Data Analyst · CDI · Toulouse

Data Analyst CDI à Toulouse

Le marché, les employeurs qui recrutent, les référentiels attendus et les rémunérations à Toulouse — vérifiés, jamais inventés.

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40–48 k€ brut/an
Salaire confirmé (indicatif)
6
Spécialités locales
5
Questions traitées

Le marché

Le marché data analyst CDI à Toulouse

À Toulouse, l’intitulé « data analyst » cache une variété de métiers que la seule mention de la ville ne trahit jamais : ce qui change d’un poste à l’autre, c’est la matière analysée et le secteur qui la produit.

Le bassin toulousain a ceci d’unique qu’il superpose trois familles de données qu’aucune autre métropole française ne réunit au même endroit — l’aéronautique, le spatial et la météorologie — auxquelles s’ajoutent, en appui, la santé de l’Oncopole et la finance de la première couronne.

La première famille est aéronautique. Autour de Blagnac, de Colomiers et du quartier de Saint-Martin-du-Touch, la donnée est celle des essais en vol, de la production, de la qualité et de la maintenance : Airbus, ses aérostructuriers et ses équipementiers en font un flux continu.

La deuxième est spatiale, massée dans le sud-est de l’agglomération, avenue Édouard Belin et avenue Champollion : télémétrie de satellites, observation de la Terre, géo-information, valorisation d’images. La troisième est proprement introuvable ailleurs : Météo-France concentre à la Météopole la prévision numérique nationale, ses modèles Arpège et Arome, et une donnée d’observation et de réanalyse climatique qui fait un métier à part entière.

À ce triangle s’ajoutent la donnée de santé de l’Oncopole, sous cadre strict, le reporting réglementaire des banques et assureurs installés à Balma, et la donnée agronomique d’une coopérative céréalière régionale.

Cette concentration ne tombe pas du ciel : elle s’adosse à un appareil académique dense — l’IRIT, l’un des grands laboratoires d’informatique français, l’institut d’intelligence artificielle ANITI, les écoles d’ingénieurs ISAE-SUPAERO, ENSEEIHT et ENAC — qui alimente sans relâche le vivier de profils data de la ville.

Choisir Toulouse pour ce métier, c’est donc d’abord choisir un univers de données, puisque c’est lui qui impose le cadre réglementaire, le vocabulaire et le format de restitution. La suite déroule ce paysage secteur par secteur : chaque employeur cité a été confirmé au registre officiel, avec sa commune et son domaine d’activité, et la question salariale n’est abordée qu’au regard des chiffres réellement publiés.

Rémunération

Salaires data analyst à Toulouse

ProfilSalaire brut annuel (indicatif)Poste type
Junior (0-3 ans)33–40 k€ brut/anData analyst junior
Confirmé (3-7 ans)40–48 k€ brut/anData analyst confirmé
Senior (7+ ans)48–58 k€ brut/anLead data analyst / Analytics engineer

Sur la rémunération, une précision de méthode s’impose avant tout chiffre : il n’existe pas de grille spécifique au data analyst pour Toulouse ni pour l’Occitanie, ni chez l’APEC, ni dans les observatoires de branche. On raisonne donc sur le seul repère national, à manier avec prudence.

D’après la fiche métier publiée par l’APEC (relevée fin juillet 2026), quatre profils sur cinq perçoivent de 33 000 à 53 000 euros bruts par an, la moyenne se plaçant autour de 43 000 euros une fois le fixe et le variable additionnés, l’essentiel des offres s’adressant à des candidats comptant moins de cinq années d’exercice.

Les tranches détaillées plus loin héritent de cette bande : ce sont des repères nationaux, pas un relevé toulousain. On se gardera d’en déduire que la forte densité industrielle du bassin gonfle les salaires : un travail sur la donnée d’essais, un travail sur l’observation spatiale et un travail en collectivité ne se paient pas de la même façon sous un même intitulé, le poids du variable et les usages sectoriels faisant le reste.

Reste, en toile de fond et sans valeur de chiffre local, l’écart d’environ 15 % que les baromètres relèvent entre l’Île-de-France et les régions. Le tout se lit en brut annuel, la logique du taux journalier n’ayant pas cours en CDI.

