Data Analyst · CDI · Lyon

Data Analyst CDI à Lyon

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Lyon — vérifiés, jamais inventés.

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40–48 k€ brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
5
Questions traitées

Le marché

Le marché data analyst CDI à Lyon

À Lyon, un poste de data analyst en CDI se définit moins par la ville que par le domaine de données qu’on y sert : chacun impose son cadre réglementaire, son vocabulaire et sa contrainte de confidentialité. Quatre univers se partagent le marché, et l’on ne manipule pas la même donnée en passant de l’un à l’autre.

Le premier est la santé, héritée de la grappe née autour de l’Institut Mérieux à l’ouest de l’agglomération : donnée de diagnostic chez bioMérieux à Marcy-l’Étoile, donnée d’essais cliniques chez Sanofi Pasteur, entrepôt de données hospitalières aux Hospices Civils de Lyon — l’ensemble soumis à l’hébergement de données de santé et à un RGPD renforcé.

Le deuxième est l’actuariat et le risque assurantiel, massé autour de la Part-Dieu et du 6e : APICIL, le groupe APRIL, Groupama Rhône-Alpes Auvergne et la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes travaillent la donnée sous Solvabilité II et IFRS 17. Le troisième est propre à Lyon et introuvable ailleurs : la Compagnie Nationale du Rhône, concessionnaire du fleuve depuis 1934, fait de la prévision de débits et de l’optimisation hydroélectrique un métier de la donnée. com, et par la mobilité du réseau TCL (SYTRAL Mobilités, Keolis Lyon).

À ces quatre pôles s’ajoutent une demande retail — prévision de flux et de ventes sur produits périssables — et un tissu d’ESN spécialisées data implantées à Villeurbanne et à Gerland. Cette demande s’adosse à une base académique dense — les laboratoires LIRIS et ERIC, le centre INRIA de Lyon — qui alimente sans discontinuer le vivier de profils data de la métropole.

Un data analyst lyonnais choisit donc d’abord un secteur, puisque c’est lui qui fixe la nature de la donnée, sa réglementation et le référentiel de sortie. Les paragraphes suivants nomment les employeurs vérifiés au registre officiel, précisent leur commune et leur activité, puis situent la rémunération à partir des seuls barèmes réellement publiés.

Rémunération

Salaires data analyst à Lyon

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33–40 k€ brut/anAnalyste de données junior
Confirmé (3-7 ans)40–48 k€ brut/anData analyst
Senior (7+ ans)48–60 k€ brut/anData analyst senior (Lead)

À Lyon comme ailleurs, la rémunération d’un data analyst se heurte à une limite de source : aucun barème propre au métier n’est publié à l’échelle de la ville ni de la région Auvergne-Rhône-Alpes. La seule référence chiffrée fiable est nationale.

La fiche métier « Data analyst » de l’APEC (consultée le 30 juillet 2026, page non datée) situe 80 % des rémunérations entre 33 k€ et 53 k€ bruts annuels, pour une moyenne d’environ 43 k€, fixe et variable compris, et sans distinction par niveau d’expérience. Il faut donc l’écrire sans détour : les fourchettes par séniorité présentées sur cette page sont un ordre de grandeur national, encadré par cette bande APEC, et non un barème lyonnais mesuré.

Comme la fiche agrège fixe et variable sans isoler l’expérience, la part variable et les usages de chaque secteur pèsent lourd : un poste en actuariat sous Solvabilité II ou en donnée de santé sous cadre HDS ne se négocie pas sur les mêmes bases qu’un poste en collectivité ou en association, à intitulé pourtant identique.

Aucun barème local ne vient donc se substituer à la seule mesure existante, la bande nationale. Un même intitulé « data analyst » recouvre ainsi, d’un employeur à l’autre, des réalités salariales éloignées, que seule la négociation directe permet de fixer. En CDI, tous ces montants s’entendent en euros bruts annuels, jamais en taux journalier.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Lyon

Biostatistique et donnée de diagnostic (santé)

Autour de Marcy-l’Étoile, bioMérieux (diagnostic in vitro) et Sanofi Pasteur (vaccins) traitent la donnée de diagnostic, d’épidémiologie et d’essais cliniques, quand les Hospices Civils de Lyon font vivre un entrepôt de données de santé. Le data analyst y travaille sous hébergement de données de santé et RGPD renforcé : jeux pseudonymisés, cohortes, pharmacovigilance. Le vivier vient surtout du master SISE et de l’ISFA.

