Data Analyst · CDI · Rennes

Data Analyst CDI à Rennes

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Rennes — vérifiés, jamais inventés.

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40–48 k€ brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
5
Questions traitées

Le marché

Le marché data analyst CDI à Rennes

Rennes occupe une place singulière sur la carte française de la donnée : c’est l’un des rares bassins où le métier d’analyste a des racines quasi institutionnelles. La ville et sa couronne réunissent en effet un appareil de statistique publique de premier plan et un pôle télécom, réseau et cybersécurité dense — deux mondes qui font de la donnée chiffrée un savoir-faire local, bien avant qu’elle ne devienne une mode.

Le premier pilier est celui de la statistique. À Bruz, aux portes de Rennes, l’ENSAI forme une part des statisticiens et analystes de données du service public, et la direction régionale de l’INSEE produit à Rennes même la statistique publique bretonne : le bassin baigne dans une culture de l’échantillon, de la série temporelle et de la donnée redressée que peu de villes partagent.

Le deuxième pilier est numérique et réseau, concentré à Cesson-Sévigné, à l’est de l’agglomération, où se côtoient opérateurs télécoms, éditeurs de diffusion vidéo et spécialistes de la performance des réseaux. À cela s’ajoute un écosystème de cybersécurité et d’électronique de communication, adossé à la recherche des campus de Beaulieu.

Autour de ces piliers, la banque et l’assurance régionales, l’industrie automobile de la couronne, l’agroalimentaire et la santé complètent une palette large. Le tout s’appuie sur une recherche informatique reconnue — l’Inria et l’IRISA, sur le campus de Beaulieu — qui alimente le vivier. Travailler la donnée à Rennes, c’est donc hériter d’un terrain où elle est d’abord une discipline.

Le panorama qui suit passe les employeurs en revue filière par filière — chacun vérifié au registre officiel, avec sa commune et sa distance au centre —, avant d’aborder la rémunération à partir des seuls chiffres disponibles.

Rémunération

Salaires data analyst à Rennes

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33–40 k€ brut/anData analyst junior / Chargé de reporting
Confirmé (3-7 ans)40–48 k€ brut/anData analyst confirmé
Senior (7+ ans)48–58 k€ brut/anLead data analyst / Analytics engineer

La question du salaire mérite la même honnêteté qu’ailleurs, doublée d’une mise en garde : malgré sa culture statistique, Rennes ne dispose d’aucune grille locale pour ce métier — l’APEC ne publie de barème « data analyst » ni pour la ville ni pour la Bretagne. Le repère est national.

Sa fiche métier, consultée le 31 juillet 2026, borne 80 % des offres dans une fourchette allant de 33 000 à 53 000 euros bruts par an, pour une rémunération moyenne proche de 43 000 euros lorsqu’on additionne le fixe et la part variable, et vise surtout des candidats de moins de cinq ans d’expérience.

Les paliers présentés plus bas ne font que découper cette fourchette nationale — leur sommet, au-delà de 53 000 euros, correspond déjà à des fonctions de pilotage —, sans valoir mesure rennaise. Ni l’adossement à l’ENSAI et à l’INSEE, ni la nature du secteur ne se traduisent mécaniquement en salaire : analyser la performance d’un réseau, faire de la biostatistique clinique ou produire un reporting bancaire, sous un même titre, ne se paie pas au même prix.

On rappellera seulement, comme ordre de grandeur national, les quelque 15 % d’écart que les baromètres constatent entre l’Île-de-France et les régions. Tout s’entend en brut annuel : le taux journalier appartient à d’autres formes de contrat que le contrat à durée indéterminée.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Rennes

Donnée réseau et télécom

C’est la spécialité la plus dense de Rennes, concentrée à Cesson-Sévigné. Orange et Orange Business Services, EXFO Solutions (héritier d’Astellia) et l’institut b-com travaillent la donnée de trafic, la qualité de service et l’expérience abonné. Le data analyst y modélise la charge des réseaux, analyse les indicateurs de performance et outille les décisions d’exploitation, sur des volumes de télémétrie que peu de bassins concentrent à ce point. Un terrain d’indicateurs réseau et de séries de mesures.