Spécialités

Les spécialités les plus demandées à Toulouse

Essais et production aéronautique

De Saint-Martin-du-Touch aux ateliers de la couronne, Airbus, Latécoère au 135 rue de Périole, Daher Aerospace à Cornebarrieu et Liebherr-Aerospace produisent une donnée d’essais, de production et de qualité. Le data analyst y suit les non-conformités, mesure la fiabilité issue des bancs d’essai et outille la décision industrielle. L’angle est sectoriel, sur la donnée d’essais et de fabrication, sans qu’aucun statut réglementaire ne soit attaché à ces sociétés.

Maintenance prédictive et données de flotte

Autour de la plateforme Skywise, présentée comme reposant sur la technologie Palantir et créditée d’environ 11 600 avions connectés fin 2024, se structure une demande d’analyse de données de flotte. Navblue, filiale d’Airbus à Blagnac dont les activités ont rejoint Skywise le 1er avril 2026, travaille la donnée d’opérations en vol. Le data analyst y modélise l’usure, anticipe les interventions et transforme des séries de capteurs en indicateurs d’exploitation.

Spatial et observation de la Terre

Sur l’axe Belin–Champollion, le CNES, Thales Alenia Space France, Airbus Defence and Space et Telespazio France produisent une donnée de télémétrie, de recette satellite et d’imagerie. À Ramonville-Saint-Agne, CLS fait de l’observation environnementale — océanographie, système Argos — un métier où la donnée est le produit. Le data analyst y traite des jeux d’observation de la Terre et de géo-information, sans qu’aucun caractère réglementaire ne soit attribué à ces employeurs.

Météorologie et climat

À la Météopole, Météo-France concentre la prévision numérique nationale : les modèles Arpège et Arome, tournant sur les supercalculateurs Belenos et Taranis, produisent des sorties que le data analyst exploite, aux côtés des observations et des réanalyses climatiques. C’est une spécialité introuvable ailleurs en France, faite de séries temporelles massives et de données de terrain, que prolonge le centre de recherche météorologique co-localisé.

Donnée de santé sous cadre strict

Sur l’Oncopole, au sud de la ville, le CHU de Toulouse (Purpan, Rangueil) fait vivre un entrepôt de données hospitalières, quand Evotec traite la donnée précliniques et de criblage et que l’IUCT-Oncopole porte le projet OncoLab de standardisation de données de santé. Le data analyst y travaille sous hébergement de données de santé et RGPD renforcé, sur des cohortes pseudonymisées où la conformité prime sur la seule technique.

Reporting réglementaire et risque

En première couronne, à Balma, la Banque Populaire Occitane et Groupama d’Oc, ainsi que la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées dans Toulouse, emploient la donnée pour le reporting prudentiel, le risque de crédit, l’actuariat et la sinistralité, sous Solvabilité II et cadres bancaires. Le data analyst y prépare les agrégats destinés au régulateur et à l’actuaire, et doit comprendre la logique de provisionnement et de risque qui les sous-tend.

Employeurs

Les employeurs qui recrutent à Toulouse

Le premier socle est aéronautique, et il structure l’ouest de l’agglomération. Airbus, dont l’entité Airbus Operations occupe le 316 route de Bayonne dans le quartier de Saint-Martin-du-Touch (Toulouse 31300, établissement de plus de 10 000 salariés selon la tranche INSEE), fait de la donnée d’essais en vol, de production et de non-conformités un flux quotidien ;

sa plateforme Skywise, dédiée à la maintenance prédictive de flotte et présentée comme reposant sur la technologie Palantir, revendiquait publiquement de l’ordre de 11 600 avions connectés fin 2024.

Autour de ce donneur d’ordre gravite un tissu d’aérostructuriers et d’équipementiers : Airbus Atlantic à Colomiers (1 boulevard de l’Europe, à une douzaine de kilomètres à l’ouest, 1 000 à 1 999 salariés), Daher Aerospace à Cornebarrieu (avionneur TBM et aérostructures, à quatorze kilomètres au

nord-ouest, 1 000 à 1 999 salariés), Latécoère au 135 rue de Périole (31500, câblage et aérostructures, 250 à 499 salariés) et Liebherr-Aerospace Toulouse, avenue des États-Unis (systèmes d’air, 1 000 à 1 999 salariés), dont les bancs d’essai produisent une donnée de fiabilité. Navblue, filiale d’Airbus installée à Blagnac (à huit kilomètres au nord-ouest), travaille la donnée d’opérations en vol ;

ses activités ont rejoint l’entité Skywise le 1er avril 2026. Pour un data analyst, l’angle reste ici sectoriel — essais, production, qualité, maintenance — sans qu’aucun caractère réglementaire ne soit attaché à ces sociétés.