Analyse actuarielle et risque assurantiel

À la Part-Dieu et dans le 6e, APICIL, le groupe APRIL, Groupama Rhône-Alpes Auvergne, la mutuelle AÉSIO et la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes emploient la donnée pour la tarification, le provisionnement et la sinistralité, sous Solvabilité II et IFRS 17. Le data analyst y côtoie l’actuaire et prépare les reportings prudentiels. Lyon dispose pour cela d’un vivier rare : l’ISFA, à Gerland, forme actuaires et data scientists du risque.

Données de mobilité et de transport

Le réseau TCL alimente une demande continue en analyse de mobilité. SYTRAL Mobilités, autorité organisatrice, planifie l’offre à partir des données de fréquentation, tandis que Keolis Lyon, l’exploitant, produit la donnée de billettique et de comptage de voyageurs depuis le boulevard Marius Vivier-Merle. Le data analyst y modélise les flux, mesure la charge des lignes et outille les décisions d’exploitation et de planification du réseau.

Open data et dataviz territoriale

La Métropole de Lyon opère data.grandlyon.com, l’un des premiers portails open data d’une collectivité française (source data.grandlyon.com), sous licence Etalab. Le data analyst y publie et documente des jeux de données urbains, environnementaux et de mobilité, construit des tableaux de bord territoriaux et met la donnée en forme pour la décision publique. La spécialité suppose une aisance avec les formats ouverts, les API et la restitution cartographique.

Hydrologie et donnée énergétique

La Compagnie Nationale du Rhône, concessionnaire du fleuve depuis 1934, fait de la donnée hydrologique une spécialité introuvable ailleurs : prévision des débits du Rhône, optimisation de la production hydroélectrique, suivi de capteurs environnementaux et d’agrivoltaïsme, depuis son siège du 4e et son laboratoire d’hydraulique du 7e (source cnr.tm.fr). Enedis y ajoute la donnée de réseau et de consommation électrique. Un terrain de séries temporelles et de données de terrain.

Prévision de flux et de ventes (retail)

La distribution lyonnaise nourrit une demande d’analyse orientée prévision. Grand Frais, via sa centrale Prosol à Chaponnay, et Feu Vert à Écully travaillent la prévision de ventes et de flux, singulièrement sur des produits périssables où la précision conditionne les pertes. Le data analyst y modélise la demande, ajuste les approvisionnements et outille le pricing, sur des séries saisonnières et des données de points de vente.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Lyon

À l’ouest de Lyon se concentre le socle santé, né de l’héritage Mérieux — grappe que fédère depuis 2005 le pôle de compétitivité Lyonbiopôle.

À Marcy-l’Étoile, à une quinzaine de kilomètres du centre, bioMérieux, spécialiste du diagnostic in vitro en microbiologie clinique, occupe un établissement au 376 chemin de l’Orme employant de 1 000 à 1 999 salariés (tranche INSEE), doublé d’un site créé en 2021 à Craponne (5 rue des Aqueducs, 1 000 à 1 999 salariés) et d’un second établissement marcyllois, allée Louis Pasteur (250 à 499).

La donnée y est celle du diagnostic, de l’épidémiologie et des essais. Sur la même commune, Sanofi produit ses vaccins : l’entité Sanofi R&D Vaccins, avenue Marcel Mérieux, relève de la tranche 2 000 à 4 999 salariés, complétée d’un établissement lyonnais dans le 7e (Espace Henry Vallée, 500 à 999) et du site de Neuville-sur-Saône (20 à 49 salariés), qui prolonge la bioproduction au nord de l’agglomération.

La santé animale referme le triptyque avec Boehringer Ingelheim Animal Health France, l’ancien Mérial, réparti entre Lyon 7e (500 à 999 salariés), Saint-Priest (500 à 999), Lentilly (100 à 199) et Jonage, sur des données vétérinaires et d’épidémiologie animale.

fr) — font vivre un entrepôt de données de santé d’abord au service de la recherche clinique : le data analyst y travaille au contact de la donnée patient et de son cadre d’usage, sur des sites répartis entre l’hôpital Édouard Herriot (3e), la Croix-Rousse (4e), l’hôpital neurologique Pierre Wertheimer à Bron et le pôle des Charpennes à Villeurbanne.