Donnée de diffusion vidéo et streaming

Rennes abrite un tissu rare autour de la diffusion vidéo. Broadpeak, sur ses technologies de streaming, et Enensys, sur les équipements de diffusion télévisée, produisent une donnée d’usage, d’audience et de qualité de lecture. Le data analyst y mesure la qualité perçue par le spectateur, analyse la télémétrie de lecture et éclaire les choix de diffusion. Une spécialité de niche, au croisement du réseau et du média, adossée au pôle télécom de Cesson-Sévigné.

Donnée de sécurité et de signal

L’écosystème cyber et électronique de communication nourrit une demande d’analyse spécifique. Orange Cyberdefense (Cesson-Sévigné) travaille les journaux, la télémétrie et la détection ; Thales, à Saint-Jacques-de-la-Lande, la donnée de test, de mesure et de signal. Le data analyst y raisonne sur des flux de sécurité et de réseau. On insistera sur un point : l’angle porte sur le type de donnée — signal, cyber, réseau —, jamais sur un statut réglementaire de l’employeur ou de ses clients.

Reporting réglementaire et risque

La banque et l’assurance régionales emploient la donnée pour le pilotage prudentiel. La Banque Populaire Grand Ouest, dont le siège est à Saint-Grégoire, le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine, BPCE Solutions Informatiques à Saint-Jacques-de-la-Lande et le centre de services de Groupama à Mordelles font travailler le reporting réglementaire, le risque de crédit, le scoring et la sinistralité. Le data analyst y prépare les agrégats destinés au régulateur et aux directions métier, sur des données de risque et de relation client.

Donnée industrielle et qualité

L’industrie de la couronne rennaise nourrit une demande d’analyse de production. À Chartres-de-Bretagne, l’usine automobile de La Janais (Stellantis) travaille le reporting de production, la qualité, les défauts et la logistique de flux ; à Servon-sur-Vilaine, la boulangerie industrielle Bridor la prévision de la demande et la qualité. Le data analyst y suit les cadences, les non-conformités et les stocks, sur des données de fabrication et de chaîne d’approvisionnement, à distance du centre-ville.

Donnée de santé et essais cliniques

Rennes possède un pôle de biostatistique clinique peu commun. L’organisation de recherche clinique Biotrial, qui abrite une entité dédiée à la science des données, travaille la donnée d’essais, la biostatistique et le data management clinique, quand le CHU de Rennes (Pontchaillou) et le centre hospitalier Guillaume-Régnier font vivre des entrepôts de données de santé. Le data analyst y opère sous hébergement de données de santé et RGPD renforcé, où la conformité et la traçabilité priment sur la seule technique.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Rennes

Le pôle le plus caractéristique de Rennes est télécom et réseau, et il se concentre à Cesson-Sévigné, à environ cinq kilomètres à l’est du centre.

Orange y tient, avec Orange Business Services (rue du Chêne Germain), une activité de services numériques d’entreprise, de supervision et de reporting d’infrastructure, quand son site rennais du boulevard Albert 1er — un site de direction et d’exploitation, et non le siège national du groupe, qui est en Île-de-France — travaille la donnée de réseau, de trafic, de qualité de service et de facturation.

Autour gravite un tissu rare de spécialistes de la donnée réseau et vidéo : EXFO Solutions, qui a repris l’activité de l’ancien Astellia, fait de l’analyse de performance des réseaux mobiles — indicateurs de qualité de service, expérience abonné — son produit même ; Broadpeak travaille la donnée d’usage et de qualité du streaming vidéo, l’audience et la télémétrie de lecture ;

Enensys, la supervision des flux de diffusion télévisée ; et l’institut de recherche technologique b-com, sur les champs Blancs, la donnée des réseaux de nouvelle génération et de l’image. L’éditeur de logiciels collaboratifs Klaxoon, également à Cesson-Sévigné et désormais rattaché au groupe Wrike, y ajoute l’analyse d’usage, d’engagement et d’abonnement — la donnée produit d’un logiciel en ligne. Pour un data analyst, ce pôle parle un langage précis : trafic, qualité de service, audience, télémétrie.

Le deuxième pôle, adossé au premier, relève de la cybersécurité et de l’électronique de communication.