Le deuxième socle est spatial, et il occupe le sud-est de la ville, autour de l’avenue Édouard Belin et de l’avenue Champollion. Le CNES y tient son Centre Spatial de Toulouse (18 avenue Édouard Belin, 31400, 1 000 à 1 999 salariés) : opérations de satellites, traitement d’observation de la Terre, archives.

Thales Alenia Space France construit des satellites au 26 avenue Jean-François Champollion (31100, 2 000 à 4 999 salariés), où la donnée est celle des tests et de la recette. À la même adresse, Telespazio France (250 à 499 salariés) valorise la donnée satellitaire et exploite le segment sol. Airbus Defence and Space, dans la zone industrielle du Palays (rue des Cosmonautes, 2 000 à 4 999 salariés), travaille l’imagerie et la géo-information.

Enfin CLS — Collecte Localisation Satellites, filiale née du CNES, à Ramonville-Saint-Agne (11 rue Hermès, à neuf kilomètres au sud-est, 250 à 499 salariés) — fait de la surveillance environnementale par satellite, de l’océanographie et du système Argos un métier où la donnée d’observation est le produit lui-même.

La donnée d’essais trouve un prolongement chez Safran Data Systems à Labège (Innopole, à une douzaine de kilomètres au sud-est), spécialiste de la télémétrie et de l’instrumentation d’essais en vol, et chez Actia Automotive, à Montaudran et Colomiers, sur la donnée de diagnostic et de télématique embarquée, où l’électronique de bord produit ses propres flux de mesure.

Le troisième socle n’a pas d’équivalent en France : Météo-France concentre à la Météopole, 42 avenue Gaspard Coriolis (31100, 500 à 999 salariés), la prévision numérique nationale. Ses modèles Arpège, à couverture globale, et Arome, à maille régionale, tournent sur les supercalculateurs Belenos et Taranis (Bull Sequana, mis en service en 2021, d’une puissance de calcul annoncée de l’ordre de 21 pétaflops) ;

le data analyst y travaille l’analyse de sorties de modèles, l’observation et la réanalyse climatique. Aucune autre métropole française n’abrite le centre national de prévision, et le centre de recherche météorologique CNRM lui est co-localisé, prolongeant l’écosystème public de la donnée atmosphérique.

Aux côtés du triangle, la santé forme un pôle à part, concentré sur l’Oncopole, au sud (quartier de Langlade, 31100). Le CHU de Toulouse, réparti entre Purpan (31300) et Rangueil (31400), fait vivre un entrepôt de données hospitalières au service de la recherche clinique, sous cadre RGPD et hébergement de données de santé.

Sur le site de l’Oncopole, Evotec (195 route d’Espagne, 500 à 999 salariés), qui a repris l’ancien centre de recherche Sanofi en 2018, traite la donnée de criblage et les données précliniques, tandis que Pierre Fabre y exploite un site de recherche en immuno-oncologie — son cœur industriel demeurant, lui, dans le Tarn.

L’IUCT-Oncopole, qui fédère le CHU et l’Institut Claudius Regaud, porte le projet public OncoLab de standardisation de données de santé.

Le reporting réglementaire, lui, se traite en première couronne, à Balma, à l’est : la Banque Populaire Occitane (33 avenue Georges Pompidou) et Groupama d’Oc (14 rue de Vidailhan) y ont leurs sièges — risque de crédit, actuariat, sinistralité, souscription —, quand la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées tient une adresse rue du Languedoc (31000).

La coopérative Arterris, avenue Marcel Dassault (31500) et dans les silos du Lauragais, complète le tableau avec la donnée agronomique, la prévision de collecte, la qualité des grains et le suivi du marché des céréales, sur le terrain de l’agriculture de précision.

À côté de ces employeurs privés, la donnée publique tient sa place dans le paysage toulousain. fr, qui met à disposition sous licence ouverte des jeux de données urbains, de mobilité et d’environnement ; le data analyst y trouve une matière de restitution cartographique et de tableaux de bord territoriaux, éloignée de la donnée transactionnelle des autres pôles.