S’y ajoutent Mérieux NutriSciences, laboratoires de sécurité des aliments à Villeurbanne et Bron, et le Laboratoire Aguettant (médicaments injectables), qui double son adresse du 7e d’un site à Saint-Fons — l’Institut Mérieux coiffant l’ensemble comme holding de tête depuis le 2e arrondissement.

Le deuxième pôle est financier et assurantiel, aggloméré autour de la Part-Dieu. APICIL, groupe de protection sociale, tient son siège au 51 boulevard Marius Vivier-Merle (3e) : ses entités APICIL Transverse et APICIL Épargne séparent les fonctions support et l’assurance vie, deux gisements de données aux logiques distinctes, entre provisionnement et actuariat prévoyance et santé.

À quelques rues, dans le 6e, le groupe APRIL a réuni ses activités de courtage grossiste au 12 rue Juliette Récamier depuis 2025 ; structure fragmentée, la donnée de tarification et de souscription y circule entre plusieurs sociétés. Groupama Rhône-Alpes Auvergne siège au 50 rue de Saint-Cyr (9e), sa filiale informatique Groupama Supports et Services étant installée à Écully : actuariat, sinistralité et données mutualistes s’y côtoient.

La mutuelle AÉSIO tient un établissement à Villeurbanne (73 rue Hippolyte Kahn). Côté banque, la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes occupe la Tour Incity, 116 cours Lafayette (3e), et la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes son siège du 4 boulevard Eugène Deruelle, la production informatique du groupe revenant à BPCE Solutions Informatiques, à Villeurbanne.

Reporting réglementaire, risque de crédit, tarification : cette donnée-là se lit sous Solvabilité II, IFRS 17 et DSP2.

Le troisième pôle n’a pas d’équivalent ailleurs en France : la Compagnie Nationale du Rhône, concessionnaire du fleuve depuis 1934, fait de la donnée hydrologique un métier à part entière. Son siège occupe le 4e arrondissement (2 rue André Bonin, 500 à 999 salariés) et son laboratoire d’hydraulique le 7e (4 rue de Chalon-sur-Saône, 50 à 99 salariés), près du port Édouard Herriot ;

ses aménagements suivent le Rhône jusqu’à l’usine de Pierre-Bénite et Condrieu. fr). Aucune autre métropole française n’abrite le concessionnaire du Rhône. Enedis complète ce pôle depuis un établissement du 7e arrondissement, sur la donnée de réseau et de consommation électrique.

Le quatrième pôle est celui de la donnée publique et de la mobilité. com) : dataviz territoriale, données urbaines, environnementales et de mobilité. Sur ce dernier terrain, SYTRAL Mobilités, autorité organisatrice des mobilités créée en 2022 (21 boulevard Marius Vivier-Merle, 3e), planifie le réseau TCL, que Keolis Lyon exploite depuis le 19 du même boulevard, dépôts à Vaulx-en-Velin et à Bron — fréquentation, billettique, comptage de voyageurs ;

APICIL, SYTRAL et Keolis alignent ainsi trois adresses de données sur un même boulevard de la Part-Dieu, et la filière se fédère localement autour du pôle CARA. La demande retail complète le tableau : Grand Frais, via sa centrale Prosol à Chaponnay, et Feu Vert à Écully travaillent la prévision de flux et de ventes, notamment sur produits périssables.

org), et les éditeurs logiciels lyonnais — Cegid à Vaise, Esker à Villeurbanne — portent surtout la donnée de procédé et l’ingénierie de la donnée, réservées ici aux pages voisines de data engineer et d’architecte. Des ESN spécialisées data, Keyrus et Micropole à Villeurbanne, figurent parmi les donneurs d’ordre du marché, aux côtés de Sopra Steria à Limonest, Capgemini à Gerland et CGI à Vaise ; org).

Cette géographie de la donnée se lit d’un coup d’œil sur la métropole, et il vaut la peine de la garder en tête avant de postuler. Les sièges de l’assurance, de la banque et de la mobilité se massent autour de la Part-Dieu, dans le 3e — APICIL, la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes, la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes, SYTRAL Mobilités et Keolis Lyon.

