business Analytics »), l’EDHEC (data science et analytique, coloration finance) et SKEMA. Côté ingénierie, Centrale Lille, JUNIA et l’IMT Nord Europe alimentent le versant technique. Beaucoup de ces cursus existent en alternance, plaçant l’étudiant en entreprise avant la fin de ses études.

Quel salaire pour un data analyst en CDI à Lille ?

Faute de grille locale — l’APEC n’en publie ni pour Lille ni pour les Hauts-de-France —, on s’appuie sur le repère national. La fiche métier de l’APEC (2 août 2026) situe la moyenne à 43 000 euros bruts annuels, base et variable compris, et range huit salaires sur dix entre 33 000 et 53 000 euros, l’essentiel des offres visant moins de cinq ans d’expérience. Les tranches par niveau de cette page découpent cette bande nationale ; elles ne mesurent pas Lille. Un CDI se raisonne en brut annuel, pas en taux journalier.

Qu’est-ce qui distingue le marché data lillois des autres grandes villes ?

Une densité de sièges du commerce qu’on ne retrouve pas ailleurs : la métropole, souvent qualifiée de capitale du commerce, réunit dans sa couronne les sièges de nombreuses enseignes nationales — grande distribution, bricolage, mode, sport, électroménager —, doublés du crédit à la consommation (Cofidis, Oney) et de la vente à distance devenue e-commerce (La Redoute, Damart à Roubaix). Le data analyst y travaille avant tout la donnée de ventes, de clients, de fidélité et de risque commercial, là où d’autres bassins mettent en avant l’industrie, la santé ou la statistique publique.

Faut-il viser Lille même ou toute la métropole pour un poste de data analyst ?

Toute la métropole, sans hésiter. Le cœur du marché — les sièges de la distribution, le crédit, le e-commerce, le cloud — se trouve en périphérie : Villeneuve-d’Ascq, Lezennes, Ronchin, Lesquin, Templemars, Croix, Roubaix, Wasquehal. Seules la banque de place, la statistique publique de l’INSEE, le média régional et la santé se tiennent dans Lille intra-muros. S’en tenir au seul mot « Lille » dans une recherche passerait à côté de la majorité des postes ; raisonner à l’échelle de la métropole lilloise les rend visibles.

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Sources

  • APEC — fiche métier « Data analyst » (bande nationale des rémunérations, en euros bruts annuels ; consultée le 2 août 2026).
  • recherche-entreprises.api.gouv.fr — registre officiel des entreprises : vérification établissement par établissement des employeurs cités (commune, code d’activité, tranche d’effectif INSEE, état actif), août 2026.
  • univ-lille.fr — Université de Lille (masters mathématiques et statistique, informatique, économétrie, MIASHS).
  • ieseg.fr — IÉSEG School of Management, campus de Lille (programmes Big Data and Business Analytics).
  • edhec.edu — EDHEC Business School (data science et analytique pour la décision), Roubaix / Lille.
  • skema.edu — SKEMA Business School (science des données pour le management), Lille.
  • centralelille.fr — Centrale Lille (filière data science et intelligence artificielle), Villeneuve-d’Ascq.
  • junia.com — JUNIA (HEI, ISEN, ISA), Lille ; imt-nord-europe.fr — IMT Nord Europe (Villeneuve-d’Ascq / Douai).
  • euratechnologies.com — EuraTechnologies (cluster numérique) ; eurasante.com — parc EuraSanté (Loos) ; capdigital.com — activité retail issue de l’ex-PICOM.
  • Registre officiel des entreprises (recherche-entreprises.api.gouv.fr) — vérification des 28 établissements du bassin lillois cités, août 2026.