La filière se fédère par ailleurs autour de réseaux qui font partie du décor local : Aerospace Valley, pôle de compétitivité aérospatial commun à Toulouse et à Bordeaux, structure la demande aéronautique et spatiale, tandis que La French Tech Toulouse anime la communauté numérique. Cette organisation collective, adossée aux laboratoires publics de la donnée, entretient un flux d’échanges continu entre employeurs, chercheurs et jeunes diplômés.

Reste la couche numérique, qui irrigue tous les autres.

Les grandes sociétés de services — Sopra Steria Group à Colomiers (1 avenue André-Marie Ampère), Capgemini Technology Services, dont l’adresse toulousaine porte l’enseigne « Division Aérospatiale et Défense » (105 avenue du Général Eisenhower), CGI France à Basso Cambo, Thales Services Numériques à Labège — figurent parmi les donneurs d’ordre du marché, sur des projets data adossés aux secteurs aéronautique, spatial et public ;

c’est un fait de marché, sans jugement de valeur. L’éditeur Berger-Levrault, à Labège (64 rue Jean Rostand, 500 à 999 salariés), porte pour sa part la donnée métier du secteur public, de la santé et de l’éducation. Vue d’ensemble, la géographie de la donnée toulousaine se lit par quartiers : l’aéronautique à l’ouest et au nord-ouest, de Saint-Martin-du-Touch à Blagnac et Cornebarrieu ;

le spatial au sud-est, sur l’axe Belin–Champollion jusqu’à Ramonville ; la météo à la Météopole ; la santé à l’Oncopole ; la finance à Balma ; et le service numérique à Labège et Basso Cambo. Un même intitulé, mais des adresses et des mondes de données distincts — ce que la seule ligne « Toulouse » d’une annonce ne dit jamais.

Compétences

Compétences et référentiels attendus

Ce qui distingue un data analyst à Toulouse tient moins à un empilement d’outils qu’à la nature de la donnée qu’il touche : chaque pôle impose sa grammaire, et l’on ne traite pas de la même manière une donnée d’essais, une donnée d’observation spatiale, une sortie de modèle météorologique et une donnée de santé.

Dans l’aéronautique et le spatial, chez Airbus, Latécoère, le CNES ou Thales Alenia Space France, la donnée est celle des essais, de la production, de la télémétrie et de l’observation ; l’enjeu est d’en tirer des indicateurs de qualité, de fiabilité et de non-conformité, et de raisonner sur des séries de capteurs et des jeux d’imagerie.

On insistera sur un point : la compétence attendue porte sur le type de donnée manipulée, jamais sur un quelconque statut réglementaire de l’employeur, qui n’a pas à figurer dans un dossier de compétences. Dans la météorologie, à Météo-France, la donnée prend la forme de sorties de modèles — Arpège, Arome — et de longues séries d’observation : l’analyse rejoint la prévision et la réanalyse, sur des volumes considérables.

Dans la santé, sur l’Oncopole, c’est le cadre de l’hébergement de données de santé et du RGPD renforcé qui commande : pseudonymisation, gestion des consentements, traçabilité des accès. Dans la banque et l’assurance de Balma, ce sont Solvabilité II, le reporting prudentiel et le risque de crédit qui structurent la donnée.

Et dans la donnée publique de Toulouse Métropole, c’est la grammaire des formats ouverts, des licences de réutilisation et de la restitution cartographique qui prévaut, avec l’exigence de documentation propre à l’open data.

Concrètement, le socle du métier — modélisation, requêtage, statistique descriptive, restitution et dataviz — se travaille partout et ne suffit à départager personne.

Ce qui se négocie ici, c’est la capacité à identifier d’emblée sous quel cadre on entre, car il fixe ce qu’on a le droit de faire de la donnée avant même de l’analyser : conformité HDS dans la santé, traçabilité prudentielle dans la finance, rigueur documentaire de l’open data dans la sphère publique.

Un profil qui combine ce socle et la maîtrise d’un de ces univers — la donnée d’essais pour un diplômé de l’ISAE-SUPAERO ou de l’ENSEEIHT, l’économétrie pour un diplômé de la Toulouse School of Economics — se place plus vite, parce qu’il parle d’emblée la langue de son secteur.

La ligne de partage avec les métiers cousins, enfin, ne bouge pas : on interprète ici des données déjà collectées pour éclairer un choix, là où l’ingénierie de la donnée en construit l’acheminement et l’architecture en organise le stockage — deux versants traités sur leurs propres pages.

Formations

Se former à Toulouse

Toulouse possède un appareil de formation directement branché sur ses industries de la donnée, et sa singularité tient à ses écoles d’ingénieurs aéronautiques et spatiales autant qu’à ses universités.