La donnée de santé, l’actuariat formé par l’ISFA et le pôle Capgemini se retrouvent à Gerland, dans le 7e, où siègent aussi Sanofi et le laboratoire d’hydraulique de la Compagnie Nationale du Rhône. L’informatique bancaire, les mutuelles, les ESN data et le laboratoire LIRIS s’installent à Villeurbanne et sur le campus de la Doua ;

les éditeurs logiciels tiennent Vaise, dans le 9e ; et la grappe santé Mérieux occupe l’ouest, de Marcy-l’Étoile à Craponne. Un même intitulé de poste, mais des adresses et des mondes de données distincts selon le quartier — ce que la seule mention « Lyon » sur une annonce ne laisse jamais deviner.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

Ce qui distingue un data analyst à Lyon tient moins à une pile d’outils qu’à la nature réglementaire de la donnée qu’il touche : chaque pôle impose son propre cadre de gouvernance, et l’on ne manipule pas de la même façon une donnée de santé, une donnée assurantielle et une donnée publique.

Dans la santé, chez bioMérieux, Sanofi Pasteur ou aux Hospices Civils de Lyon, le cadre est celui de l’hébergement de données de santé (HDS) et d’un RGPD renforcé : pseudonymisation, gestion des consentements, traçabilité des accès, minimisation. La compétence attendue n’est pas seulement analytique, elle est de conformité, et c’est souvent elle qui départage deux profils.

Dans l’actuariat et l’assurance, chez APICIL, le groupe APRIL, Groupama, la mutuelle AÉSIO ou la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes, ce sont Solvabilité II, IFRS 17, le reporting prudentiel et la DSP2 qui structurent la donnée : le data analyst y prépare des agrégats destinés à l’actuaire et au régulateur, et doit comprendre la logique de provisionnement et de risque qui les sous-tend.

Dans la donnée publique, à la Métropole de Lyon ou chez SYTRAL Mobilités, la grammaire est celle de la licence Etalab, des formats ouverts, des API et de la restitution cartographique, avec une exigence de documentation et de reproductibilité propre à l’open data. Dans l’énergie et l’hydrologie de la Compagnie Nationale du Rhône, la donnée prend la forme de séries temporelles et de mesures de terrain, où l’analyse rejoint la prévision.

Concrètement, dans la santé la conformité passe par l’hébergement certifié des données et la maîtrise des règles d’accès ; dans l’open data, par la documentation et la reproductibilité des jeux publiés ; dans l’assurance, par la traçabilité exigée du reporting prudentiel. Ces exigences ne s’improvisent pas et se vérifient dès l’entretien, souvent avant les compétences purement techniques.

Le socle commun du métier — modélisation, requêtage, statistique descriptive, restitution — se travaille partout ; ce qui se négocie ici, c’est la capacité à identifier d’emblée sous quel cadre on entre, car il fixe ce qu’on a le droit de faire de la donnée avant même de l’analyser.

Un profil qui combine ce socle et la maîtrise d’un de ces cadres — le risque pour un diplômé de l’ISFA, la donnée décisionnelle pour un diplômé du master SISE — se place plus vite, parce qu’il parle d’emblée la langue de son secteur.

La frontière avec les métiers voisins reste nette : le data analyst éclaire la décision à partir de données existantes, quand le data engineer construit les canalisations qui les acheminent et l’architecte en dessine le stockage — deux versants industriels que portent à Lyon les éditeurs logiciels et la chimie, et qui font l’objet de pages distinctes.

Formations

Se former à Lyon

Lyon possède un appareil de formation directement branché sur ses métiers de la donnée. La référence pour le data analyst est le master 2 SISE — Statistique et Informatique pour la Science des Données — de l’Université Lumière Lyon 2, dispensé sur le campus Porte des Alpes à Bron (5 avenue Pierre Mendès-France), et non dans Lyon intra-muros.

Adossé au laboratoire ERIC, spécialisé en fouille de données et informatique décisionnelle, il mène explicitement aux métiers de data analyst, data scientist et statisticien. fr) ; il forme chaque année une centaine d’actuaires et environ 70 diplômés d’un master « gestion des risques », un vivier que l’actuariat lyonnais capte directement.

