À l’ouest de Lyon se concentre le socle santé, né de l’héritage Mérieux — grappe que fédère depuis 2005 le pôle de compétitivité Lyonbiopôle.
À Marcy-l’Étoile, à une quinzaine de kilomètres du centre, bioMérieux, spécialiste du diagnostic in vitro en microbiologie clinique, occupe un établissement au 376 chemin de l’Orme employant de 1 000 à 1 999 salariés (tranche INSEE), doublé d’un site créé en 2021 à Craponne (5 rue des Aqueducs, 1 000 à 1 999 salariés) et d’un second établissement marcyllois, allée Louis Pasteur (250 à 499).
La donnée y est celle du diagnostic, de l’épidémiologie et des essais. Sur la même commune, Sanofi produit ses vaccins : l’entité Sanofi R&D Vaccins, avenue Marcel Mérieux, relève de la tranche 2 000 à 4 999 salariés, complétée d’un établissement lyonnais dans le 7e (Espace Henry Vallée, 500 à 999) et du site de Neuville-sur-Saône (20 à 49 salariés), qui prolonge la bioproduction au nord de l’agglomération.
La santé animale referme le triptyque avec Boehringer Ingelheim Animal Health France, l’ancien Mérial, réparti entre Lyon 7e (500 à 999 salariés), Saint-Priest (500 à 999), Lentilly (100 à 199) et Jonage, sur des données vétérinaires et d’épidémiologie animale.
fr) — font vivre un entrepôt de données de santé d’abord au service de la recherche clinique : le data analyst y travaille au contact de la donnée patient et de son cadre d’usage, sur des sites répartis entre l’hôpital Édouard Herriot (3e), la Croix-Rousse (4e), l’hôpital neurologique Pierre Wertheimer à Bron et le pôle des Charpennes à Villeurbanne.
S’y ajoutent Mérieux NutriSciences, laboratoires de sécurité des aliments à Villeurbanne et Bron, et le Laboratoire Aguettant (médicaments injectables), qui double son adresse du 7e d’un site à Saint-Fons — l’Institut Mérieux coiffant l’ensemble comme holding de tête depuis le 2e arrondissement.
Le deuxième pôle est financier et assurantiel, aggloméré autour de la Part-Dieu. APICIL, groupe de protection sociale, tient son siège au 51 boulevard Marius Vivier-Merle (3e) : ses entités APICIL Transverse et APICIL Épargne séparent les fonctions support et l’assurance vie, deux gisements de données aux logiques distinctes, entre provisionnement et actuariat prévoyance et santé.
À quelques rues, dans le 6e, le groupe APRIL a réuni ses activités de courtage grossiste au 12 rue Juliette Récamier depuis 2025 ; structure fragmentée, la donnée de tarification et de souscription y circule entre plusieurs sociétés. Groupama Rhône-Alpes Auvergne siège au 50 rue de Saint-Cyr (9e), sa filiale informatique Groupama Supports et Services étant installée à Écully : actuariat, sinistralité et données mutualistes s’y côtoient.
La mutuelle AÉSIO tient un établissement à Villeurbanne (73 rue Hippolyte Kahn). Côté banque, la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes occupe la Tour Incity, 116 cours Lafayette (3e), et la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes son siège du 4 boulevard Eugène Deruelle, la production informatique du groupe revenant à BPCE Solutions Informatiques, à Villeurbanne.
Reporting réglementaire, risque de crédit, tarification : cette donnée-là se lit sous Solvabilité II, IFRS 17 et DSP2.
Le troisième pôle n’a pas d’équivalent ailleurs en France : la Compagnie Nationale du Rhône, concessionnaire du fleuve depuis 1934, fait de la donnée hydrologique un métier à part entière. Son siège occupe le 4e arrondissement (2 rue André Bonin, 500 à 999 salariés) et son laboratoire d’hydraulique le 7e (4 rue de Chalon-sur-Saône, 50 à 99 salariés), près du port Édouard Herriot ;
ses aménagements suivent le Rhône jusqu’à l’usine de Pierre-Bénite et Condrieu. fr). Aucune autre métropole française n’abrite le concessionnaire du Rhône. Enedis complète ce pôle depuis un établissement du 7e arrondissement, sur la donnée de réseau et de consommation électrique.
Le quatrième pôle est celui de la donnée publique et de la mobilité. com) : dataviz territoriale, données urbaines, environnementales et de mobilité. Sur ce dernier terrain, SYTRAL Mobilités, autorité organisatrice des mobilités créée en 2022 (21 boulevard Marius Vivier-Merle, 3e), planifie le réseau TCL, que Keolis Lyon exploite depuis le 19 du même boulevard, dépôts à Vaulx-en-Velin et à Bron — fréquentation, billettique, comptage de voyageurs ;
APICIL, SYTRAL et Keolis alignent ainsi trois adresses de données sur un même boulevard de la Part-Dieu, et la filière se fédère localement autour du pôle CARA. La demande retail complète le tableau : Grand Frais, via sa centrale Prosol à Chaponnay, et Feu Vert à Écully travaillent la prévision de flux et de ventes, notamment sur produits périssables.
org), et les éditeurs logiciels lyonnais — Cegid à Vaise, Esker à Villeurbanne — portent surtout la donnée de procédé et l’ingénierie de la donnée, réservées ici aux pages voisines de data engineer et d’architecte. Des ESN spécialisées data, Keyrus et Micropole à Villeurbanne, figurent parmi les donneurs d’ordre du marché, aux côtés de Sopra Steria à Limonest, Capgemini à Gerland et CGI à Vaise ; org).
Cette géographie de la donnée se lit d’un coup d’œil sur la métropole, et il vaut la peine de la garder en tête avant de postuler. Les sièges de l’assurance, de la banque et de la mobilité se massent autour de la Part-Dieu, dans le 3e — APICIL, la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes, la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes, SYTRAL Mobilités et Keolis Lyon.
La donnée de santé, l’actuariat formé par l’ISFA et le pôle Capgemini se retrouvent à Gerland, dans le 7e, où siègent aussi Sanofi et le laboratoire d’hydraulique de la Compagnie Nationale du Rhône. L’informatique bancaire, les mutuelles, les ESN data et le laboratoire LIRIS s’installent à Villeurbanne et sur le campus de la Doua ;
les éditeurs logiciels tiennent Vaise, dans le 9e ; et la grappe santé Mérieux occupe l’ouest, de Marcy-l’Étoile à Craponne. Un même intitulé de poste, mais des adresses et des mondes de données distincts selon le quartier — ce que la seule mention « Lyon » sur une annonce ne laisse jamais deviner.