Côté université, l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, sur le campus de Rangueil, forme au traitement statistique et à la science des données à travers son master de mathématiques et applications, tandis que l’INSA Toulouse, voisin à Rangueil, porte un département Génie mathématique et modélisation qui alimente le vivier analytique.

Le pôle Toulouse INP – ENSEEIHT, aux côtés de l’ISAE-SUPAERO et de l’ENAC, ajoute une coloration recherche opérationnelle et mathématiques appliquées à l’ingénierie : on y trouve un master de recherche opérationnelle et un parcours de mathématiques appliquées à l’ingénierie et à l’industrie, taillés pour l’optimisation et la donnée aéronautique et spatiale, quand l’ENAC oriente une partie de ses enseignements vers la donnée du transport aérien.

Pour l’économétrie et la statistique appliquée aux sciences sociales, l’Université Toulouse Capitole et la Toulouse School of Economics dispensent un master d’économétrie et de statistiques dont le parcours « data science » débouche directement sur les métiers de l’analyse. Enfin, singularité locale, l’École Nationale de la Météorologie, adossée à Météo-France sur la Météopole, forme les ingénieurs de la donnée atmosphérique.

Plusieurs de ces cursus existent en alternance, plaçant l’étudiant en entreprise sur le territoire bien avant l’obtention de son diplôme.

La recherche double cet appareil et nourrit le vivier. L’IRIT — unité mixte de recherche 5505 du CNRS, qui réunit quelque 600 membres — travaille le big data, l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle ; l’institut ANITI, dédié à l’intelligence artificielle dite hybride, fédère plus de 300 chercheurs et une vingtaine de chaires ;

et le LAAS-CNRS complète cet écosystème public. Cette densité académique, concentrée sur l’axe Rangueil–Montaudran, explique la profondeur du vivier data auquel puisent les employeurs cités plus haut.

Décrocher le poste

Trouver un poste de data analyst CDI à Toulouse

Pour viser un CDI de data analyst à Toulouse, mieux vaut partir du secteur : c’est lui, on l’a vu, qui dessine le poste. Cinq entrées principales se dégagent, plus une sixième. L’aéronautique, à l’ouest et au nord-ouest, de Saint-Martin-du-Touch à Blagnac, Colomiers et Cornebarrieu, pour la donnée d’essais, de production et de flotte.

Le spatial, au sud-est, sur l’axe Belin–Champollion et jusqu’à Ramonville-Saint-Agne, pour la télémétrie et l’observation de la Terre. La météorologie, à la Météopole, porte étroite mais unique. La santé, sur l’Oncopole, pour qui accepte le cadre de l’hébergement de données de santé. La finance et l’assurance, en première couronne à Balma.

La sixième entrée, qu’on oublie souvent, passe par les sociétés de services numériques de Labège et de Basso Cambo, qui ouvrent des missions au sein de ces mêmes filières.

Un point d’orientation à connaître : une large part des postes n’est pas dans Toulouse intra-muros mais en périphérie — Blagnac, Colomiers, Cornebarrieu, Ramonville-Saint-Agne, Labège, Balma —, que la seule recherche « à Toulouse » fait manquer.

Le vivier étudiant joue dans les deux sens, atout et concurrence à la fois : chaque promotion sortie de l’ISAE-SUPAERO, de l’ENSEEIHT, de l’ENAC ou de la Toulouse School of Economics remet sur le marché une vague de profils dont il faut se démarquer.

D’où le poids d’un dossier de compétences précis, qui dit les secteurs vraiment pratiqués, la donnée réellement manipulée — essais, télémétrie, observation, sorties de modèles —, les cadres respectés et les outils tenus. Publié sur BinchamTalent, ce dossier se lit d’un coup d’œil et met le Talent en relation directe avec les recruteurs concernés — premier échange, entretien technique, signature —, la plateforme ne prélevant rien sur le salaire négocié.

FAQ

Questions fréquentes à Toulouse

Quelles entreprises recrutent des data analysts en CDI dans l’agglomération toulousaine ?