L’INSA Lyon (campus de la Doua, à Villeurbanne) et l’Université Claude Bernard Lyon 1 alimentent le versant informatique et mathématiques appliquées, avec des masters de statistique et de science des données. Une part de ces cursus se suit en alternance, ce qui installe l’étudiant chez un employeur du bassin avant même l’obtention du diplôme et transforme la recherche lyonnaise en filière d’emploi directe.

La recherche double cet appareil. Le LIRIS — unité mixte de recherche 5205 du CNRS, partagée entre l’INSA, Lyon 1, Lyon 2 et Centrale Lyon — réunit environ 330 membres à la Doua et porte un axe « Data, Systems and Security » ; le laboratoire ERIC, à Lyon 2, travaille la fouille de données et l’informatique décisionnelle et adosse le master SISE ;

fr). Cette densité académique, concentrée sur l’axe Villeurbanne–la Doua–Gerland, explique la profondeur du vivier data auquel puisent les employeurs cités plus haut.

Décrocher le poste

Trouver un poste de data analyst CDI à Lyon

Décrocher un CDI de data analyst à Lyon suppose de viser d’abord un pôle, car c’est le secteur qui commande la nature du poste. Quatre portes principales, plus une. La santé, à l’ouest, autour de Marcy-l’Étoile, de Craponne et des Hospices Civils de Lyon, pour qui accepte le cadre HDS.

L’actuariat et l’assurance, concentrés à la Part-Dieu et dans le 6e — APICIL, groupe APRIL, Groupama, AÉSIO, Caisse d’Épargne Rhône-Alpes —, où le diplôme de l’ISFA ou du master SISE ouvre des portes. La donnée publique et la mobilité, avec la Métropole de Lyon, SYTRAL Mobilités et Keolis Lyon. L’énergie et l’hydrologie, plus étroite mais unique, avec la Compagnie Nationale du Rhône.

La cinquième porte, souvent sous-estimée, est celle des ESN spécialisées data implantées à Villeurbanne et à Gerland, qui donnent accès en mission à l’intérieur de ces mêmes secteurs. À l’échelle de la métropole, ces cinq portes ouvrent sur des dizaines d’adresses, de Marcy-l’Étoile à l’ouest jusqu’à Bron et Vaulx-en-Velin à l’est, en passant par la Part-Dieu et Gerland au centre.

Un point d’orientation à connaître : beaucoup de postes ne sont pas dans Lyon intra-muros mais en périphérie — Marcy-l’Étoile, Bron, Villeurbanne, Écully, Chaponnay —, que la seule recherche « à Lyon » fait manquer. Le vivier étudiant est un atout autant qu’une concurrence : la sortie annuelle du master SISE (Lyon 2, à Bron) et de l’ISFA (Gerland) crée un flux régulier de profils dont il faut se distinguer.

C’est là qu’un dossier de compétences précis pèse : secteurs réellement pratiqués, jeux de données manipulés, cadres réglementaires tenus (HDS, Solvabilité II, licence Etalab), outils maîtrisés.

Déposé sur BinchamTalent, il rend le Talent lisible d’un coup d’œil par les recruteurs de ces employeurs, qui prennent contact directement : l’entretien, l’échange technique, puis le contrat, sans que la plateforme prélève quoi que ce soit sur la rémunération négociée.

FAQ

Questions fréquentes à Lyon

Quelles entreprises recrutent des data analysts en CDI dans l’agglomération lyonnaise ?

Elles se répartissent en quatre pôles. La santé, à l’ouest : bioMérieux et Sanofi Pasteur à Marcy-l’Étoile, Boehringer Ingelheim Animal Health France, les Hospices Civils de Lyon. L’assurance et la banque, à la Part-Dieu et dans le 6e : APICIL, le groupe APRIL, Groupama Rhône-Alpes Auvergne, la mutuelle AÉSIO, la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes, la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes. La donnée publique et la mobilité : Métropole de Lyon, SYTRAL Mobilités, Keolis Lyon. L’énergie : la Compagnie Nationale du Rhône et Enedis. La distribution (Grand Frais, Feu Vert) et les ESN data de Villeurbanne complètent le tableau.