Orange Cyberdefense, à Cesson-Sévigné, travaille l’analyse de données de sécurité et de réseau — journaux, télémétrie, détection —, tandis qu’à Saint-Jacques-de-la-Lande, au sud-ouest, Thales exploite des sites d’électronique et de systèmes de communication (donnée de test, de mesure, de fiabilité et de signal) et Thales Services Numériques mène des projets de données et de systèmes d’information.

Cet ensemble s’inscrit dans un écosystème que structurent la Direction générale de l’armement – Maîtrise de l’information, à Bruz, et le Pôle d’Excellence Cyber, association née en 2014 sous l’égide du ministère des Armées et de la Région Bretagne, qui organise chaque année à Rennes la manifestation professionnelle European Cyber Week.

On y raisonne en type de donnée — signal, réseau, cyber —, sans qu’aucun caractère réglementaire ne soit attaché à l’une ou l’autre de ces sociétés.

Le troisième pôle est celui qui donne au bassin son identité data : la statistique publique et la recherche. À Rennes, place du Colombier, la direction régionale de l’INSEE produit la statistique publique bretonne, et à Bruz, sur le campus de Ker Lann, l’ENSAI forme une part des statisticiens et data scientists du service public — un vivier que peu de métropoles ont à leur porte.

Sur le campus de Beaulieu, l’Inria, centre de l’université de Rennes, et l’IRISA, unité mixte de recherche en informatique, en traitement de la donnée et en intelligence artificielle, ancrent une recherche de premier rang sur la donnée. Ce socle académique irrigue directement les employeurs cités plus haut.

Viennent ensuite les grands secteurs employeurs classiques.

La banque et l’assurance, d’abord : la Banque Populaire Grand Ouest, dont le siège est à Saint-Grégoire (au nord de l’agglomération), le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine, BPCE Solutions Informatiques à Saint-Jacques-de-la-Lande et le centre de services de Groupama à Mordelles emploient la donnée pour le reporting réglementaire, le risque de crédit, le scoring, la sinistralité et le pilotage commercial.

L’industrie, ensuite : à Chartres-de-Bretagne, à une huitaine de kilomètres au sud-ouest, l’usine automobile de La Janais (Stellantis, l’ancien site PSA) produit une donnée de production, de qualité et de logistique — jamais dans Rennes intra-muros, contrairement à une confusion fréquente.

L’agroalimentaire complète le tableau avec Bridor, à Servon-sur-Vilaine (à dix-sept kilomètres à l’est), sur le reporting de production et la prévision de la demande, et le groupe de restauration Le Duff, dont le siège rennais pilote la donnée de ventes de plusieurs enseignes.

Restent la santé et la couche de service numérique. Le centre hospitalier universitaire de Rennes, à Pontchaillou, fait vivre un entrepôt de données cliniques et une analyse de l’activité hospitalière sous cadre RGPD et hébergement de données de santé, aux côtés du centre hospitalier Guillaume-Régnier ;

l’organisation de recherche clinique Biotrial, installée à Atalante Villejean et dotée d’une entité dédiée à la science des données, en fait un pôle de biostatistique et de gestion de données d’essais cliniques peu commun : le data analyst y manipule des jeux pseudonymisés, des cohortes et des tableaux de suivi d’études, au plus près de la donnée patient et de son cadre d’usage.

La couche numérique, enfin, irrigue tous les autres secteurs : Capgemini, premier employeur numérique privé du bassin, à Cesson-Sévigné, Sopra Steria à Chartres-de-Bretagne, CGI à Cesson-Sévigné, Eviden et le cabinet Niji — dont le siège est à Rennes — figurent parmi les donneurs d’ordre du marché, comme un fait de marché énoncé sans jugement.

S’y ajoutent des acteurs plus spécialisés : Kereval, à Thorigné-Fouillard, sur le test et la qualité des flux de données, et le groupe de services Samsic, dont le siège est à Cesson-Sévigné et qui produit un reporting opérationnel multi-sites — un lien à la donnée plus indirect, mais un grand employeur du bassin.