Elles se répartissent en trois familles principales, plus deux en appui. L’aéronautique, à l’ouest : Airbus à Saint-Martin-du-Touch, Airbus Atlantic à Colomiers, Daher à Cornebarrieu, Latécoère, Liebherr-Aerospace, Navblue à Blagnac. Le spatial, au sud-est : CNES, Thales Alenia Space France, Airbus Defence and Space, Telespazio France, CLS à Ramonville-Saint-Agne, Safran Data Systems à Labège. La météorologie : Météo-France, à la Météopole. En appui, la santé de l’Oncopole (CHU de Toulouse, Evotec, IUCT-Oncopole) et la finance de Balma (Banque Populaire Occitane, Groupama d’Oc, Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées).

Quelle formation toulousaine mène au métier de data analyst ?

Plusieurs voies coexistent. À l’université, l’Université Toulouse III – Paul Sabatier (campus de Rangueil) forme à la statistique et à la science des données, et l’INSA Toulouse porte un département Génie mathématique et modélisation. Le pôle Toulouse INP – ENSEEIHT, avec l’ISAE-SUPAERO et l’ENAC, ajoute la recherche opérationnelle et l’optimisation. Pour l’économétrie, l’Université Toulouse Capitole et la Toulouse School of Economics dispensent un master d’économétrie et de statistiques. Enfin l’École Nationale de la Météorologie, adossée à Météo-France, forme à la donnée atmosphérique.

Combien gagne un data analyst en CDI à Toulouse ?

Il n’existe pas de grille toulousaine ni occitane pour ce métier : le seul repère est national. La fiche APEC relevée fin juillet 2026 place quatre rémunérations sur cinq entre 33 000 et 53 000 euros bruts par an, moyenne voisine de 43 000 euros une fois le fixe et le variable réunis, l’essentiel des postes s’adressant à des profils de moins de cinq ans. Les tranches affichées ici en dérivent : des repères nationaux, pas un relevé local. Le calcul se fait en brut annuel.

Pourquoi dit-on que Toulouse superpose trois mondes de données ?

Parce qu’aucune autre métropole française ne réunit au même endroit l’aéronautique, le spatial et la météorologie nationale. La donnée d’essais et de production aéronautique se travaille à l’ouest, autour d’Airbus et de ses équipementiers ; la donnée de télémétrie et d’observation de la Terre se traite au sud-est, autour du CNES, de Thales Alenia Space France et de CLS ; et la prévision numérique nationale, avec les modèles Arpège et Arome, est concentrée à la Météopole de Météo-France. Pour un data analyst, ce triangle offre des terrains de données — capteurs, imagerie, séries temporelles — que l’on ne trouve pas ailleurs réunis.

Faut-il travailler dans Toulouse intra-muros pour être data analyst dans la métropole ?

Non — c’est même une spécificité du bassin. Beaucoup de postes sont en périphérie : l’aéronautique à Blagnac, Colomiers et Cornebarrieu, le spatial jusqu’à Ramonville-Saint-Agne, l’instrumentation et le logiciel à Labège, la banque à Balma. Seuls les grands sites spatiaux et la Météopole se trouvent dans Toulouse même, au sud et au sud-est. Chercher à l’échelle de toute la métropole plutôt que du centre ouvre bien plus de portes ; s’en tenir au mot « Toulouse » en referme beaucoup.

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Sources

  • APEC — fiche métier « Data analyst » (bande de rémunération nationale, brut annuel ; relevé de fin juillet 2026).
  • meteofrance.com — Météo-France : modèles Arpège et Arome, supercalculateurs Belenos et Taranis (mis en service en 2021).
  • aerospace-valley.com — pôle de compétitivité aérospatial (Occitanie / Nouvelle-Aquitaine).
  • aniti.univ-toulouse.fr — ANITI, institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle de Toulouse.
  • irit.fr — IRIT, unité mixte de recherche 5505 du CNRS (informatique, big data, IA).
  • data.toulouse-metropole.fr — portail open data de Toulouse Métropole.
  • iuct-oncopole.fr — IUCT-Oncopole (CHU de Toulouse et Institut Claudius Regaud) ; projet OncoLab.
  • chu-toulouse.fr — CHU de Toulouse (sites de Purpan et Rangueil).
  • univ-tlse3.fr — Université Toulouse III – Paul Sabatier (campus de Rangueil).
  • ut-capitole.fr — Université Toulouse Capitole et Toulouse School of Economics (master économétrie et statistiques).
  • lafrenchtechtoulouse.com — La French Tech Toulouse.
  • Registre officiel des entreprises (recherche-entreprises.api.gouv.fr) — vérification établissement par établissement des employeurs cités, juillet 2026.