Quelle formation lyonnaise mène au métier de data analyst ?

Le parcours emblématique est le master 2 SISE (Statistique et Informatique pour la Science des Données) de l’Université Lumière Lyon 2, sur le campus Porte des Alpes à Bron, adossé au laboratoire ERIC et menant explicitement aux métiers de data analyst, data scientist et statisticien. Pour la donnée du risque et de l’assurance, l’ISFA, à Gerland, forme actuaires et data scientists ; il se présente comme la plus ancienne institution française habilitée à délivrer le diplôme d’actuaire (source isfa.univ-lyon1.fr). L’INSA Lyon et l’Université Claude Bernard Lyon 1 complètent l’offre côté informatique et statistique.

Combien gagne un data analyst en CDI à Lyon ?

Aucun barème propre au data analyst n’est publié pour Lyon ni pour l’Auvergne-Rhône-Alpes ; il faut s’en remettre à la référence nationale. La fiche métier « Data analyst » de l’APEC (consultée le 30 juillet 2026, page non datée) situe 80 % des rémunérations entre 33 k€ et 53 k€ bruts annuels, pour une moyenne d’environ 43 k€, fixe et variable compris, sans distinction d’expérience. Les fourchettes par séniorité indiquées sur cette page sont un ordre de grandeur national encadré par cette bande, non un barème lyonnais mesuré. En CDI, tout se compte en euros bruts annuels.

Pourquoi la Compagnie Nationale du Rhône est-elle un employeur data à part à Lyon ?

Parce qu’elle est le concessionnaire du Rhône depuis 1934, une situation qu’aucune autre métropole française ne partage. Son siège est dans le 4e arrondissement et son laboratoire d’hydraulique dans le 7e, près du port Édouard Herriot. La donnée y est celle d’un fleuve instrumenté : prévision des débits, optimisation de la production hydroélectrique, capteurs environnementaux, agrivoltaïsme (source cnr.tm.fr). Pour un data analyst, c’est un terrain rare de séries temporelles et de données de terrain, très éloigné de la donnée transactionnelle des autres pôles lyonnais.

Faut-il travailler dans Lyon intra-muros pour être data analyst dans la métropole ?

Non, et c’est une particularité locale. Une grande partie des postes se trouve en périphérie : la santé à Marcy-l’Étoile et Craponne à l’ouest, le master SISE et une part de la donnée hospitalière à Bron, les mutuelles et l’informatique bancaire à Villeurbanne, l’informatique de Groupama à Écully, la distribution à Chaponnay. Les sièges de l’assurance, de la banque et de la mobilité sont, eux, concentrés à la Part-Dieu. Raisonner à l’échelle de la métropole, et non du seul centre, élargit nettement le nombre de postes accessibles.

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Sources

  • APEC, fiche métier « Data analyst » (fourchette nationale des rémunérations, en euros bruts annuels ; consultée le 30 juillet 2026, page non datée).
  • data.grandlyon.com — portail open data de la Métropole de Lyon (licence Etalab, API).
  • isfa.univ-lyon1.fr — ISFA, Institut de Science Financière et d’Assurances (Université Claude Bernard Lyon 1).
  • univ-lyon2.fr — master SISE, Université Lumière Lyon 2 (campus Porte des Alpes, Bron) ; laboratoire ERIC.
  • chu-lyon.fr — Hospices Civils de Lyon (présentation « 2e CHU de France », effectifs, hôpitaux, lits).
  • cnr.tm.fr — Compagnie Nationale du Rhône (concession du Rhône, production hydroélectrique).
  • liris.cnrs.fr — LIRIS, unité mixte de recherche 5205 (CNRS, INSA, Lyon 1, Lyon 2, Centrale Lyon).
  • inria.fr — centre INRIA de Lyon (créé en 2022).
  • axelera.org — pôle de compétitivité Axelera (Vallée de la Chimie).
  • digital-league.org — cluster numérique Auvergne-Rhône-Alpes.
  • lyonbiopole.com — pôle de compétitivité santé Lyonbiopôle.
  • Employeurs et établissements vérifiés au registre officiel des entreprises (recherche-entreprises.api.gouv.fr), établissement par établissement, juillet 2026.