À côté de ces entreprises, la donnée publique et l’écosystème d’innovation complètent le tableau. Rennes Métropole opère un portail open data, souvent cité parmi les pionniers français, qui met à disposition sous licence ouverte des jeux de données urbains et de mobilité — une matière de restitution territoriale pour le data analyst.

La technopole Rennes Atalante héberge, sur les parcs de Beaulieu, des Champs Blancs et de Villejean, nombre des employeurs cités plus haut, et le réseau qui porte le label French Tech de Rennes et Saint-Malo anime une communauté numérique forte de plusieurs centaines de membres.

C’est cette combinaison — statistique publique, télécom, cyber, recherche et service numérique réunis sur un même bassin — qui donne au marché data rennais sa physionomie si particulière.

Vue d’ensemble, la donnée rennaise se répartit clairement : le télécom, le cyber et le service numérique à Cesson-Sévigné à l’est, la recherche et l’ENSAI sur l’axe Beaulieu–Ker Lann au sud, l’industrie et une partie de la banque à Chartres-de-Bretagne et Saint-Jacques-de-la-Lande au sud-ouest, la santé et la statistique publique dans Rennes même. Un même intitulé de poste, mais des communes et des mondes de données distincts.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

Ce que Rennes attend d’un data analyst porte une marque particulière : la culture de la statistique publique y est native, et elle place la rigueur de la mesure au premier plan. Mais le bassin fait aussi cohabiter des univers de données très différents, qui n’imposent pas les mêmes réflexes.

Dans le télécom et le réseau — Orange, EXFO, b-com —, la compétence-clé est la lecture d’indicateurs de trafic et de qualité de service, la manipulation de gros volumes de télémétrie et la construction de tableaux de bord d’exploitation. Dans la diffusion vidéo, chez Broadpeak ou Enensys, s’y ajoute la mesure de la qualité perçue et de l’audience.

Dans la cybersécurité et l’électronique de communication, l’enjeu est l’analyse de journaux et de flux de sécurité ; on y insistera, la compétence porte sur le type de donnée — signal, réseau, cyber —, jamais sur un quelconque statut réglementaire de l’employeur, qui n’a pas sa place dans un dossier de compétences.

Dans la santé, au CHU de Rennes ou chez Biotrial, c’est le cadre de l’hébergement de données de santé, du RGPD et de la biostatistique clinique qui commande. Dans la banque, à la Banque Populaire Grand Ouest ou au Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine, ce sont le reporting réglementaire et le risque de crédit.

Le socle du métier — requêtage, statistique descriptive, modélisation, restitution et dataviz — se travaille partout, et le bassin rennais a ceci de particulier qu’il le porte à un haut niveau d’exigence, héritage de l’ENSAI et de l’INSEE.

Ce qui se négocie ensuite, c’est la capacité à entrer sans faux pas dans la grammaire d’un secteur : parler qualité de service dans le réseau, biostatistique à l’hôpital, risque en banque, qualité de production dans l’usine.

Un profil qui combine cette rigueur statistique et la maîtrise d’un de ces terrains — la statistique publique pour un diplômé de l’ENSAI, l’informatique de la donnée pour un diplômé de l’université de Rennes ou de l’INSA — se place plus vite. Une dernière distinction, structurante : le data analyst exploite et interprète l’existant pour éclairer une décision ;

construire les tuyaux qui transportent la donnée revient au data engineer, et entraîner les modèles prédictifs au data scientist. Ces deux métiers, très demandés dans une ville de recherche comme Rennes, font l’objet de fiches séparées.

Formations

Se former à Rennes

Rennes doit une part de son identité data à ses écoles, et d’abord à une singularité nationale : l’ENSAI, l’École nationale de la statistique et de l’analyse de l’information, installée sur le campus de Ker Lann, à Bruz, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest.

Composante du Groupe des écoles nationales d’économie et statistique, elle mêle mathématiques appliquées et statistique, informatique et économie, et forme notamment les statisticiens du service public : c’est un vivier de profils data que peu de villes françaises ont à leur porte.

À ses côtés, l’université de Rennes propose des masters de mathématiques — statistique et science des données — et d’informatique, adossés au laboratoire de mathématiques et à la composante d’informatique et d’électronique ; l’ENS Rennes, également à Ker Lann, forme sur son département de mathématiques des enseignants-chercheurs et des cadres de la donnée ;

l’INSA Rennes et le campus rennais de l’IMT Atlantique alimentent le versant ingénierie numérique et data ; et l’Institut Agro Rennes-Angers, avec l’INRAE, ajoute une coloration de statistique agronomique. Une part de ces cursus se suit en alternance, ce qui installe l’étudiant chez un employeur du bassin avant même l’obtention de son diplôme.

La recherche double cet appareil de formation. Sur le campus de Beaulieu, l’Inria, centre de l’université de Rennes, et l’IRISA — unité mixte de recherche associant le CNRS, l’Inria et les universités — travaillent l’informatique, le traitement de la donnée, les réseaux et l’intelligence artificielle, et forment l’un des grands foyers français de recherche sur la donnée.

Autour, l’écosystème numérique s’anime par la technopole Rennes Atalante, qui héberge nombre des employeurs cités, et par le réseau qui porte le label French Tech de Rennes et Saint-Malo, tandis qu’un portail open data métropolitain, souvent cité parmi les pionniers en France, met à disposition des jeux de données ouverts.

Cette densité, concentrée sur l’axe Beaulieu–Ker Lann et à Cesson-Sévigné, explique la profondeur du vivier data auquel puisent les employeurs cités plus haut.

Un trait achève de singulariser Rennes : parce que l’ENSAI forme des statisticiens destinés au service public, le bassin produit un profil rare — celui qui sait échantillonner, redresser et documenter une donnée avant de la restituer —, que les employeurs privés du télécom, de la banque et de la santé captent volontiers.

Décrocher le poste

Trouver un poste de data analyst CDI à Rennes

Chercher un CDI de data analyst à Rennes revient à choisir sa filière : c’est elle qui donne sa couleur au poste. On peut compter cinq portes, plus une. Le télécom, le réseau et la diffusion vidéo, à Cesson-Sévigné, pour qui aime la donnée de trafic et de qualité de service. La cybersécurité et l’électronique de communication, entre Cesson-Sévigné et Saint-Jacques-de-la-Lande, pour la donnée de signal et de sécurité.

La banque et l’assurance régionales, réparties de Saint-Grégoire à Mordelles. L’industrie et l’agroalimentaire de la couronne, à Chartres-de-Bretagne et Servon-sur-Vilaine. La santé et la recherche clinique, dans Rennes même, autour de Pontchaillou et de Biotrial. Une sixième voie, plus discrète, existe encore : les sociétés de services numériques de Cesson-Sévigné et de Rennes, qui donnent accès en mission à l’ensemble de ces filières.

Un point mérite d’être connu : à Rennes, l’adresse compte. Une bonne part des postes se trouve hors du centre, dans la couronne — Cesson-Sévigné, Saint-Jacques-de-la-Lande, Chartres-de-Bretagne, Saint-Grégoire, Bruz —, et une requête limitée au seul mot « Rennes » en laisse échapper beaucoup.

Autre réalité locale : la concurrence est vive, car chaque année les promotions de l’ENSAI, des masters de l’université de Rennes et de l’INSA versent sur le marché un flux nourri de profils. Pour émerger, rien ne vaut un dossier de compétences précis — filières vraiment exercées, données réellement manipulées (trafic réseau, biostatistique, risque bancaire), cadres respectés, outils maîtrisés.

Publié sur BinchamTalent, il rend le Talent immédiatement lisible par les recruteurs de ces employeurs, qui le contactent sans intermédiaire : un premier échange, un entretien technique, puis la signature — et la plateforme ne retient rien sur le salaire conclu.

FAQ

Questions fréquentes à Rennes

Quelles entreprises recrutent des data analysts en CDI dans l’agglomération rennaise ?

Elles se répartissent en plusieurs filières. Le télécom, le réseau et la vidéo, à Cesson-Sévigné : Orange et Orange Business Services, EXFO Solutions, b-com, Broadpeak, Enensys, Klaxoon. La cybersécurité et l’électronique de communication : Orange Cyberdefense, Thales (à Saint-Jacques-de-la-Lande). La banque et l’assurance : Banque Populaire Grand Ouest (Saint-Grégoire), Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine, BPCE Solutions Informatiques, Groupama (Mordelles). L’industrie : l’usine Stellantis de La Janais (Chartres-de-Bretagne), Bridor (Servon-sur-Vilaine). La santé : CHU de Rennes, Biotrial, centre hospitalier Guillaume-Régnier. Sans oublier les sociétés de services numériques (Capgemini, Sopra Steria, CGI, Niji).

Quelle formation rennaise mène au métier de data analyst ?

Rennes a une singularité : l’ENSAI, l’École nationale de la statistique et de l’analyse de l’information, sur le campus de Ker Lann à Bruz, qui forme une part des statisticiens et data scientists du service public — un vivier peu commun. L’université de Rennes complète l’offre avec des masters de statistique et de science des données et d’informatique ; l’ENS Rennes, l’INSA Rennes et le campus rennais de l’IMT Atlantique forment le versant ingénierie, et l’Institut Agro une coloration agronomique. La recherche locale, Inria et IRISA sur le campus de Beaulieu, nourrit ce vivier.

Combien gagne un data analyst en CDI à Rennes ?

Aucun barème propre à Rennes ou à la Bretagne n’est publié ; on se réfère au national. La fiche métier de l’APEC, relevée le 31 juillet 2026, situe quatre rémunérations sur cinq entre 33 000 et 53 000 euros bruts annuels, moyenne autour de 43 000 euros, fixe et variable réunis, la majorité des offres visant des profils de moins de cinq ans. Les tranches par niveau indiquées ici ne sont qu’une lecture de cette bande nationale, non une mesure rennaise. En CDI, tout se compte en euros bruts annuels, jamais en taux journalier.

Qu’est-ce qui rend le marché data rennais différent des autres ?

Un adossement rare à la statistique publique : l’ENSAI, à Bruz, forme une part des statisticiens du service public, et la direction régionale de l’INSEE produit la statistique bretonne à Rennes même. Cette culture de la donnée chiffrée se double d’un pôle télécom, réseau et diffusion vidéo concentré à Cesson-Sévigné — Orange, EXFO, Broadpeak — et d’un écosystème de cybersécurité et d’électronique de communication. Peu de bassins réunissent à ce point la statistique publique, la donnée réseau et la donnée de sécurité, le tout adossé à la recherche de l’Inria et de l’IRISA.

Faut-il travailler dans Rennes intra-muros pour être data analyst dans la métropole ?

Non. Une grande partie des postes se trouve dans la couronne : le télécom, le cyber et le service numérique à Cesson-Sévigné, à l’est ; la banque et l’électronique à Saint-Jacques-de-la-Lande et Saint-Grégoire ; l’industrie à Chartres-de-Bretagne ; l’ENSAI et l’ENS à Bruz ; l’agroalimentaire jusqu’à Servon-sur-Vilaine. La statistique publique, la recherche clinique et le CHU sont, eux, dans Rennes même. Raisonner à l’échelle de toute la métropole, et non du seul centre-ville, élargit nettement le nombre de postes accessibles.

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Sources

  • APEC — fiche métier « Data analyst » (bande nationale des rémunérations, brut annuel ; relevée le 31 juillet 2026).
  • ensai.fr — ENSAI, École nationale de la statistique et de l’analyse de l’information (campus de Ker Lann, Bruz).
  • insee.fr — INSEE, direction régionale Bretagne (Rennes).
  • pole-excellence-cyber.org — Pôle d’Excellence Cyber (Bretagne ; European Cyber Week).
  • irisa.fr — IRISA, unité mixte de recherche en informatique et données (campus de Beaulieu, Rennes).
  • inria.fr — Inria, centre de l’université de Rennes (campus de Beaulieu).
  • b-com.com — institut de recherche technologique b-com (Cesson-Sévigné).
  • univ-rennes.fr — université de Rennes (masters statistique, science des données, informatique).
  • data.rennesmetropole.fr — portail open data de Rennes Métropole.
  • Registre officiel des entreprises (recherche-entreprises.api.gouv.fr) — vérification établissement par établissement des employeurs cités, juillet 2026.